| Mot | Définition théologique | Définition du catéchisme (CEC) | Verset biblique | Étymologie | Grec/hébreu | Ressources |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nature | Principe constitutif d'un être qui détermine ce qu'il est et les capacités qui lui sont propres. En théologie chrétienne, le terme permet notamment de distinguer la nature divine et la nature humaine et de penser leur relation dans le mystère du Christ. | CEC 464 — le Christ possède pleinement les deux natures, divine et humaine, dans l'unité de sa Personne divine. | Jean 1:14 — « Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. » | Du latin natura, « naissance », « nature », dérivé de nasci, « naître ». Le terme désigne ce qui appartient constitutivement à un être. | Grec : physis (φύσις), « nature », « constitution », dérivé de phyô, « croître », « naître ». Hébreu : min (מִין), « espèce », « sorte », notion qui peut évoquer les catégories du créé. | |
| Nature divine | Nature propre à Dieu, unique, éternelle, infinie et parfaite. Dans la foi trinitaire, le Père, le Fils et le Saint-Esprit possèdent l'unique nature divine. | CEC 253-255 — le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un seul Dieu et partagent l'unique nature ou substance divine. | 2 Pierre 1:4 — « Vous deveniez ainsi participants de la nature divine. » | « Nature » vient du latin natura. « Divine » vient du latin divinus, « relatif à Dieu », dérivé de deus, « Dieu ». | Grec : theia physis (θεία φύσις), « nature divine » ; theios (θεῖος), « divin », et physis (φύσις), « nature ». | |
| Nature humaine | Réalité commune à tous les êtres humains, créée par Dieu, corporelle et spirituelle, marquée par le péché mais restaurable par la grâce. Le Christ a assumé pleinement la nature humaine sans péché. | CEC 470 — le Fils de Dieu a assumé une nature humaine véritable, avec toutes les propriétés qui lui sont propres, sans cesser d'être Dieu. | Genèse 1:27 — « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; homme et femme il les créa. » | Du latin natura humana, « nature humaine », de natura, « nature », et humanus, « humain ». | Grec : anthrôpos (ἄνθρωπος), « être humain », et physis (φύσις), « nature ». Hébreu : ’adam (אָדָם), « homme », « être humain », « humanité ». | |
| Néant | Absence de tout être créé. En théologie de la création, le néant désigne ce qui n'est pas Dieu et n'existe pas par soi-même ; toute créature reçoit son être de Dieu et demeure dépendante de lui. | CEC 296 — Dieu crée « de rien » ; aucune matière préexistante n'est nécessaire à son acte créateur. | 2 Maccabées 7:28 — « Sache que Dieu les a faits de rien, et que la race humaine est née de la même manière. » | Du latin ne ens, « non-être », c'est-à-dire littéralement « ce qui n'est pas ». Le mot désigne l'absence d'être. | Grec : ouk on (οὐκ ὄν), « ce qui n'est pas », et meden (μηδέν), « rien ». Hébreu : la Bible exprime l'absence ou le néant notamment par des formulations négatives plutôt que par un terme philosophique unique. | Voir l'étude |
| Nestorianisme | Doctrine christologique historiquement associée à Nestorius et critiquée par le concile d'Éphèse en 431, notamment lorsqu'elle conduit à séparer excessivement l'humanité et la divinité du Christ et à refuser à Marie le titre de Mère de Dieu. | CEC 466 — l'Église confesse l'union des deux natures, divine et humaine, dans l'unique Personne du Fils ; cette unité exclut une séparation du Christ en deux personnes. | Jean 1:14 — « Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. » | Du nom de Nestorius, auquel est historiquement associé le courant doctrinal désigné sous le nom de « nestorianisme », avec le suffixe -isme. | Grec théologique : hypostasis (ὑπόστασις), « personne », « réalité subsistante », et physis (φύσις), « nature ». Le débat portait notamment sur l'unité de la personne du Christ. | Voir l'étude |
| Nihilisme | Position philosophique ou existentielle selon laquelle aucune vérité, aucune valeur objective ou aucun sens ultime ne possède de fondement réel. La théologie chrétienne lui oppose l'affirmation d'un Dieu créateur, source de l'être, de la vérité et du bien. | CEC 1704 — l'être humain porte en lui la vocation à la vérité, au bien et à la béatitude, et sa dignité repose sur sa création à l'image de Dieu. | Jean 14:6 — « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » | Du latin nihil, « rien », avec le suffixe -isme, désignant une doctrine ou une attitude intellectuelle. | Latin : nihil, « rien ». Grec : ouden (οὐδέν), « rien », et aletheia (ἀλήθεια), « vérité ». | |
| Nom de Dieu | Expression de la révélation de Dieu dans son identité et sa relation avec son peuple. Dans la Bible, le nom de Dieu manifeste sa présence et appelle au respect, à la louange et à la confiance. | CEC 203 — Dieu révèle son nom à son peuple et se fait connaître comme le Dieu vivant qui entre en relation avec l'humanité. | Exode 3:14 — « Je suis qui je suis. » | « Nom » vient du latin nomen, « nom », tandis que « Dieu » vient du latin Deus. Dans la Bible, le nom exprime souvent l'identité et la mission d'une personne. | Hébreu : shem (שֵׁם), « nom », et YHWH (יהוה), nom propre révélé à Moïse. Grec : onoma (ὄνομα), « nom », et Kyrios (κύριος), « Seigneur ». | Voir l'étude |
| Nativité | Naissance de Jésus-Christ à Bethléem, événement central de l'Incarnation par lequel le Fils éternel de Dieu entre dans l'histoire humaine et se manifeste dans l'humilité. | CEC 525 — Jésus naît dans la pauvreté d'une étable et est d'abord manifesté aux pauvres bergers ; cette naissance révèle déjà l'humilité du Fils de Dieu. | Luc 2:11 — « Aujourd'hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. » | Du latin nativitas, « naissance », dérivé de nasci, « naître ». | Grec : genesis (γένεσις), « naissance », « origine », et tikto (τίκτω), « enfanter », « mettre au monde ». Hébreu : yalad (יָלַד), « enfanter », « donner naissance ». | Voir l'étude sur l'incarnation |
| Noël | Fête liturgique célébrant la naissance du Christ et le mystère de son Incarnation. Elle manifeste que le Fils de Dieu est venu dans le monde pour le salut de l'humanité. | CEC 525 — la liturgie de la Nativité célèbre la naissance humble du Sauveur et le mystère de l'Incarnation. | Luc 2:14 — « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu'il aime. » | Du latin natalis, « relatif à la naissance », notamment dies natalis, « jour de naissance », passé dans l'ancien français Naël. | Grec : genesis (γένεσις), « naissance », « origine ». Hébreu : yalad (יָלַד), « enfanter », « donner naissance ». | Voir l'étude |
| Nouvelle Alliance | Alliance définitive et universelle établie par Dieu dans le Christ et scellée dans son sang. Elle accomplit et dépasse l'ancienne alliance conclue avec Israël et rend possible la communion nouvelle de l'humanité avec Dieu. | CEC 613-614 — le sacrifice du Christ accomplit l'Alliance nouvelle et définitive ; son sang est le sang de la Nouvelle Alliance pour le pardon des péchés. | Luc 22:20 — « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang répandu pour vous. » | « Nouvelle » vient du latin novus, « nouveau ». « Alliance » vient du latin alligare, « lier à », « unir ». | Grec : kainê diathêkê (καινὴ διαθήκη), « nouvelle alliance ». Hébreu : berît ḥădāšāh (בְּרִית חֲדָשָׁה), « alliance nouvelle ». | Voir l'étude sur l'alliance |
| Noviciat | Temps de formation et d'épreuve par lequel une personne se prépare à entrer dans une forme de vie religieuse et à discerner son appel avant la profession des conseils évangéliques. | CEC 925 — la vie religieuse est une forme de vie consacrée par la profession des conseils évangéliques ; la formation prépare à cet engagement. | Luc 9:62 — « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. » | Du latin novitius, « nouveau venu », « débutant », dérivé de novus, « nouveau ». Le noviciat est le temps réservé à l'apprentissage de la vie religieuse. | Grec : neos (νέος), « nouveau », et akoloutheô (ἀκολουθέω), « suivre », vocabulaire pouvant exprimer l'idée du commencement d'une vie de disciple. |