Formation théologique

Évangile selon Jean — Commentaire théologique

Chapitre 12

L'onction à Béthanie · L'entrée à Jérusalem · Les Grecs qui veulent voir Jésus · Le grain de blé · L'incrédulité annoncée par Isaïe

Jn 12,1-50 — L'heure est venue

Le chapitre 12 clôt le livre des signes et prépare le livre de la gloire qui s'ouvrira au chapitre 13. Six jours avant la Pâque, Jésus reçoit à Béthanie l'onction de Marie, geste qu'il interprète lui-même comme une anticipation de son ensevelissement. Le lendemain, il entre à Jérusalem acclamé par la foule. La demande de quelques Grecs de le voir déclenche l'annonce que son heure est venue : le grain de blé va tomber en terre. Le chapitre se referme sur un bilan de l'incrédulité qui a accueilli les signes de Jésus, lu à la lumière des oracles d'Isaïe, et sur un dernier résumé de son enseignement.

Ce chapitre marque un tournant : jusqu'ici les signes accomplis par Jésus s'adressaient à un public encore ouvert à la discussion ; à partir d'ici, l'évangéliste tire les conclusions de ce ministère public et prépare le lecteur à l'entrée dans le récit de la Passion.

I Texte — Jean 12,1-50 (TOB)

L'onction à Béthanie (v. 1-8)

« Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où se trouvait Lazare qu'il avait relevé d'entre les morts. On y offrit un dîner en son honneur : Marthe servait tandis que Lazare se trouvait parmi les convives. Marie prit alors une livre d'un parfum de nard pur de grand prix ; elle oignit les pieds de Jésus, les essuya avec ses cheveux et la maison fut remplie de ce parfum. Alors Judas Iscariote, l'un de ses disciples, celui-là même qui allait le livrer, dit : "Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ?" Il parla ainsi, non qu'il eût souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, chargé de la bourse, il dérobait ce qu'on y déposait. Jésus dit alors : "Laisse-la ! Elle observe cet usage en vue de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en avez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'avez pas pour toujours." » (Jn 12,1-8)

Le complot contre Lazare (v. 9-11)

« Cependant une grande foule de Juifs avaient appris que Jésus était là, et ils arrivèrent non seulement à cause de Jésus lui-même, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait relevé d'entre les morts. Les grands prêtres dès lors décidèrent de faire mourir aussi Lazare, puisque c'était à cause de lui qu'un grand nombre de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus. » (Jn 12,9-11)

L'entrée à Jérusalem (v. 12-19)

« Le lendemain, la grande foule venue à la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem ; ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : "Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient, le roi d'Israël." Trouvant un ânon, Jésus s'assit dessus selon qu'il est écrit : Ne crains pas, fille de Sion : voici ton roi qui vient, il est monté sur le petit d'une ânesse. Au premier moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui arrivait, mais lorsque Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent que cela avait été écrit à son sujet, et que c'était cela même qu'on avait fait pour lui. Cependant la foule de ceux qui étaient avec lui lorsqu'il avait appelé Lazare hors du tombeau et qu'il l'avait relevé d'entre les morts, lui rendait témoignage. C'était bien, en effet, parce qu'elle avait appris qu'il avait opéré ce signe qu'elle se portait à sa rencontre. Les Pharisiens se dirent alors les uns aux autres : "Vous le voyez, vous n'arriverez à rien : voilà que le monde se met à sa suite !" » (Jn 12,12-19)

Les Grecs qui veulent voir Jésus (v. 20-26)

« Il y avait quelques Grecs qui étaient montés pour adorer à l'occasion de la fête. Ils s'adressèrent à Philippe qui était de Bethsaïda de Galilée et ils lui firent cette demande : "Seigneur, nous voudrions voir Jésus." Philippe alla le dire à André, et ensemble ils le dirent à Jésus. Jésus leur répondit en ces termes : "Elle est venue, l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s'y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il se mette à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera." » (Jn 12,20-26)

Le grain de blé et l'âme troublée (v. 27-33)

« "Maintenant mon âme est troublée, et que dirai-je ? Père, sauve-moi de cette heure ? Mais c'est précisément pour cette heure que je suis venu. Père, glorifie ton nom." Alors, une voix vint du ciel : "Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore." La foule qui se trouvait là et qui avait entendu disait que c'était le tonnerre ; d'autres disaient qu'un ange lui avait parlé. Jésus reprit la parole : "Ce n'est pas pour moi que cette voix a retenti, mais bien pour vous. C'est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. Pour moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes." Par ces paroles il indiquait de quelle mort il allait mourir. » (Jn 12,27-33)

La lumière qui va disparaître (v. 34-36)

« La foule lui répondit : "Nous avons appris par la Loi que le Christ doit rester à jamais. Comment peux-tu dire qu'il faut que le Fils de l'homme soit élevé ? Qui est-il, ce Fils de l'homme ?" Jésus leur répondit : "La lumière est encore parmi vous pour un peu de temps. Marchez pendant que vous avez la lumière, pour que les ténèbres ne s'emparent pas de vous : car celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la lumière croyez en la lumière, pour devenir des fils de lumière." Après leur avoir ainsi parlé, Jésus se retira et se cacha d'eux. » (Jn 12,34-36)

L'incrédulité annoncée par Isaïe (v. 37-43)

« Quoiqu'il eût opéré devant eux tant de signes, ils ne croyaient pas en lui, de sorte que s'accomplît la parole que le prophète Esaïe avait dite : Seigneur, qui a cru ce qu'on nous avait entendu dire ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Le même Esaïe a indiqué la raison pour laquelle ils ne pouvaient croire : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur coeur, pour qu'ils ne voient pas de leurs yeux, que leur coeur ne comprenne pas, qu'ils ne se convertissent pas, et je les aurais guéris ! Cela, Esaïe le dit parce qu'il a vu sa gloire et qu'il a parlé de lui. Cependant, parmi les dirigeants eux-mêmes, beaucoup avaient cru en lui ; mais, à cause des Pharisiens, ils n'osaient le confesser, de crainte d'être exclus de la synagogue : c'est qu'ils préféraient la gloire qui vient des hommes à la gloire qui vient de Dieu. » (Jn 12,37-43)

Le discours de synthèse (v. 44-50)

« Cependant, Jésus proclama : "Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé, et celui qui me voit, voit aussi celui qui m'a envoyé. Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n'est pas moi qui le juge : car je ne suis pas venu juger le monde, je suis venu sauver le monde. Qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a son juge : la parole que j'ai dite le jugera au dernier jour. Je n'ai pas parlé de moi-même, mais le Père qui m'a envoyé m'a prescrit ce que j'ai à dire et à déclarer. Et je sais que son commandement est vie éternelle : ce que je dis, je le dis comme le Père me l'a dit." » (Jn 12,44-50)

Texte biblique : Traduction œcuménique de la Bible (TOB).

II L'onction à Béthanie (v. 1-8)

Les quatre évangiles rapportent un récit d'onction de Jésus par une femme, mais avec des variations qui posent la question de leur rapport exact : Marc et Matthieu situent la scène chez Simon le lépreux, sans nommer la femme, qui verse le parfum sur la tête de Jésus ; Luc rapporte, dans un tout autre contexte narratif, en Galilée, une pécheresse qui oint les pieds de Jésus en pleurant ; Jean seul nomme Marie de Béthanie et situe la scène six jours avant la Pâque. Les commentateurs restent divisés sur le nombre d'épisodes distincts que ces récits représentent : certains y voient un seul événement rapporté avec des variantes de mémoire ou de rédaction, d'autres deux épisodes distincts (l'onction galiléenne de Luc et l'onction de Béthanie commune aux trois autres évangiles), sans qu'un consensus se dégage sur ce point.

Le prix mentionné par Judas — trois cents deniers — correspond au salaire annuel d'un ouvrier journalier, ce qui donne la mesure du geste de Marie. Jésus interprète ce geste comme un acte accompli « en vue de mon ensevelissement », lecture qui déplace l'onction de son sens social ordinaire — accueil, hospitalité, honneur rendu à un hôte — vers une signification qui n'apparaîtra pleinement qu'après la mort de Jésus.

III Le complot contre Lazare (v. 9-11)

La décision de faire mourir Lazare, rapportée en deux versets seulement, souligne l'absurdité de la logique qui anime les grands prêtres : mettre à mort un homme dont la seule existence, en tant que preuve vivante d'un signe accompli, attire des croyants vers Jésus. Le texte ne revient pas sur l'exécution de ce projet dans la suite du récit.

IV L'entrée à Jérusalem (v. 12-19)

L'acclamation de la foule combine une citation du Psaume 118,25-26, chanté lors des pèlerinages de fête, avec l'affirmation d'une royauté explicite (« le roi d'Israël ») que le psaume seul ne contenait pas. Le geste de Jésus, qui choisit de monter sur un ânon plutôt que sur un cheval, accomplit l'oracle de Zacharie 9,9 : il inscrit son entrée dans le registre d'une royauté pacifique, à l'opposé de l'entrée triomphale d'un conquérant militaire.

L'évangéliste note que les disciples eux-mêmes ne comprennent la portée de cet accomplissement scripturaire qu'après la résurrection : ce décalage entre l'événement et sa compréhension complète est une caractéristique récurrente du récit johannique. La remarque des Pharisiens — « voilà que le monde se met à sa suite » — referme la scène sur une ironie involontaire : leur constat d'échec annonce, sans qu'ils le sachent, l'élargissement de la foi aux nations qui va suivre immédiatement.

V Les Grecs qui veulent voir Jésus : l'heure est venue (v. 20-26)

La démarche de ces Grecs, non-Juifs montés à Jérusalem pour la fête, constitue le premier signe concret dans le récit d'un intérêt venu des nations pour Jésus. C'est précisément cette demande qui déclenche l'annonce que « l'heure », plusieurs fois différée depuis le début de l'évangile (2,4 ; 7,30 ; 8,20), est enfin venue : l'arrivée des Grecs marque le moment où le rassemblement universel annoncé au chapitre 10 (« un seul troupeau ») commence à se réaliser, et ce commencement coïncide avec l'annonce de la mort de Jésus.

L'image du grain de blé qui doit mourir pour porter du fruit énonce, en une phrase, la loi paradoxale de la fécondité par le don de soi : elle s'applique d'abord à Jésus lui-même, puis, par extension immédiate, à quiconque veut le suivre.

VI Le grain de blé et l'âme troublée (v. 27-33)

Ce passage constitue l'équivalent johannique de l'agonie de Gethsémani rapportée par les trois évangiles synoptiques, que Jean ne relate pas comme scène distincte dans le récit de la Passion. Le trouble de Jésus (« maintenant mon âme est troublée ») et la question qu'il envisage puis écarte (« Père, sauve-moi de cette heure ? ») reprennent, sous une forme plus brève, la tension exprimée par la prière de Gethsémani, avant de se résoudre dans l'acceptation : « c'est précisément pour cette heure que je suis venu ».

La voix venue du ciel est la seule intervention de ce type rapportée dans le quatrième évangile ; les évangiles synoptiques en rapportent d'autres au baptême et à la transfiguration de Jésus, absentes du récit johannique. Jésus précise lui-même que cette voix n'est pas venue pour lui mais pour la foule qui l'entoure, cohérent avec la fonction pédagogique que l'évangile attribue régulièrement aux paroles prononcées à voix haute par Jésus.

L'annonce de l'élévation du Fils de l'homme (v. 32) reprend le double sens déjà rencontré en 3,14 et 8,28 : élévation physique sur la croix et exaltation glorieuse ne font qu'un dans le vocabulaire johannique. L'évangéliste précise explicitement que cette parole désigne le mode de la mort de Jésus, écartant toute ambiguïté sur ce point.

VII La lumière qui va disparaître (v. 34-36)

L'objection de la foule — « nous avons appris par la Loi que le Christ doit rester à jamais » — ne renvoie à aucun verset précis de l'Ancien Testament mais résume plusieurs passages associant le règne du Messie à une durée éternelle (2 S 7,13 ; Ps 89,37 ; Is 9,6 ; Ez 37,25 ; Dn 7,14). Cette attente d'une permanence messianique entre en tension avec l'annonce d'un Fils de l'homme qui doit être « élevé », c'est-à-dire mourir.

Jésus ne répond pas directement à la question posée sur l'identité du Fils de l'homme, mais renvoie une dernière fois à l'urgence de la décision à prendre pendant que la lumière est encore présente. Le verset qui clôt cette section — « Jésus se retira et se cacha d'eux » — marque la fin de son enseignement public : à partir d'ici, il ne s'adressera plus qu'à ses disciples.

VIII L'incrédulité annoncée par Isaïe (v. 37-43)

L'évangéliste referme le récit du ministère public de Jésus par un bilan explicite : malgré la multiplication des signes, l'incrédulité domine. Il l'explique par une double citation d'Isaïe : le constat du prophète sur le rejet de son message (Is 53,1) et l'annonce d'un endurcissement volontaire de la part de Dieu (Is 6,10).

Question débattue — l'endurcissement voulu par Dieu

La citation d'Isaïe 6,10 pose une difficulté théologique classique : comment concilier l'affirmation d'un endurcissement du cœur attribué à Dieu lui-même avec la responsabilité personnelle de ceux qui refusent de croire, par ailleurs affirmée tout au long de l'évangile ? Cette question rejoint celle posée par le récit de l'endurcissement du cœur de Pharaon dans l'Exode (Ex 4,21 ; 7,3 ; 9,12), où l'action divine et la résistance humaine s'entrelacent sans que le texte biblique tranche entre les deux. La tradition chrétienne a proposé plusieurs lectures : certains commentateurs comprennent cet endurcissement comme une conséquence du refus déjà commis par l'homme, dont Dieu se contente de ratifier l'issue ; d'autres y voient une composante du dessein providentiel de Dieu qui reste, dans son détail, hors de portée d'une explication complètement satisfaisante. Ni le texte johannique ni le texte d'Isaïe qu'il cite ne résolvent explicitement cette tension, que la théologie systématique a continué de débattre au fil des siècles, notamment dans les controverses entre Augustin et Pélage, puis entre traditions augustinienne et moliniste sur la grâce.

La mention finale de dirigeants qui croient en Jésus sans oser le confesser publiquement, par crainte d'exclusion de la synagogue, reprend un motif déjà rencontré au chapitre 9 et prépare des figures comme celle de Joseph d'Arimathée, qui n'apparaîtra explicitement que dans le récit de la sépulture (19,38).

IX Le discours de synthèse (v. 44-50)

Les derniers versets du chapitre reprennent, presque mot pour mot, plusieurs affirmations déjà formulées ailleurs dans l'évangile : l'envoi par le Père, l'identité entre voir Jésus et voir celui qui l'envoie, la lumière venue dans le monde, le jugement par la parole plutôt que par une sentence extérieure. Cette reprise dense de thèmes déjà énoncés a conduit plusieurs commentateurs à considérer ce passage non comme un nouveau discours prononcé à un moment précis du récit — Jésus vient pourtant de se retirer et de se cacher au v. 36 — mais comme un résumé rédactionnel, composé par l'évangéliste pour clore le livre des signes en rassemblant les fils de son enseignement public avant d'ouvrir le livre de la gloire.

X Synthèse théologique

Un geste d'ensevelissement anticipé

L'onction de Béthanie, reçue par Jésus comme préparation à sa mort, ouvre le chapitre sur le motif de la Passion qui va commander toute la suite du récit.

L'heure venue par la demande des nations

C'est la demande de Grecs cherchant à voir Jésus qui déclenche l'annonce de l'heure de sa glorification : la venue des nations et la mort de Jésus sont ainsi liées dès leur première mention conjointe dans l'évangile.

Un bilan d'incrédulité qui n'est pas le dernier mot

Le chapitre s'achève sur un constat de rejet, éclairé par les Écritures prophétiques, mais ce constat n'est pas total : des dirigeants croient sans le confesser, et le discours final rappelle que la parole de Jésus reste offerte au jugement de chacun, non comme condamnation immédiate mais comme parole qui jugera au dernier jour.

XI Questions pour l'approfondissement

1. Jésus reçoit le geste de Marie comme une préparation à sa mort, alors que Judas y voit un gaspillage. Qu'est-ce que ce contraste enseigne sur la manière de recevoir un geste de générosité ou de beauté, sans en réduire d'emblée la valeur à son utilité immédiate ?

2. Jésus choisit un ânon plutôt qu'un cheval pour son entrée à Jérusalem. En quoi ce choix éclaire-t-il la nature de la royauté qu'il vient exercer, par contraste avec les figures de pouvoir habituelles ?

3. La demande des Grecs de « voir Jésus » déclenche l'annonce de son heure. Comment cette demande simple, venue de l'extérieur du cercle des disciples, peut-elle éclairer la manière dont un désir sincère de rencontrer le Christ trouve toujours une réponse ?

4. « Si le grain de blé ne meurt pas, il reste seul. » Comment cette image peut-elle éclairer des situations, dans une vie chrétienne, où un renoncement ou une perte apparente ouvre en réalité à une fécondité plus grande ?

5. Certains dirigeants croient en Jésus sans oser le confesser, par crainte du jugement social. Qu'est-ce que cette situation peut enseigner sur les formes contemporaines de foi silencieuse, retenue par la peur du regard d'autrui ?

XII Pour aller plus loin

Raymond E. Brown, The Gospel According to John I-XII, Anchor Bible 29, Doubleday, 1966, p. 449-498 — commentaire de référence, notamment sur le rapport entre les récits d'onction et sur la structure du discours final.

Xavier Léon-Dufour, Lecture de l'évangile selon Jean, tome II, Seuil, 1990, p. 561-620.

Jean Zumstein, L'évangile selon saint Jean (1-12), Commentaire du Nouveau Testament, Labor et Fides, 2014, p. 481-540.

Francis J. Moloney, The Gospel of John, Sacra Pagina 4, Liturgical Press, 1998, p. 346-372.

Augustin d'Hippone, De praedestinatione sanctorum — pour la discussion patristique de l'endurcissement et de la grâce.