Formation théologique

Évangile selon Jean — Commentaire théologique

Chapitre 20

Le tombeau vide · L'apparition à Marie de Magdala · Le don de l'Esprit · Thomas · « Mon Seigneur et mon Dieu »

Jn 20,1-31 — Il vit et il crut

Le chapitre 20 rapporte la découverte du tombeau vide, puis trois apparitions du Ressuscité : à Marie de Magdala, aux disciples réunis le soir de Pâques, puis à ces mêmes disciples huit jours plus tard, en présence de Thomas. Le chapitre s'achève sur l'énoncé explicite du but de l'évangile, qui referme le livre des signes tel qu'il a été conçu par l'évangéliste avant l'ajout de l'épilogue du chapitre 21.

Ce chapitre déploie une progression continue dans les degrés de la foi pascale : la foi née de signes indirects (les bandelettes), la reconnaissance personnelle par le nom prononcé, la foi confessante de la communauté rassemblée, puis la confession la plus haute de tout l'évangile, prononcée par celui-là même qui avait exigé une preuve tangible.

I Texte — Jean 20,1-31 (TOB)

Le tombeau vide (v. 1-10)

« Le premier jour de la semaine, à l'aube, alors qu'il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court, rejoint Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : "On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l'a mis." Alors Pierre sortit, ainsi que l'autre disciple, et ils allèrent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se penche et voit les bandelettes qui étaient posées là. Toutefois il n'entra pas. Arrive, à son tour, Simon-Pierre qui le suivait ; il entre dans le tombeau et considère les bandelettes posées là et le linge qui avait recouvert la tête ; celui-ci n'avait pas été déposé avec les bandelettes, mais il était roulé à part, dans un autre endroit. C'est alors que l'autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau ; il vit et il crut. En effet, ils n'avaient pas encore compris l'Ecriture selon laquelle Jésus devait se relever d'entre les morts. Après quoi, les disciples s'en retournèrent chez eux. » (Jn 20,1-10)

L'apparition à Marie de Magdala (v. 11-18)

« Marie était restée dehors, près du tombeau, et elle pleurait. Tout en pleurant elle se penche vers le tombeau et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à l'endroit même où le corps de Jésus avait été déposé, l'un à la tête et l'autre aux pieds. "Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ?" Elle leur répondit : "On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l'a mis." Tout en parlant, elle se retourne et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c'était lui. Jésus lui dit : "Femme, pourquoi pleures-tu ? qui cherches-tu ?" Mais elle, croyant qu'elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit : "Seigneur, si c'est toi qui l'as enlevé, dis-moi où tu l'as mis, et j'irai le prendre." Jésus lui dit : "Marie." Elle se retourna et lui dit en hébreu : "Rabbouni" — ce qui signifie maître. Jésus lui dit : "Ne me retiens pas ! car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu." Marie de Magdala vint donc annoncer aux disciples : "J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit." » (Jn 20,11-18)

L'apparition aux disciples : le don de l'Esprit (v. 19-23)

« Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et il leur dit : "La paix soit avec vous." Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : "La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie." Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." » (Jn 20,19-23)

Thomas et la confession de foi (v. 24-29)

« Cependant Thomas, l'un des Douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : "Nous avons vu le Seigneur !" Mais il leur répondit : "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n'enfonce pas mon doigt à la place des clous et si je n'enfonce pas ma main dans son côté, je ne croirai pas !" Or huit jours plus tard, les disciples étaient à nouveau réunis dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint, toutes portes verrouillées, il se tint au milieu d'eux et leur dit : "La paix soit avec vous." Ensuite il dit à Thomas : "Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et enfonce-la dans mon côté, cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi." Thomas lui répondit : "Mon Seigneur et mon Dieu." Jésus lui dit : "Parce que tu m'as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru." » (Jn 20,24-29)

La conclusion du livre (v. 30-31)

« Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d'autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre. Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jn 20,30-31)

Texte biblique : Traduction œcuménique de la Bible (TOB).

II Le tombeau vide (v. 1-10)

Verset 1 — « Le premier jour de la semaine, à l'aube, alors qu'il faisait encore sombre. »

L'expression grecque mia tôn sabbatôn (littéralement « le premier des jours après le sabbat ») situe l'événement au dimanche, jour qui deviendra le jour du culte chrétien en mémoire de la résurrection. La précision « il faisait encore sombre » (skotias eti ousès) reprend le vocabulaire des ténèbres déjà chargé de sens depuis le prologue (1,5) : Marie se déplace encore dans l'obscurité, au sens propre comme au sens de sa propre incompréhension, avant la pleine lumière de la reconnaissance.

Versets 3-8 — « L'autre disciple courut plus vite que Pierre... il vit et il crut. »

Le détail des linges funéraires est décrit avec une précision inhabituelle : les othonia (bandelettes) d'un côté, le soudarion (linge de tête) « roulé à part » de l'autre. Cette disposition ordonnée exclut l'hypothèse d'un enlèvement précipité du corps, que suppose pourtant l'explication immédiate de Marie (v. 2) : un vol aurait laissé les linges en désordre, ou le corps aurait été emporté avec eux. C'est cette observation, et non une apparition, qui conduit le disciple bien-aimé à croire : « il vit et il crut » (eiden kai episteusen). L'évangéliste précise aussitôt que cette foi devance encore la compréhension de « l'Écriture » (au singulier, sans référence précise : peut-être Ps 16,10, ou Os 6,2, sans certitude), ce qui distingue une foi née de l'observation des signes d'une foi pleinement éclairée par les Écritures, laquelle ne viendra que plus tard.

    Correspondances :
  • Ps 16,10 : « Tu ne peux m'abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption. »
  • Os 6,2 : « Il nous fera revivre après deux jours ; le troisième jour, il nous relèvera. »
  • Jn 2,22 : même structure — les disciples se souviennent et croient « à l'Écriture » après la résurrection.

III L'apparition à Marie de Magdala (v. 11-18)

Versets 14-16 — « Elle ne savait pas que c'était lui... Jésus lui dit : "Marie." »

La méconnaissance initiale de Marie, motif que l'on retrouve dans d'autres récits d'apparition (cf. Lc 24,16, les disciples d'Emmaüs), cède devant l'appel de son propre nom : la reconnaissance ne procède pas d'abord de la vue mais de l'écoute d'une parole personnellement adressée, en écho direct à la parole du bon berger qui « appelle ses brebis chacune par son nom » (10,3). Le terme araméen Rabbouni, forme renforcée et plus révérencielle de Rabbi, exprime une intimité et une déférence particulières.

Verset 17 — « Ne me retiens pas ! car je ne suis pas encore monté vers mon Père. »

Le grec mè mou haptou emploie un impératif présent précédé de la négation , construction qui exprime normalement l'interruption d'une action déjà en cours plutôt qu'une interdiction portant sur un futur : le sens est donc plus proche de « cesse de me retenir » que d'un intemporel « ne me touche pas », lequel entrerait en tension avec l'invitation faite à Thomas de le toucher quelques versets plus loin (v. 27). La raison donnée — « je ne suis pas encore monté vers mon Père » — indique que l'état du Ressuscité, entre résurrection et ascension, ne se prête pas encore à une relation de possession immédiate ; il appelle plutôt une mission : porter l'annonce aux « frères », terme que Jésus emploie ici pour la première fois à propos de ses disciples, réalisant l'oracle du Psaume 22,23.

    Correspondances :
  • Ps 22,23 : « J'annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai en pleine assemblée. »
  • He 2,11-12 : citation explicite de ce psaume appliquée au Christ, qui « n'a pas honte d'appeler les hommes ses frères ».
  • Rm 8,29 : le Christ « premier-né entre une multitude de frères ».

IV L'apparition aux disciples : le don de l'Esprit (v. 19-23)

Verset 22 — « Il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint." »

Le verbe enephysèsen (« il souffla », de emphysaô) est le même verbe employé par la Septante en Genèse 2,7 pour décrire Dieu insufflant l'haleine de vie dans l'homme façonné de poussière : le geste du Ressuscité reproduit délibérément celui du Créateur, faisant de ce don de l'Esprit une nouvelle création. Cette même racine se retrouve en Ézéchiel 37,9, où le souffle divin redonne vie aux ossements desséchés.

    Correspondances :
  • Gn 2,7 (LXX) : Dieu « insuffla dans ses narines un souffle de vie ».
  • Ez 37,9-10 : le souffle qui fait revivre les ossements dans la vallée.
  • Sg 15,11 : Dieu qui « a insufflé une âme agissante ».

Question débattue — la « Pentecôte johannique »

Ce don de l'Esprit, situé par Jean le soir même de Pâques, contraste avec le récit des Actes des Apôtres, qui situe la venue de l'Esprit à la Pentecôte, cinquante jours plus tard (Ac 2,1-4). Plusieurs explications ont été proposées par les commentateurs, sans qu'un consensus s'impose : certains y voient deux traditions distinctes, difficilement conciliables sur le plan strictement chronologique, reflétant des théologies propres à chaque auteur ; d'autres proposent de distinguer un don initial et fondateur, réservé aux disciples immédiats le jour de Pâques, et une effusion plus large et publique à la Pentecôte, orientée vers la mission ; d'autres encore soulignent que la théologie johannique du temps, où la résurrection, l'ascension et le don de l'Esprit sont volontiers présentés comme un seul mouvement de glorification plutôt que comme une succession chronologique étalée, rend la question d'une conciliation strictement historique moins pertinente que ne le voudrait une lecture purement narrative.

Verset 23 — « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. »

Ce verset constitue, dans la théologie catholique, l'un des fondements scripturaires du sacrement de la réconciliation, en lien avec le pouvoir des clés déjà confié à Pierre (Mt 16,19) puis à l'ensemble des disciples (Mt 18,18). Le don de l'Esprit précède immédiatement cette attribution d'autorité, indiquant que ce pouvoir n'est pas une délégation purement humaine mais l'exercice d'une charge reçue avec l'Esprit lui-même envoyé par le Christ.

V Thomas et la confession de foi (v. 24-29)

Verset 27 — « Cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi. »

Le grec mè ginou apistos alla pistos emploie de nouveau un impératif présent négatif : littéralement, « cesse de devenir incrédule », ce qui suggère que l'incrédulité de Thomas est décrite comme un état en train de s'installer plutôt que comme un trait déjà figé, et que l'invitation de Jésus vise précisément à interrompre ce mouvement avant qu'il ne se fixe.

Verset 28 — « Mon Seigneur et mon Dieu. »

Cette confession (ho kyrios mou kai ho theos mou) constitue l'affirmation christologique la plus élevée de tout l'évangile, adressée directement à Jésus comme à Dieu lui-même. Elle referme, par un effet d'inclusion voulu par l'évangéliste, l'ensemble du livre ouvert par l'affirmation du prologue : « le Verbe était Dieu » (1,1) et « Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique... nous l'a dévoilé » (1,18). Ce que le prologue affirmait de façon programmatique sur le Verbe est désormais confessé, en acte, par un disciple devant le Ressuscité en personne.

Verset 29 — « Bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru. »

Cette béatitude finale s'adresse au-delà du cercle des témoins oculaires, vers tous les lecteurs futurs de l'évangile, dont la foi, fondée sur un témoignage reçu plutôt que sur une vision directe, n'est pas pour autant présentée comme inférieure.

    Correspondances :
  • 1 P 1,8 : « Sans l'avoir vu, vous l'aimez ; sans le voir encore, vous croyez en lui. »
  • Jn 1,1.18 : les deux affirmations bouclées par la confession de Thomas.
  • He 11,1 : « La foi est la ferme assurance des choses qu'on espère, la démonstration de celles qu'on ne voit pas. »

VI La conclusion du livre (v. 30-31)

Question débattue — une variante textuelle décisive

Le verbe traduit ici par « vous croyiez » (v. 31) est transmis, dans la tradition manuscrite grecque, sous deux formes distinctes : le subjonctif aoriste pisteusète (« pour que vous en veniez à croire », suggérant un but missionnaire adressé à des non-croyants) et le subjonctif présent pisteuète (« pour que vous continuiez de croire », suggérant un but de confirmation adressé à des croyants déjà établis dans la foi). Les deux leçons sont attestées par des manuscrits anciens et de qualité, et les éditions critiques modernes restent partagées : certaines retiennent l'aoriste, d'autres le présent. Cette variante n'est pas purement philologique : elle engage la question de savoir si le quatrième évangile a été conçu d'abord comme un outil missionnaire destiné à susciter la foi chez des lecteurs extérieurs, ou comme un approfondissement destiné à des communautés déjà chrétiennes. La plupart des commentateurs contemporains, dont Brown, considèrent que cette question ne doit pas être tranchée de façon exclusive : l'évangile, quelle que soit la leçon retenue, s'adresse aussi bien à la naissance qu'à l'affermissement de la foi.

La formule finale — « le Christ, le Fils de Dieu » — associe les deux grands titres christologiques déployés tout au long de l'évangile, messianique et filial, tandis que la finalité ultime énoncée, « avoir la vie en son nom », renoue avec l'affirmation du prologue selon laquelle « en lui était la vie » (1,4), bouclant ainsi le livre entier sur le motif qui l'avait ouvert.

VII Synthèse théologique

Une foi qui progresse par degrés

Le chapitre déploie une gradation continue de la foi pascale : la foi née d'un indice matériel et encore silencieux (les linges), la reconnaissance personnelle par le nom prononcé, la joie de la communauté rassemblée devant le Ressuscité, et enfin la confession la plus explicite de toutes, prononcée par celui qui avait exigé une preuve tangible.

Un souffle qui recrée

Le geste de Jésus soufflant sur ses disciples reprend délibérément celui du Créateur animant l'homme de poussière : le don de l'Esprit pascal est présenté comme l'acte d'une création nouvelle, qui fonde également l'autorité de remettre les péchés confiée à la communauté des disciples.

Une confession qui referme le livre sur son ouverture

La confession de Thomas, « mon Seigneur et mon Dieu », répond terme à terme à l'affirmation du prologue sur la divinité du Verbe : le livre entier se referme ainsi sur la reconnaissance, par la foi d'un disciple, de ce qu'il annonçait dès sa première page.

VIII Questions pour l'approfondissement

1. Le disciple bien-aimé croit à la vue des linges funéraires soigneusement disposés, avant toute apparition du Ressuscité. Comment cette foi née d'un indice discret peut-elle éclairer les manières parfois modestes par lesquelles la foi peut naître ou se raffermir aujourd'hui ?

2. Marie ne reconnaît Jésus qu'à l'appel de son propre nom. Qu'est-ce que cette médiation de la parole personnellement adressée enseigne sur la manière dont la foi se noue, au-delà de la seule observation ?

3. Jésus confie à ses disciples le pouvoir de remettre les péchés immédiatement après leur avoir donné son Esprit. Comment ce lien entre le don de l'Esprit et l'exercice de la miséricorde peut-il éclairer une juste manière de vivre le pardon reçu et donné dans une communauté chrétienne ?

4. Thomas exige une preuve tangible avant de croire, et cette demande n'est pas rejetée par Jésus mais accueillie. Qu'est-ce que cette patience envers le doute exprimé ouvertement enseigne sur la manière d'accompagner une foi encore hésitante, la sienne ou celle d'un proche ?

5. La béatitude finale s'adresse à ceux qui croient sans avoir vu. En quoi cette parole peut-elle affermir la foi de qui n'a connu le Christ que par un témoignage reçu, sans expérience sensible directe ?

IX Pour aller plus loin

Raymond E. Brown, The Gospel According to John XIII-XXI, Anchor Bible 29A, Doubleday, 1970, p. 980-1049 — commentaire de référence, notamment sur la variante textuelle du v. 31 et sur le rapport entre l'Esprit pascal johannique et la Pentecôte des Actes.

Xavier Léon-Dufour, Lecture de l'évangile selon Jean, tome IV, Seuil, 1996, p. 11-100.

Jean Zumstein, L'évangile selon saint Jean (13-21), Commentaire du Nouveau Testament, Labor et Fides, 2007, p. 271-320.

Francis J. Moloney, The Gospel of John, Sacra Pagina 4, Liturgical Press, 1998, p. 517-546.

Bruce M. Metzger, A Textual Commentary on the Greek New Testament, United Bible Societies, 2e éd., 1994, p. 220 — sur la variante pisteusète/pisteuète du v. 31.