Formation théologique

Évangile selon Luc — Commentaire théologique

Chapitre 17

Les scandales et le pardon · La foi comme grain de moutarde · Le serviteur inutile · La guérison des dix lépreux · La gratitude du Samaritain · La venue imprévisible du Royaume

Lc 17,1-37 — Exigences du discipulat et horizon eschatologique

Le chapitre 17 rassemble des enseignements et un récit de guérison qui n'obéissent pas à une progression narrative stricte, mais sont unis par les thèmes du discipulat exigeant (v. 1-10) et de l'horizon eschatologique du Royaume (v. 20-37). La première partie enchaîne quatre enseignements brefs sur le scandale (v. 1-3a), le pardon fraternel (v. 3b-4), la puissance de la foi (v. 5-6) et la juste conception du service (v. 7-10). Au centre du chapitre, la guérison des dix lépreux (v. 11-19) met en scène la reconnaissance paradoxale d'un Samaritain, étranger et double exclu. La seconde grande unité (v. 20-37) répond aux questions des pharisiens sur la venue du Royaume par un enseignement dense sur son caractère à la fois présent et futur, invisible et soudain.

Ce chapitre est notable pour la diversité de ses matériaux : certaines sections ont des parallèles synoptiques (les scandales et le pardon en Mt 18,6-7.21-22 ; la foi et le déracinement de l'arbre en Mt 17,20 ; le discours eschatologique en Mt 24), d'autres sont propres à Luc (le serviteur inutile, la guérison des dix lépreux). Cette diversité témoigne du travail de composition de l'évangéliste, qui rassemble ici des traditions d'origines différentes autour d'une même préoccupation : préparer les disciples à la longue attente du Royaume entre sa venue inaugurale et son avènement définitif.

I Texte — Luc 17,1-37 (TOB)

Les scandales et le pardon (v. 1-4)

« Il dit à ses disciples : "Il est impossible qu'il n'arrive pas de scandales, mais malheur à celui par qui ils arrivent ! Il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache au cou une meule de moulin et qu'on le jette à la mer, plutôt qu'il ne soit un scandale pour l'un de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le ; et s'il se repent, pardonne-lui. Et s'il a péché contre toi sept fois dans une journée, et que sept fois il revienne te dire : Je me repens, tu lui pardonneras." » (Lc 17,1-4)

La foi et le sycomore (v. 5-6)

« Les apôtres dirent au Seigneur : "Augmente notre foi !" Le Seigneur répondit : "Si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi et va te planter dans la mer, et il vous obéirait." » (Lc 17,5-6)

Le serviteur inutile (v. 7-10)

« "Qui d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou garde les troupeaux, lui dira à son retour des champs : Viens vite te mettre à table ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : Prépare-moi de quoi souper, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive ; ensuite tu mangeras et boiras à ton tour. Aura-t-il de la reconnaissance envers ce serviteur parce qu'il a fait ce qui lui était commandé ? De même vous aussi, quand vous avez fait tout ce qui vous était commandé, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire." » (Lc 17,7-10)

La guérison des dix lépreux (v. 11-19)

« Comme Jésus se rendait à Jérusalem, il passait entre la Samarie et la Galilée. Il entrait dans un village quand dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix et dirent : "Jésus, Maître, prends pitié de nous !" À cette vue, il leur dit : "Allez vous montrer aux prêtres." Et, comme ils y allaient, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à pleine voix ; il tomba sur la face aux pieds de Jésus en lui rendant grâce — et c'était un Samaritain. Jésus prit la parole et dit : "Les dix n'ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s'est trouvé que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu !" Puis il lui dit : "Lève-toi et va ; ta foi t'a sauvé." » (Lc 17,11-19)

La venue du Royaume (v. 20-37)

« Les pharisiens lui demandèrent : "Quand vient le Règne de Dieu ?" Il leur répondit : "Le Règne de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira pas : Voilà, il est ici, ou : Il est là. Car voici, le Règne de Dieu est au milieu de vous." Il dit aux disciples : "Des jours viendront où vous désirerez voir l'un des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : Il est là, il est ici. N'y allez pas, ne courez pas. Car comme l'éclair qui jaillit illumine d'un bout à l'autre du ciel, ainsi sera le Fils de l'homme en son jour. Mais il faut qu'il souffre beaucoup d'abord et qu'il soit rejeté par cette génération. Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera pareil aux jours du Fils de l'homme : on mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, et le déluge vint qui les fit tous périr. Ce fut pareil aux jours de Lot : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, il tomba du ciel du feu et du soufre qui les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révèlera. En ce jour-là, que celui qui sera sur la terrasse et aura ses affaires dans la maison ne descende pas les prendre, et que celui qui sera aux champs, lui aussi, ne revienne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Lot. Qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et qui la perdra la conservera. Je vous le dis : en cette nuit-là, il y en aura deux dans le même lit : l'un sera pris et l'autre laissé. Il y en aura deux qui moudront ensemble : l'une sera prise et l'autre laissée." Ils lui dirent : "Où, Seigneur ?" Il leur répondit : "Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les aigles." » (Lc 17,20-37)

II Les scandales et le pardon répété (v. 1-4)

Le scandale et la responsabilité envers les petits

L'avertissement sur le scandale — terme grec skandalon, désignant l'obstacle ou le piège qui fait trébucher — est adressé ici aux disciples eux-mêmes plutôt qu'à des adversaires extérieurs, signalant qu'un disciple peut lui-même devenir pour un autre une cause de chute spirituelle. La formule — « malheur à celui par qui ils arrivent » — ne nie pas la responsabilité personnelle de celui qui trébuche, mais indique que la responsabilité de celui qui a posé le piège est, elle aussi, engagée. L'image de la meule de moulin attachée au cou est une hyperbole destinée à souligner la gravité extrême de ce péché contre les « petits », terme qui désigne chez Luc, comme chez Matthieu (Mt 18,6), les disciples les plus vulnérables dans la foi.

Le pardon sept fois par jour

L'enchaînement entre l'avertissement contre le scandale et l'exigence du pardon fraternel n'est pas fortuit : celui qui a conscience qu'il peut lui-même être cause de scandale apprendra plus facilement à pardonner à son frère. La formule — « sept fois dans une journée » — exprime non un maximum chiffré mais une disponibilité au pardon sans calcul ni limite, en écho à la formule matthéenne « soixante-dix-sept fois » (Mt 18,22). La condition posée — « s'il se repent » — n'est pas une restriction mais le rappel que le pardon véritable suppose une relation bilatérale où la demande du pardonné correspond à l'offre du pardonnant.

III La foi comme grain de moutarde (v. 5-6)

La demande des apôtres — « augmente notre foi » — surgit naturellement après l'exigence du pardon sept fois par jour : une telle disposition dépasse les forces humaines ordinaires et requiert une foi qui n'est pas le seul produit d'un effort de volonté. La réponse de Jésus déplace cependant l'accent de la quantité de foi vers sa qualité : ce n'est pas une foi plus grande qu'il faut chercher, mais une foi authentique, même minime. L'image de la foi comme grain de moutarde capable de déraciner un sycomore — arbre réputé pour ses racines profondes et solides — illustre la puissance propre d'une foi véritable, qui ne réside pas dans son intensité subjective mais dans sa relation à Dieu. La même image, dans une formulation légèrement différente (déplacer une montagne), se trouve en Mt 17,20 et 21,21, confirmant qu'il s'agit d'une parole bien établie dans la tradition de Jésus.

IV Le serviteur inutile : le service sans droit à la reconnaissance (v. 7-10)

Une parabole propre à Luc

Cette courte parabole, propre à Luc, est délicate à recevoir dans un premier temps : l'image du maître qui ne remercie pas son serviteur et le renvoie à table seulement après l'avoir servi semble en contradiction avec la scène des serviteurs vigilants du chapitre 12, où le maître revenu se ceint et les sert lui-même (12,37). La contradiction n'est qu'apparente : les deux paraboles opèrent sur des registres différents. Le chapitre 12 décrit la générosité gratuite du maître divin envers ses serviteurs fidèles. Le chapitre 17 avertit les disciples contre l'attitude qui consisterait à attendre une récompense ou une reconnaissance en proportion des services rendus, comme si l'on pouvait mettre Dieu en situation de dette envers soi.

« Nous avons fait ce que nous devions faire »

La formule conclusive — « nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire » — ne s'applique pas à la manière dont Dieu nous considère mais à la disposition intérieure que le disciple doit cultiver envers lui-même : ne jamais se présenter devant Dieu en créancier, ne jamais calculer ce à quoi on pourrait prétendre en vertu de ses efforts ou de sa fidélité. Cette attitude d'humilité fondamentale n'est pas l'expression d'une anthropologie négative mais la reconnaissance que toute capacité de bien vient de Dieu, qui n'est jamais le débiteur de l'homme.

V Les dix lépreux : la guérison et la reconnaissance (v. 11-19)

La guérison en chemin

La guérison des dix lépreux présente un trait narratif remarquable : les dix sont purifiés non au moment où Jésus leur impose les mains ou prononce une parole sur eux, mais « comme ils y allaient », c'est-à-dire en obéissant à son instruction d'aller se montrer aux prêtres. Cette guérison en chemin, dans l'obéissance à la parole reçue avant même que le résultat soit visible, illustre concrètement ce que la parole sur la foi comme grain de moutarde venait d'énoncer : la foi est d'abord une mise en route sur la parole de Jésus, avant d'être la perception de ses effets.

Le seul qui revient : un Samaritain

La question de Jésus — « les dix n'ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? » — n'exprime pas une déception mesquine mais pointe une disproportion théologiquement signifiante : la guérison physique a été accordée à tous les dix indistinctement, mais la « foi » qui sauve (« ta foi t'a sauvé », v. 19) est reconnue seulement chez celui qui est revenu rendre grâce. Cette distinction entre la purification physique reçue par les dix et le salut accordé au seul qui revient reproduit la logique déjà rencontrée dans la parabole du grand festin : la guérison ou l'invitation ne garantissent pas à elles seules l'entrée dans le Royaume ; c'est la réponse de reconnaissance et de foi qui consomme le don reçu.

L'étranger comme témoin privilégié

Que le seul à revenir soit un Samaritain — un étranger doublement exclu, comme lépreux et comme Samaritain — reprend le motif constant de Luc déjà rencontré au chapitre 7 (le centurion) et dans la parabole du bon Samaritain (ch. 10) : ce sont souvent ceux que la religion établie tient à la marge qui perçoivent avec le plus d'acuité la grâce reçue et y répondent avec le plus d'intensité.

La gratitude comme disposition spirituelle fondamentale

La scène des dix lépreux a nourri une réflexion constante sur la gratitude (eucharistia) comme disposition spirituelle fondamentale du disciple. Ambroise de Milan (Expositio Evangelii secundum Lucam, VIII, 1-16) commente que les neuf ont reçu la guérison du corps mais que le Samaritain a reçu en plus la guérison de l'âme, précisément parce qu'il est revenu. La gratitude n'est pas un sentiment agréable supplémentaire ajouté à la guérison : elle est la forme que prend la foi lorsqu'elle reconnaît que le bien reçu vient de Dieu et non de soi. Le Catéchisme de l'Église catholique (n. 2637-2638) présente l'action de grâce comme une des formes essentielles de la prière chrétienne, enracinée dans l'eucharistie elle-même.

VI La venue du Royaume : présence cachée et avènement subit (v. 20-37)

« Le Règne de Dieu est au milieu de vous »

La réponse de Jésus aux pharisiens sur la venue du Royaume commence par une affirmation dont l'interprétation a fait couler beaucoup d'encre. La formule — « le Règne de Dieu est au milieu de vous » (entos hymōn) — peut se traduire de deux façons : au milieu de vous (dans votre présence collective, dans vos relations, en Jésus lui-même qui se tient parmi eux) ou en vous (dans votre for intérieur). Fitzmyer et Bovon s'accordent pour privilégier la première traduction dans ce contexte : Jésus affirme que le Royaume est déjà présent dans sa personne et son action, là où se trouvent les pharisiens qui l'interrogent, sans qu'ils le perçoivent. La critique de la recherche de signes spectaculaires — « le Règne de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards » — rejoint l'enseignement du signe de Jonas au chapitre 11.

Les jours du Fils de l'homme : soudaineté et imprévisibilité

L'enseignement adressé ensuite aux disciples distingue le temps présent du ministère de Jésus et le temps futur de la venue définitive du Fils de l'homme. Celle-ci sera semblable à l'éclair — simultanément soudaine, universelle et sans annonce préalable. Les références au déluge (Gn 6-7) et à la destruction de Sodome (Gn 19) servent à illustrer non la violence du jugement mais son caractère imprévisible pour ceux qui s'étaient installés dans le cours ordinaire de la vie sans s'y être préparés : la vie normale se poursuivait — manger, boire, se marier, planter — jusqu'au moment du basculement.

« Rappelez-vous la femme de Lot »

L'invitation à se souvenir de la femme de Lot (Gn 19,26), qui s'est retournée sur la ville en feu et a été changée en statue de sel, illustre le danger du regard en arrière lors de l'avènement définitif : s'attarder sur ce qu'on laisse derrière soi plutôt que d'avancer vers ce qui vient. Cette parole fait écho à celle du semeur (8,13-14) et aux trois candidats au discipulat qui regardaient en arrière (9,62). La vigilance eschatologique requiert une disponibilité sans réserve mentale.

« Là où sera le corps, là se rassembleront les aigles »

La parole finale — énigmatique dans sa sobriété — répond à la question « où, Seigneur ? » par une image qui refuse de donner un lieu précis : là où le Fils de l'homme sera manifesté, les événements s'y concentreront comme les aigles se concentrent là où est la proie. Fitzmyer souligne que cette image ne donne aucune indication géographique précise sur le lieu de la venue du Fils de l'homme, mais signifie l'évidence et l'irrésistibilité de cet avènement pour ceux qui auront les yeux ouverts.

VII Synthèse théologique

Le discipulat comme exercice de la gratuité

Les quatre enseignements de la première partie du chapitre convergent vers une même disposition : le disciple est appelé à agir — ne pas scandaliser, pardonner sans compter, croire, servir — sans calcul de retour ni attente de mérite. La foi comme grain de moutarde et la déclaration du serviteur inutile définissent ensemble une spiritualité du discipulat qui repose non sur la mesure de ses propres performances mais sur la confiance en la puissance de Dieu à l'œuvre à travers des instruments qui se savent pauvres.

La gratitude comme forme accomplie de la foi

La guérison des dix lépreux illustre que la foi ne s'épuise pas dans l'obéissance initiale à la parole de Jésus — tous les dix ont obéi et ont été guéris — mais se consomme dans le retour vers lui, dans la reconnaissance qui referme le cercle du don : je reconnais d'où vient le bien reçu et je retourne vers sa source. Cette gratitude, rendue par un étranger, est désignée par Jésus lui-même comme ce qui distingue la guérison physique du salut accompli.

Le Royaume : déjà présent et encore à venir

La double affirmation sur le Royaume — présent dans la personne de Jésus au milieu de ceux qui l'interrogent, et pourtant encore à venir dans un avènement futur soudain et universel — formule l'eschatologie lucanienne dans toute sa tension caractéristique. Le disciple est appelé à vivre dans ce double horizon : prendre au sérieux la présence déjà effective du Royaume dans la vie de Jésus et de l'Église, sans cesser pour autant de veiller dans l'attente d'un accomplissement définitif que ni l'heure ni le lieu ne peuvent être désignés à l'avance.

VIII Questions pour l'approfondissement

1. L'exigence du pardon sept fois par jour suscite la demande des apôtres : « augmente notre foi ! » En quoi cette réaction révèle-t-elle que le pardon fraternel authentique n'est pas d'abord un effort de volonté mais une grâce à recevoir ? Comment cela transforme-t-il la manière de demander à Dieu la capacité de pardonner ?

2. La parabole du serviteur inutile avertit contre l'attente d'une reconnaissance méritée de la part de Dieu. Comment cette disposition — ne jamais se présenter à Dieu en créancier — s'articule-t-elle avec les nombreuses promesses de récompense que Jésus lui-même formule ailleurs dans l'évangile ?

3. Neuf lépreux sur dix ont obéi à la parole de Jésus et ont été guéris, mais un seul est revenu. Que révèle cette disproportion sur la différence entre recevoir un bienfait de Dieu et entrer dans une relation vivante avec lui ? Dans notre propre vie, identifions-nous des dons de Dieu que nous avons reçus sans vraiment revenir vers lui en rendre grâce ?

4. Jésus affirme que le Royaume est déjà « au milieu de vous » — présent dans sa personne — et en même temps que sa venue future sera soudaine comme l'éclair. Comment vivre ce double horizon, en prenant au sérieux la présence actuelle du Royaume sans se dispenser de la vigilance pour son avènement définitif ?

5. L'image de la femme de Lot est convoquée pour avertir contre le regard en arrière lors de l'avènement du Fils de l'homme. Quelles formes de nostalgie ou d'attachement au passé — personnel, ecclésial, culturel — le disciple est-il invité à dépasser pour rester disponible à ce qui vient ?

X Pour aller plus loin

Joseph A. Fitzmyer, The Gospel According to Luke X-XXIV, Anchor Bible 28A, Doubleday, 1985, p. 1138-1170 — commentaire détaillé de l'ensemble du chapitre 17, notamment sur les deux sens possibles de entos hymōn et sur l'eschatologie lucanienne.

François Bovon, L'Évangile selon saint Luc 15,1-19,27, CNT, Labor et Fides, 2009, p. 171-260 — commentaire francophone de référence sur le chapitre 17.

I. Howard Marshall, The Gospel of Luke, NIGTC, Paternoster/Eerdmans, 1978, p. 640-670 — commentaire fondé sur le texte grec, particulièrement utile pour les questions philologiques sur entos hymōn et la formule du serviteur inutile.

Ambroise de Milan, Expositio Evangelii secundum Lucam, VIII, 1-16 (SC 52, Cerf) — commentaire patristique sur la guérison des dix lépreux et la signification spirituelle de la gratitude.

Catéchisme de l'Église catholique, n. 2637-2638 — sur l'action de grâce comme forme essentielle de la prière chrétienne, enracinée dans l'eucharistie.