Formation théologique

Études philosophiques et théologiques

Le temps chez les philosophes

De Platon à la physique contemporaine

Introduction

L'étude précédente (Le temps : une réalité ou une simple mesure ? Saint Augustin, Confessions XI) a laissé la question ouverte. Pour Augustin, le temps est réel comme condition d'être des créatures qui changent, il est perçu et mesuré dans l'âme, et il est ordonné à l'éternité de Dieu. Cette étude reprend la même question auprès des autres philosophes : le temps existe-t-il en lui-même, ou n'est-il qu'une mesure ?

Les réponses se répartissent en quatre familles :

  • le temps est une réalité en soi, indépendante des choses et de l'esprit ;
  • le temps est une relation entre les événements, sans réalité propre ;
  • le temps est une forme ou un mode de la pensée ;
  • le temps est d'abord une expérience vécue, que la mesure ne restitue pas.

Le parcours est chronologique et ne prétend pas à l'exhaustivité. Pour chaque auteur, on demande ce qu'il dit du temps, puis où il se situe entre « existence » et « mesure », et l'on signale les points de contact avec la doctrine chrétienne de la création.

« [Le Démiurge] pensa à faire une sorte d'image mobile de l'éternité ; et, en même temps qu'il ordonnait le ciel, il fit de l'éternité qui demeure dans l'unité cette image éternelle qui procède selon le nombre, celle que nous avons appelée le temps. » Platon, Timée 37d (traduction libre)

  • Ex 3, 14 : Dieu se nomme « Je suis », dans un présent qui ne passe pas.
  • Ac 17, 18.28 : à Athènes, Paul dialogue avec des philosophes épicuriens et stoïciens, et affirme qu'en Dieu « nous avons la vie, le mouvement et l'être ».
  • Ap 1, 8 : le Seigneur est « Celui qui est, qui était et qui vient ».

I. Les origines grecques

1. Héraclite et Parménide : devenir et être

Deux intuitions opposées se rencontrent avant Platon. Héraclite d'Éphèse insiste sur le changement : selon la formule qui lui est attribuée, on ne descend pas deux fois dans le même fleuve (fr. B 91 Diels-Kranz, dont le libellé exact est discuté). Parménide d'Élée soutient au contraire que l'être véritable n'a ni passé ni futur : il « est maintenant tout ensemble » (fr. B 8). Le devenir serait une apparence. Le débat sur la réalité du temps commence ainsi par une alternative entre le flux et l'immobilité.

Le paradoxe de la flèche, attribué à Zénon d'Élée et rapporté par Aristote (Physique VI, 9, 239b), pose la même difficulté sous une autre forme. À chaque instant, la flèche occupe une position précise et semble donc immobile. Comment obtient-on un mouvement en additionnant des instants sans durée ? Augustin retrouvera cette difficulté avec son « présent sans étendue » (Confessions XI, 15, 20).

2. Platon : le temps, image mobile de l'éternité

Le Timée (37c-38b) est le texte de référence. Le Démiurge crée le monde à l'image des Formes éternelles, mais un vivant engendré ne peut pas être éternel au sens propre. Il fait donc du temps une « image mobile » de l'éternité, née en même temps que le ciel. Le temps se mesure par le mouvement régulier des astres, d'où l'expression « selon le nombre ». Platon ajoute que les mots « était » et « sera » conviennent au devenir engendré, alors que seul le mot « est » convient à l'être éternel (37e-38a).

Trois éléments intéressent le lecteur chrétien. Le temps est engendré avec le monde, ce qui est proche de l'idée d'un temps créé. Il est subordonné à l'éternité, dont il est l'image. Il est lié au mouvement des astres, thèse qu'Augustin refusera (XI, 23, 29 – 24, 31). La cosmologie de Platon reste toutefois celle d'un Démiurge qui met en ordre une matière préexistante, non celle d'une création à partir de rien.

3. Aristote : le nombre du mouvement

Aristote consacre à la question les chapitres 10 à 14 du livre IV de la Physique. Il définit le temps comme « le nombre du mouvement selon l'avant et l'après » (219b). Le temps n'est pas le mouvement, car il y a des mouvements plus rapides et plus lents, et le temps sert justement à les comparer. Il n'existe pas non plus sans mouvement, car nous ne percevons le temps que si nous percevons un changement. L'instant (nun) joue un double rôle : il relie le passé et le futur, et il les sépare.

Aristote pose enfin la question qui recoupe l'étude précédente : s'il n'existait aucune âme, y aurait-il du temps ? Le mouvement existerait, mais il faut quelqu'un pour le dénombrer (Physique IV, 14, 223a). La réponse reste nuancée : le temps a un fondement dans les choses, et son achèvement comme nombre suppose l'âme.

Pour Aristote, le mouvement et donc le temps n'ont ni commencement ni fin (Physique VIII, 1). Cette thèse d'un monde éternel sera au centre des débats médiévaux avec la doctrine chrétienne de la création (voir plus bas, partie II).

4. Épicure et les stoïciens

Ces deux écoles sont celles que Paul rencontre à Athènes (Ac 17, 18).

Épicure (341-270 av. J.-C.) refuse de donner au temps une nature propre. Dans la Lettre à Hérodote (72-73), il le décrit comme un accident qui accompagne les jours, les nuits et les événements. Le témoignage de Sextus Empiricus le résume en « accident des accidents ». Le temps est pour lui une manière de parler des événements, non une réalité qui existerait à côté d'eux.

Les stoïciens définissent le temps comme l'intervalle (diastèma) du mouvement du cosmos. Selon les témoignages transmis sur Chrysippe, seul le présent « existe » au sens strict, alors que le passé et le futur « subsistent » sans exister au même titre. On rapproche cette distinction de l'analyse augustinienne du présent, sans qu'il y ait de filiation démontrée.

5. Plotin

Plotin (Ennéades III, 7) fait du temps la « vie de l'âme » dans son passage d'un état à un autre. L'étude précédente a rappelé le rapprochement établi par Jean Guitton avec la distentio animi d'Augustin.

II. Le Moyen Âge chrétien : temps, éternité et création

1. Boèce et Thomas d'Aquin

Boèce (vers 480-524) donne de l'éternité la définition devenue classique : « la possession totale, simultanée et parfaite d'une vie sans terme » (Consolation de philosophie V, pr. 6). Thomas d'Aquin la reprend (Somme théologique I, q. 10, a. 1) et distingue trois modes de durée : l'éternité, propre à Dieu ; l'aevum, propre aux anges et aux réalités qui ne changent pas dans leur être ; le temps, propre aux réalités soumises au changement (I, q. 10, a. 4-5).

Pour le temps lui-même, Thomas suit Aristote. Dans son commentaire de la Physique (IV, lect. 23), il distingue ce qui est matériel dans le temps, le mouvement, qui est dans les choses, et ce qui est formel, le dénombrement, qui est dans l'âme.

2. La querelle de l'éternité du monde

La rencontre de la Physique d'Aristote et de la foi chrétienne pose une difficulté : Aristote tient le monde et le temps pour éternels, alors que la foi affirme une création. Le IVe concile du Latran (1215) enseigne que Dieu a créé de rien, « dès le commencement du temps », les deux ordres de créatures, spirituelle et corporelle (ab initio temporis utramque de nihilo condidit creaturam, DS 800).

Les théologiens se divisent sur la manière de l'entendre. Bonaventure (Commentaire des Sentences, II, d. 1) tient qu'un monde sans commencement est impossible en raison. Thomas d'Aquin soutient que la raison ne peut pas démontrer le commencement du monde : celui-ci est connu par la foi (Somme théologique I, q. 46, a. 2). En 1277, l'évêque de Paris Étienne Tempier condamne une liste de propositions, parmi lesquelles des thèses sur l'éternité du monde défendues par certains maîtres ès arts. La question du temps passe ainsi du plan physique au plan théologique.

III. Les Temps modernes : absolu, relationnel, idéal

1. Descartes : la durée et la création continuée

Dans la troisième Méditation, Descartes remarque que la durée de sa vie peut se diviser en parties dont aucune ne dépend des autres. Le fait d'avoir existé un instant n'explique pas qu'on existe l'instant suivant. Il faut donc une cause qui conserve, et il conclut que la conservation est une création continuée (AT VII, 48-49). Cette thèse a une portée théologique directe : à chaque instant, l'être créé reçoit son existence de Dieu.

Dans les Principes de la philosophie (I, 57), Descartes distingue la durée, qui est un mode des choses, du temps, « que nous disons être le nombre du mouvement ». Ce dernier n'est, selon lui, qu'une certaine manière de penser la durée. Il rejoint ici, à sa façon, la question de la « mesure ».

2. Newton et Leibniz : temps absolu ou temps relationnel

Newton ouvre les Principes mathématiques de la philosophie naturelle (1687) par un scolie sur le temps. Il distingue le temps absolu, vrai et mathématique, qui « coule uniformément » par sa propre nature sans référence à rien d'extérieur, et le temps relatif, apparent et commun, qui est la mesure sensible de la durée par le mouvement. La mesure est donc seconde, et le temps est réel en soi. Newton rattache l'espace et le temps à la présence de Dieu.

Leibniz s'y oppose dans sa correspondance avec Samuel Clarke, disciple de Newton (1715-1716). Le temps n'est pour lui que l'ordre des successions, et il n'a pas de réalité indépendante des événements. Son argument est théologique. Si le temps était une réalité en soi, Dieu n'aurait aucune raison de créer le monde à un moment plutôt qu'à un autre, ce qui contredit le principe de raison suffisante. Le débat entre temps absolu et temps relationnel se prolonge jusqu'à la physique contemporaine.

3. Kant : une forme de l'intuition

Dans l'Esthétique transcendantale de la Critique de la raison pure (1781), Kant soutient que le temps n'est ni une chose existant en soi, ni un concept tiré de l'expérience. Il est une forme a priori de l'intuition, la manière dont le sujet ordonne tous ses états intérieurs. Kant résume sa position en parlant de réalité empirique et d'idéalité transcendantale du temps : le temps vaut pour tous les objets de l'expérience, mais il n'appartient pas aux choses telles qu'elles sont en elles-mêmes.

Cette thèse a une conséquence pour la théologie, car Dieu ne peut être pensé comme situé dans le temps. La première antinomie de la raison pure porte sur la question du commencement du monde dans le temps : Kant montre que la thèse et l'antithèse peuvent chacune être démontrées en apparence, ce qui, selon lui, prouve que la raison outrepasse ici ses limites.

IV. Le tournant de la durée vécue

1. Bergson : la durée et le temps spatialisé

Bergson soutient dans l'Essai sur les données immédiates de la conscience (1889) que le temps des horloges est un temps « spatialisé », découpé en instants juxtaposés comme des points sur une ligne. La durée vécue est au contraire un écoulement continu où les états s'interpénètrent, comme les notes d'une mélodie. La mesure ne saisit que ce qui a été converti en espace. Elle manque ce que la conscience éprouve comme durée.

2. Husserl : rétention et protention

Husserl ouvre ses Leçons sur la conscience intime du temps (cours de 1905) en citant le livre XI des Confessions. Il décrit la conscience du présent comme une structure à trois moments : l'impression originaire, la rétention, qui garde le passé immédiat, et la protention, qui anticipe l'immédiat à venir. Une mélodie n'est entendue ni note par note, ni à partir d'un souvenir reconstitué : les notes écoulées restent présentes dans la rétention. Cette analyse reprend, en langage phénoménologique, la triade augustinienne de la mémoire, de l'attention et de l'attente.

3. Heidegger : la temporalité de l'existence

Dans Être et temps (1927), Heidegger considère que le temps n'est pas d'abord une suite de « maintenant » mesurables (le « temps vulgaire »). Il est la structure de l'existence humaine elle-même : l'être-là se comprend à partir de son avenir, de ce qu'il a été, et de ce qu'il rend présent. L'avenir a un primat, car l'existence est un être-pour-la-mort. Le temps mesuré par les horloges dérive de cette temporalité originaire.

4. Lévinas et Ricœur

Emmanuel Lévinas, dans Le Temps et l'Autre (conférences de 1946-1947), refuse de faire du temps un simple attribut du sujet solitaire. L'avenir est pour lui ce qui vient de l'autre, ce que le sujet ne peut pas maîtriser, et le temps est le rapport à l'altérité.

Paul Ricœur (Temps et récit, 1983-1985) part de la confrontation entre Augustin et Aristote. Le temps vécu et le temps cosmique restent, selon lui, irréductibles l'un à l'autre : aucune théorie ne les unifie. Le récit, en organisant des événements en histoire, propose une médiation, ce qui donne au temps une forme proprement humaine.

V. Débats contemporains

1. L'irréalité du temps ? McTaggart et les deux séries

Le philosophe britannique John McTaggart publie en 1908 un article intitulé « L'irréalité du temps ». Il distingue deux manières d'ordonner les événements. La série A les situe comme passés, présents ou futurs. La série B les situe comme antérieurs, simultanés ou postérieurs les uns aux autres. La série A est indispensable au changement, mais elle est contradictoire, car un même événement serait à la fois passé, présent et futur. McTaggart en conclut que le temps est irréel. Sa thèse a peu de partisans, mais la distinction a organisé la discussion. Le présentisme soutient que seul le présent existe, et l'éternalisme soutient que passé, présent et futur existent au même titre. La pensée d'Augustin est plus proche du premier, la conception boécienne de l'éternité divine s'accorde mieux avec le second.

2. La physique : une mesure qui dépend du référentiel

La théorie de la relativité d'Einstein (1905, 1915) change la manière de poser la question. La simultanéité de deux événements éloignés dépend du référentiel, et le temps propre d'une horloge dépend de sa vitesse et du champ de gravitation où elle se trouve. Ces effets sont vérifiés : les systèmes de positionnement par satellite doivent en tenir compte. Le temps n'est plus un flux uniforme qui coule de la même manière partout, comme le supposait Newton.

La définition actuelle de la seconde repose sur la fréquence d'une transition atomique du césium 133. Le temps physique est donc défini par une mesure, ce qui ne dit pas ce qu'est le temps. Le physicien Étienne Klein a souvent rappelé cette distinction entre la mesure du temps et sa nature (Les tactiques de Chronos, 2003).

En 1922, Bergson présente ses objections à la théorie d'Einstein devant la Société française de philosophie, puis publie Durée et simultanéité. Il ne conteste pas les mesures des physiciens. Il soutient que le temps physique ne peut pas remplacer la durée vécue, qui en est la condition.

3. Le commencement de l'univers : une mise en garde

Georges Lemaître, prêtre catholique belge et physicien, a proposé en 1931 l'hypothèse d'un « atome primitif » à l'origine de l'univers en expansion. Certains ont voulu y lire une confirmation scientifique de la création. Lemaître a refusé ce rapprochement, qu'il jugeait indu : le commencement dont parle la physique est un état de l'univers, et la création dont parle la foi est la dépendance de tout être à l'égard de Dieu, à tout instant. Dominique Lambert, son biographe, a montré que cette position était constante chez lui. La distinction reste utile : la doctrine de la création n'est pas liée à un modèle cosmologique particulier.

VI. Synthèse

Le tableau suivant reprend les positions présentées, selon leur réponse à la question de départ.

AuteurCe qu'est le temps« Existence » ou « mesure » ?
PlatonImage mobile de l'éternité, née avec le cielRéel, engendré ; mesuré par les révolutions célestes
AristoteNombre du mouvement selon l'avant et l'aprèsFondé dans le mouvement, achevé par le dénombrement de l'âme
ÉpicureAccident des accidentsSans nature propre, lié aux événements
StoïciensIntervalle du mouvement du cosmosSeul le présent existe ; passé et futur subsistent
AugustinDistension de l'âmeRéel comme condition des créatures changeantes ; mesuré dans l'âme
Thomas d'AquinMesure du mouvement ; distinct de l'éternité et de l'aevumMatière dans les choses, forme dans l'âme
DescartesManière de penser la duréeMode de la pensée ; la durée des choses dépend de Dieu à chaque instant
NewtonTemps absolu, vrai et mathématiqueRéel en soi ; la mesure n'atteint que le temps relatif
LeibnizOrdre des successionsRelation, sans réalité indépendante des événements
KantForme a priori de l'intuitionRéalité empirique, idéalité transcendantale
BergsonDurée vécueExpérience réelle ; le temps mesuré est spatialisé
HusserlStructure de la conscience : rétention, impression, protentionConstitué dans la conscience
HeideggerTemporalité de l'être-làStructure de l'existence ; le temps mesuré en dérive
RelativitéTemps propre dépendant du référentielMesuré ; sa nature relève d'une autre question

Conclusion

Aucun des philosophes étudiés ne réduit le temps à l'une des deux options de départ. Ceux qui insistent sur la réalité du temps (Platon, Aristote, Newton) doivent expliquer comment nous le connaissons et le mesurons. Ceux qui insistent sur la mesure ou sur le sujet (Descartes, Kant, Husserl) doivent expliquer pourquoi le temps s'impose aux choses elles-mêmes. Bergson et Heidegger rappellent que la mesure n'épuise pas l'expérience de la durée, et la physique contemporaine que la mesure dépend d'un cadre précis.

La foi chrétienne apporte trois affirmations qui ne remplacent aucune de ces analyses. Le temps est créé (IVe concile du Latran). Il est orienté, et il atteint sa plénitude dans le Christ (Ga 4, 4). Il est enfin la condition dans laquelle l'être créé reçoit à chaque instant son existence de Dieu. La réponse d'Augustin reste donc un point d'appui : le temps est réel, perçu et mesuré dans l'âme, et ordonné à l'éternité.

Bibliographie

Sources

  • Platon, Timée, 37c-38b.
  • Aristote, Physique, IV, 10-14 ; VI, 9 ; VIII, 1.
  • Épicure, Lettre à Hérodote, 72-73.
  • Plotin, Ennéades, III, 7.
  • Boèce, Consolation de philosophie, V.
  • Thomas d'Aquin, Somme théologique, I, q. 10 et q. 46 ; In octo libros Physicorum, IV, lect. 17-23.
  • IVe concile du Latran (1215), constitution Firmiter (DS 800).
  • Descartes, Méditations métaphysiques, III ; Principes de la philosophie, I, 57.
  • Newton, Principes mathématiques de la philosophie naturelle, 1687, scolie des Définitions, trad. É. du Châtelet, 1759.
  • Correspondance Leibniz-Clarke, éd. A. Robinet, Paris, PUF, 1957.
  • Kant, Critique de la raison pure, Esthétique transcendantale ; première antinomie.
  • Bergson, Henri, Essai sur les données immédiates de la conscience, Paris, 1889 ; Durée et simultanéité, Paris, Alcan, 1922.
  • Husserl, Edmund, Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, trad. H. Dussort, Paris, PUF, 1964.
  • Heidegger, Martin, Être et temps, trad. F. Vezin, Paris, Gallimard, 1986.
  • Lévinas, Emmanuel, Le Temps et l'Autre, Montpellier, Fata Morgana, 1979.
  • McTaggart, John, « The Unreality of Time », Mind, 1908.

Études

  • Guitton, Jean, Le temps et l'éternité chez Plotin et saint Augustin, Paris, Boivin, 1933.
  • Klein, Étienne, Les tactiques de Chronos, Paris, Flammarion, 2003.
  • Lambert, Dominique, Un atome d'univers. La vie et l'œuvre de Georges Lemaître, Bruxelles, Lessius, 1999.
  • Ricœur, Paul, Temps et récit, t. I-III, Paris, Seuil, 1983-1985.