Études philosophiques et théologiques
Le temps au quotidien de l'existence
Troisième étude : vivre le temps ordinaire, du lever au coucher, de l'enfance à la vieillesse
Introduction
Les deux premières études ont porté sur la nature du temps. La première (Saint Augustin, Confessions XI) a montré que le temps est réel comme condition des créatures changeantes, mesuré dans l'âme et ordonné à l'éternité. La deuxième (Le temps chez les philosophes) a suivi la même question de Platon à la physique contemporaine.
Cette troisième étude passe de la question « qu'est-ce que le temps ? » à la question « comment vivre le temps ? ». Le temps n'est pas d'abord un objet de réflexion. Il est ce dans quoi on se lève, on travaille, on attend, on se repose, on vieillit. La tradition chrétienne a beaucoup dit sur ce temps ordinaire, dans l'Écriture, la liturgie, la règle monastique et la théologie spirituelle. L'étude en suit les principaux repères :
- le temps de la vie est reçu et compté ;
- il se vit selon deux registres, la durée qui s'écoule et le moment opportun ;
- il est rythmé par le travail, le repos et la prière ;
- il connaît des altérations : la hâte, l'attente, l'ennui, le vieillissement ;
- il a pour lieu de rencontre avec Dieu le présent, « l'aujourd'hui » de l'Écriture et de la liturgie.
« Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt. » Pascal, Pensées, éd. Lafuma 47 (Brunschvicg 172)
- Ps 90, 12 : apprends-nous à compter nos jours, pour que nous acquérions un cœur sage.
- Ep 5, 15-16 : veillez à votre manière de vivre et rachetez le temps, car les jours sont mauvais.
- Mt 6, 34 : ne vous inquiétez pas du lendemain, car chaque jour a sa propre peine.
I. Un temps reçu et compté
1. Compter ses jours
Le Psaume 90 met en regard l'éternité de Dieu et la brièveté de la vie humaine. Il ne demande pas de mesurer le temps, mais de « compter les jours » (v. 12). Compter signifie ici reconnaître que la durée est limitée, qu'elle est donnée et qu'elle ne s'étend pas à volonté. La conséquence attendue est la sagesse : un cœur qui sait ce que valent les jours.
D'autres textes vont dans le même sens. La lettre de Jacques relève que l'on projette « aujourd'hui ou demain » sans savoir de quoi sera fait le lendemain, car la vie est comme une vapeur qui paraît un instant (Jc 4, 13-15). Dans la parabole du riche insensé, l'homme qui organise ses récoltes pour de nombreuses années s'entend dire : « cette nuit même » (Lc 12, 16-21). Les évangiles invitent à veiller parce que l'on ne connaît ni le jour ni l'heure (Mt 25, 13).
La tradition chrétienne a nommé cette attitude la mémoire de la mort (memento mori). Elle ne cherche pas à assombrir la vie ordinaire. Elle vise à en régler l'usage.
2. Un temps donné
La première étude a rappelé, avec Augustin, que le temps est créé. Il n'est donc pas une possession. Le temps de l'existence est reçu, comme la vie elle-même, et il est confié. La sagesse biblique (Ps 90) et la doctrine de la création (Latran IV) convergent : celui qui reçoit le temps n'en dispose pas comme d'un capital dont il serait propriétaire.
II. Durée et moment opportun
1. Deux registres du temps vécu
Le Nouveau Testament emploie surtout deux mots. Chronos désigne le temps qui s'écoule, la durée. Kairos désigne le moment favorable, l'occasion. Cette distinction est utile pour la vie quotidienne, à condition de ne pas être durcie : les deux termes se recoupent dans plusieurs emplois, et la thèse de Cullmann qui en faisait un axe de lecture a été discutée (voir la première étude).
Dans la vie ordinaire, la durée est ce que l'agenda organise : les heures, les échéances, les délais. Le moment opportun est ce qui s'y présente sans avoir été planifié : une rencontre, une demande, une occasion de pardonner ou d'aider. L'épître aux Éphésiens invite à « racheter le temps » (Ep 5, 16 ; voir aussi Col 4, 5). Le verbe employé, qui appartient au vocabulaire du marché, suggère de saisir le moment favorable plutôt que de le laisser passer.
2. Le Christ et son « heure »
L'Évangile de Jean montre Jésus attentif à une « heure » qu'il ne fixe pas lui-même. À Cana, il répond que son heure n'est pas encore venue (Jn 2, 4). Il dit à ses frères que son temps n'est pas encore accompli (Jn 7, 6-8). Plus loin, l'évangéliste note qu'on ne l'arrête pas parce que son heure n'était pas encore venue (Jn 7, 30). Quand l'heure arrive, elle est nommée (Jn 12, 23 ; 13, 1 ; 17, 1).
Cette attention à l'heure ne fait pas de lui un homme pressé. Informé de la maladie de Lazare, il reste encore deux jours à l'endroit où il se trouve (Jn 11, 6). Dans l'évangile de Marc, il propose à ses disciples de se retirer à l'écart pour se reposer, puis il se laisse arrêter par la foule et se met à l'enseigner longuement (Mc 6, 31-34). Dans la parabole du bon Samaritain, c'est celui qui interrompt son trajet qui accomplit la loi (Lc 10, 25-37). Le temps du Christ se caractérise par la disponibilité à l'imprévu, dans une fidélité à l'heure du Père.
III. Les rythmes du jour, de la semaine et de l'année
1. Travail et repos
Le récit de la création s'organise en jours qui se terminent par un repos (Gn 1, 1 – 2, 3). L'homme est placé dans le jardin pour le cultiver et le garder (Gn 2, 15). Après la faute, le travail devient peine (Gn 3, 17-19). Le catéchisme de l'Église catholique rappelle que par son travail l'homme participe à l'œuvre du Créateur, et que le travail est pour l'homme et non l'homme pour le travail (CEC 2427-2428).
Le repos du septième jour est fondé de deux manières dans le Pentateuque. Le Décalogue d'Exode l'appuie sur la création : Dieu s'est reposé le septième jour (Ex 20, 8-11). Celui du Deutéronome l'appuie sur la libération : Israël se souvient qu'il a été esclave en Égypte (Dt 5, 12-15). Le repos est ainsi à la fois mémoire de la création et mémoire de la délivrance.
Le dimanche chrétien reprend ces deux motifs à la lumière de la Résurrection. Dès le IIe siècle, Justin le relie au premier jour de la création et au jour de la Résurrection du Christ (Première Apologie 67). Le catéchisme le présente comme « premier jour », qui rappelle la première création, et comme « huitième jour », qui figure la création nouvelle (CEC 2174). Il souligne que la vie humaine est rythmée par le travail et le repos et que le jour du Seigneur permet à tous de disposer d'un temps de repos et de loisir (CEC 2184-2188 ; voir aussi la lettre apostolique Dies Domini, 1998).
Le philosophe catholique Josef Pieper a montré dans Le loisir, fondement de la culture que le loisir ne se réduit pas à la pause qui permet de reprendre le travail. Il est une attitude d'accueil, qui reconnaît qu'une part de l'existence ne relève pas de l'utilité.
2. La leçon de la Règle de saint Benoît
La Règle de saint Benoît (VIe siècle) offre une organisation détaillée du temps quotidien. Elle affirme que l'oisiveté est ennemie de l'âme, et prévoit pour cela des heures de travail manuel et des heures de lecture divine (RB 48, 1). Elle établit en même temps que rien ne doit passer avant l'œuvre de Dieu, c'est-à-dire la prière commune (RB 43, 3). La formule ora et labora, qui résume cet équilibre, est postérieure au texte de la Règle. L'horaire monastique n'est pas transposable tel quel dans la vie des laïcs, mais il montre que la journée peut être ordonnée autour d'un centre.
3. La prière du jour
La Bible connaît des heures de prière. Daniel prie à genoux trois fois par jour (Dn 6, 11), le psalmiste loue Dieu sept fois par jour (Ps 119, 164), Pierre et Jean montent au Temple à l'heure de la prière de la neuvième heure (Ac 3, 1). Le Nouveau Testament invite en outre à prier sans cesse (1 Th 5, 17 ; Lc 18, 1).
La liturgie des Heures répond à cette tradition. Le concile Vatican II précise que l'office divin est fait pour que « tout le cours du jour et de la nuit » soit sanctifié par la louange de Dieu (Sacrosanctum Concilium, n. 84). Le catéchisme ajoute que le mystère du Christ célébré dans l'Eucharistie pénètre et transfigure le temps de chaque jour par cette liturgie (CEC 1174). L'usage médiéval d'égrener la journée par l'Angélus du matin, du midi et du soir en est une forme populaire.
4. L'année liturgique et les sacrements
Le temps se vit aussi à l'échelle de l'année et de la vie entière. L'Église célèbre l'œuvre du salut à jours fixes au cours de l'année liturgique (Sacrosanctum Concilium, n. 102). Les sacrements accompagnent les étapes de l'existence : ils donnent naissance et croissance, guérison et mission à la vie de foi, en correspondance avec les étapes de la vie naturelle (CEC 1210).
IV. Les altérations du temps vécu
1. La hâte et l'inquiétude
Le discours sur la confiance (Mt 6, 25-34) ne demande pas de renoncer à prévoir. L'évangile de Luc loue celui qui calcule le coût de sa tour avant de la construire (Lc 14, 28-30), et le livre des Proverbes recommande d'observer la fourmi (Pr 6, 6-8). L'inquiétude visée par Jésus est celle qui prétend garantir l'avenir par le souci. Dans l'épisode de Marthe et Marie, Jésus dit à Marthe qu'elle s'agite pour beaucoup de choses alors qu'une seule est nécessaire (Lc 10, 38-42).
Pascal décrit, avec le divertissement, un mouvement continuel qui évite d'être seul avec soi-même (Pensées, éd. Lafuma 136). Le pape François, dans Laudato si' (n. 18), relie l'accélération des changements à l'intensification des rythmes de vie et de travail, que certains appellent en espagnol rapidación. Le sociologue Hartmut Rosa a analysé l'accélération sociale comme une expérience commune du temps à l'époque contemporaine.
2. L'attente
Une part importante du temps vécu est attente : celle d'un résultat, d'une guérison, d'une décision, d'une naissance, d'une réconciliation. L'Écriture n'en fait pas un temps vide. Jacques propose l'exemple du cultivateur qui attend le fruit de la terre avec patience (Jc 5, 7-8). Paul relie l'espérance à l'attente persévérante de ce qu'on ne voit pas (Rm 8, 24-25). Au début de l'évangile de Luc, le vieillard Syméon et la prophétesse Anne attendent pendant des années la consolation d'Israël et la reconnaissent lorsque l'enfant est présenté au Temple (Lc 2, 25-38).
Gabriel Marcel a fait de l'espérance une disponibilité qui ne réduit pas l'avenir à ce que l'on peut prévoir (Homo viator, 1944). Le temps de l'attente peut être ainsi vécu comme un temps d'ouverture.
3. L'ennui et l'acédie
La tradition spirituelle appelle acédie une tristesse ou un dégoût qui touche le rapport à la tâche quotidienne et à la prière. Évagre le Pontique (IVe siècle) la nomme « démon de midi », en référence à la traduction ancienne du Psaume 91, 6 (Traité pratique, 12). L'acédie fait paraître le temps interminable, l'endroit où l'on est insupportable et l'ouvrage sans intérêt. Jean Cassien lui consacre le livre X des Institutions cénobitiques. Thomas d'Aquin la range parmi les péchés qui s'opposent à la joie de la charité : elle est une tristesse à l'égard du bien spirituel (Somme théologique II-II, q. 35).
Les auteurs anciens n'opposent pas à l'acédie une activité accrue. Ils recommandent la persévérance dans la tâche présente et la stabilité. Le moine bénédictin Jean-Charles Nault a montré l'actualité de cette analyse pour la vie chrétienne d'aujourd'hui (La saveur de Dieu, 2006).
4. Le vieillissement et la mémoire
Le temps de l'existence comprend enfin celui où les forces diminuent. Le psalmiste demande à Dieu de ne pas le rejeter au temps de la vieillesse (Ps 71, 9.18), et un autre psaume affirme que les justes portent encore du fruit dans la vieillesse (Ps 92, 15). Jean-Paul II a adressé aux personnes âgées une lettre (1999) qui reprend cette perspective : les années tardives ont leur fécondité propre et le don de la mémoire.
La mémoire occupe une place importante dans cette période. La première étude a vu chez Augustin le passage de la distentio, dispersion dans les temps, à l'intentio, tension vers ce qui est devant (Ph 3, 12-14). Paul écrit qu'il oublie ce qui est derrière lui. Cet oubli ne supprime pas le passé : il refuse d'y demeurer captif et confie à Dieu ce qui a été.
V. Le présent, lieu de la rencontre avec Dieu
1. L'aujourd'hui de l'Écriture
Le mot « aujourd'hui » a une place particulière dans la Bible. Le Psaume 95 invite à écouter la voix de Dieu « aujourd'hui » (v. 7), et l'épître aux Hébreux y revient : on s'exhorte chaque jour, aussi longtemps qu'on dit « aujourd'hui » (He 3, 13 ; 4, 7). L'évangile de Luc reprend le mot à des moments décisifs : la naissance du Sauveur (Lc 2, 11), la lecture de la synagogue de Nazareth (Lc 4, 21), la venue chez Zachée (Lc 19, 5.9), la promesse au bon larron (Lc 23, 43). Le salut se donne dans un présent précis.
2. L'aujourd'hui de la liturgie
La liturgie chrétienne ne se limite pas au souvenir d'événements passés : elle les actualise et les rend présents. Le mystère pascal est célébré et non répété ; ce sont les célébrations qui se répètent (CEC 1104). Le mémorial biblique est, selon le catéchisme, la proclamation des merveilles que Dieu a accomplies en faveur des hommes, qui devient présente dans la célébration (CEC 1363). Dans l'Eucharistie, le temps de la communauté se trouve ainsi relié à l'événement de la Pâque.
3. Le présent dans la tradition spirituelle
Thérèse de Lisieux exprime cette intuition dans un poème de 1894, « Mon chant d'aujourd'hui » (PN 5) : elle n'a que le jour présent pour aimer Dieu sur la terre, car le passé n'est plus et l'avenir ne lui appartient pas. Cette attitude ne relève pas d'un désintérêt pour le lendemain. Elle recentre l'action sur le moment où l'on peut effectivement aimer.
Le pape François, dans l'exhortation Evangelii gaudium, reprend l'un des quatre principes de discernement : le temps est supérieur à l'espace (n. 222-225). Donner la priorité au temps, c'est initier des processus plutôt que de posséder des espaces. Le principe s'applique à la vie personnelle comme à la vie de l'Église : les fruits demandent de la durée et ne se mesurent pas à l'immédiat.
4. Un présent tendu vers l'avenir
Le présent chrétien n'est pas un présent replié sur lui-même. Il est le lieu où s'articulent la mémoire et l'espérance, selon l'analyse d'Augustin : mémoire des œuvres de Dieu, attention à ce qui est donné, attente de ce qui vient. Jean Guitton, dans Justification du temps (1941), a défendu l'idée que le temps a une valeur propre, parce qu'il est le moyen par lequel l'être humain s'achève.
VI. Repères pour vivre le temps ordinaire
Les données précédentes conduisent à quelques repères, que chacun adapte à sa situation.
- Ordonner la journée autour d'un centre. Une prière au lever et au coucher, une pause à midi, sont des formes simples de ce que la Règle de saint Benoît et la liturgie des Heures proposent à plus grande échelle.
- Accueillir l'interruption. Le bon Samaritain et le Christ devant la foule montrent que le temps donné à autrui n'est pas un temps perdu.
- Garder un jour de repos. Le dimanche est à la fois repos du travail et mémoire de la Résurrection. Il rappelle que la personne ne se réduit pas à ce qu'elle produit.
- Distinguer prévoyance et inquiétude. Prévoir est légitime (Lc 14, 28-30). S'inquiéter de ce qu'on ne peut pas maîtriser ne l'est pas (Mt 6, 34).
- Vivre l'attente sans la nier. Nommer ce qu'on attend, le remettre à Dieu, poursuivre la tâche présente.
- Faire mémoire. L'examen du soir, tel que le propose Ignace de Loyola dans les Exercices spirituels (n. 24-43), relit la journée pour en reconnaître les dons et les manques et en rendre grâce.
Conclusion
Le temps de la vie ordinaire est reçu, compté et ordonné. Il se vit selon deux registres : la durée, qu'organisent le travail, le repos et la prière, et le moment opportun, où se présentent l'autre et l'imprévu. Il est traversé par la hâte, l'attente, l'ennui et le vieillissement, que la tradition chrétienne a décrits sans les dramatiser. Son lieu de rencontre avec Dieu est l'aujourd'hui, celui de l'Écriture et celui de la liturgie.
Les trois études suivent ainsi un même fil. Le temps est réel comme condition des créatures (première étude). Les philosophes l'ont pensé comme mouvement, relation, forme de l'esprit ou durée vécue (deuxième étude). La vie quotidienne est l'endroit où chacun le reçoit, et où il devient chemin vers l'éternité qu'Augustin appelle de ses vœux.
Bibliographie
Sources
- La Règle de saint Benoît, éd. A. de Vogüé et J. Neufville, Sources chrétiennes 181-186, Paris, Cerf.
- Évagre le Pontique, Traité pratique ou Le moine, Sources chrétiennes 171, Paris, Cerf.
- Cassien, Institutions cénobitiques, X, Sources chrétiennes 109, Paris, Cerf.
- Thomas d'Aquin, Somme théologique, II-II, q. 35.
- Ignace de Loyola, Exercices spirituels, n. 24-43.
- Pascal, Pensées, éd. Lafuma 47 et 136.
- Thérèse de l'Enfant-Jésus, Poésies, PN 5, « Mon chant d'aujourd'hui ».
- Concile Vatican II, constitution Sacrosanctum Concilium, n. 84, 102.
- Catéchisme de l'Église catholique, n. 1104, 1174, 1210, 1363, 2174, 2184-2188, 2427-2428.
- Jean-Paul II, lettre apostolique Dies Domini, 1998 ; Lettre aux personnes âgées, 1999.
- François, exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 222-225 ; encyclique Laudato si', n. 18.
Études
- Guitton, Jean, Justification du temps, Paris, PUF, 1941.
- Marcel, Gabriel, Homo viator. Prolégomènes à une métaphysique de l'espérance, Paris, Aubier, 1944.
- Nault, Jean-Charles, La saveur de Dieu. L'acédie dans le dynamisme de l'agir, Paris, Cerf, 2006.
- Pieper, Josef, Le loisir, fondement de la culture (Muße und Kult, 1948).
- Rosa, Hartmut, Accélération. Une critique sociale du temps, trad. D. Renault, Paris, La Découverte, 2010.
