Le nom "carème" tire son origine de "quarante", plus précisément du latin quadragesima, qui signifie « quarantième ». Quarante jour s'écoulent en effet entre le mercredi des cendres, début du carème et le dimanche de Pâque, fin du carème. Dans le décompte des jours, il convient d'enlever les dimanches pour arriver au nombre quarante.
Les quarante jours du carême nous rappellent :
- les quarante jours du déluge
- les quarante années de traversée du désert par les Hébreux avant d’atteindre le pays de Canan, la terre promise
- les quarante jours passés au désert par Jésus
Le nombre 40 symbolise la durée d’une vie et le temps nécessaire à la conversion.
Le carême nous invite au jeûne, à l'aumône et à la prière.
C'est durant le Concile de Laodicée (364) que fut prescrite la xérophagie, c'est-à-dire l'usage exclusif du pain et des fruits secs pendant le temps qui correspondait au carême. Au VIIe siècle, le carême fut établi dans son calendrier actuel. À cette époque, le jeûne consistait à ne prendre qu'un repas quotidien en fin de journée et à s'abstenir de toute nourriture les jours du vendredi et du samedi saints. Mais dès le XIIIe siècle, le repas de midi fut autorisé et complété d'une collation le soir.