Aimez-vous les uns les autres (Jn 13:34)

Les prophètes

Le mot grec « prophète » est une traduction de l’hébreu « nabi » qui signifie « bouillonner », « parler » ou « appeler ». D’où les différents sens d’« extase », de « message » ou d’« appel ». La bible recense quatre grands prophètes : Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel et douze écrits plus courts associés chacun à un prophète ou à une tradition prophétique : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie. D’autres personnages, par exemple Elie, Elisée et Nathan, sont considérés comme des prophètes, mais aucun livre ne leur est associé.

Dieu appelle

Dieu choisit des hommes et des femmes pour annoncer sa parole :

Jr 1,4-8 La parole de l'Éternel me fut adressée, en ces mots : Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations... Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t'enverrai, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai.

Des hommes et des femmes entendent un appel de Dieu retentir dans leur vie, avec surprise, étonnement, inquiétude. Abraham, Moïse, les prophètes, Marie, les apôtres, des gens simples, des notables, des rois, des riches et des pauvres répondent « oui » à la parole de Dieu. Non sans hésitation parfois, car la mission comporte de réels risques. Mais qui n’a pas peur d’affronter l’inconnu dans une responsabilité nouvelle ? Moïse cherche des excuses dans son manque d’élocution, Jérémie dans sa jeunesse et Jonas prend les voiles pour s’enfuir loin de Dieu qui lui demande de convertir Ninive :

Ex 4,10 Moïse dit à Yahvé: "Excuse-moi, mon Seigneur, je ne suis pas doué pour la parole, ni d'hier ni d'avant-hier, ni même depuis que tu adresses la parole à ton serviteur, car ma bouche et ma langue sont pesantes." Jr 1,6 Je dis: "Ah! Seigneur DIEU, je ne saurais parler, je suis trop jeune." Jon 1,3 Jonas se mit en route pour fuir à Tarsis, loin de Yahvé. Il descendit à Joppé et trouva un vaisseau à destination de Tarsis, il paya son passage et s'embarqua pour se rendre avec eux à Tarsis, loin de Yahvé.

Aucune qualité extraordinaire n’est requise, sinon celle d’accepter d’être choisi. Nul besoin d’être un expert en sciences divines ou écritures saintes. Les membres du grand conseil d’Israël le constatent en interrogeant Pierre et Jean.

Les prophètes dans l’histoire

L’origine du prophétisme

Dans toutes les religions l’homme cherche à savoir ce que les dieux attendent de lui et plus particulièrement quel est son avenir, puisque ce sont les dieux qui font la pluie, le beau temps et le destin. Qui n’a pas consulté son horoscope avec croyance, détachement ou ironie ? Au temps de la bible, les techniques divinatoires sont multiples : lecture dans une coupe remplie d'eau sur laquelle on verse une goutte d'huile, consultation des entrailles des animaux, mouvement des nuages, ou encore la consultation d’une nécromancière :

1S 28, 7-8 Et Saül dit à ses serviteurs: Cherchez-moi une femme qui évoque les morts, et j'irai la consulter. Ses serviteurs lui dirent: Voici, à En-Dor il y a une femme qui évoque les morts. Alors Saül se déguisa et prit d'autres vêtements, et il partit avec deux hommes. Ils arrivèrent de nuit chez la femme. Saül lui dit: Prédis-moi l'avenir en évoquant un mort…

Au début de son histoire, le prophétisme d’Israël ne diffère pas de celui qui existe en Mésopotamie ou Canaan. Vers le 11e siècle apparaît un mouvement extatique. Certaines personnes bénéficient du pouvoir d’entrer en contact avec les dieux. Tel est le cas du baru qui vit au temple et annonce l'avenir. Le livre des Nombres trace le portrait de l'un d'eux, Balaam (Nb 22-24). Il en est de même pour le muhhu qui entre en communication avec les dieux par l'extase. L’état de transe qui en résulte provoque une sorte de suggestion hypnotique avec à la clé des expériences mystiques. Ces différentes techniques sont progressivement dénoncées par Israël, parce qu’elles sont vaines et conduisent le peuple à la ruine. Le prophète Elie se moque avec ironie de l’inutilité des incantations divinatoires faites à de faux dieux :

1R 18, 26 Ils prirent le taureau qu'on leur donna, et le préparèrent; et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à midi, en disant: Baal réponds nous! Mais il n'y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l'autel qu'ils avaient fait. À midi, Élie se moqua d'eux, et dit: Criez à haute voix, puisqu'il est dieu; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage; peut-être qu'il dort, et il se réveillera. Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu'à ce que le sang coulât sur eux. Lorsque midi fut passé, ils prophétisèrent jusqu'au moment de la présentation de l'offrande. Mais il n'y eut ni voix, ni réponse, ni signe d'attention.

Des porte-parole

Le prophète est avant tout un croyant qui reçoit de Dieu un appel à être son messager ou, littéralement, son porte-parole. Le prophète ne reçoit que pour donner ; sa vocation n'a pas d'autre objet que de faire de lui le porte-parole de Dieu devant les hommes. Le premier rôle des prophètes est de porter la parole de Dieu au cœur de l’existence humaine :

Jr 1,9 Puis l'Éternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l'Éternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche.
Ez 2,9-3,4 Je regardai, et voici, une main était étendue vers moi, et elle tenait un livre en rouleau. Il le déploya devant moi, et il était écrit en dedans et en dehors; des lamentations, des plaintes et des gémissements y étaient écrits. Il me dit: Fils de l'homme, mange ce que tu trouves, mange ce rouleau, et va, parle à la maison d'Israël J'ouvris la bouche, et il me fit manger ce rouleau. Il me dit : Fils de l'homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que je te donne ! Je le mangeai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel. Il me dit: Fils de l'homme, va vers la maison d'Israël, et dis-leur mes paroles!

En disant "ainsi parle le Seigneur", les prophètes croient fermement que Dieu leur parle intérieurement dans leur expérience de prière et dans les événements dont ils sont témoins. Et cette parole intérieure agit en eux comme un ferment qui les pousse à confesser leur expérience. Elle s’adresse à tous sans distinction de catégorie sociale. Les prophètes viennent d’ailleurs de tous les milieux sociaux. Amos est un berger apprêteur de sycomores. Jérémie appartient à la haute société du royaume de Juda. Ezéchiel est fils de prêtre.

Rappeler les exigences de la parole de Dieu

Bien plus que des philosophes qui spéculeraient sur Dieu, ou des « Madame Soleil » devinant l’avenir au moyen de techniques irrationnelles, les prophètes dessinent l’image d’un Dieu qui cherche à rencontrer l’homme dans sa condition humaine. Si en certaines circonstances les prophètes annoncent un événement à venir, ils le font toujours en jugeant le présent. Leur rôle est de rappeler les exigences de l’alliance dans tous les compartiments de la vie sociale et individuelle. Ils le font en politique, en avertissant des risques qu’entraîneraient des projets alliances avec d’autres nations toujours porteuses de fausses divinités. Isaïe dénonce l’appel au secours lancé à l’Égypte face à la menace assyrienne : Is 31,1 : Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour y chercher du secours. Ils comptent sur les chevaux, ils mettent leur confiance dans les chars, car ils sont nombreux, et dans les cavaliers, car ils sont très forts. Ils ne se sont pas tournés vers le Saint d'Israël, ils n'ont pas consulté Yahvé.

Ils s’engagent fermement en matière religieuse en rejetant les faux dieux, comme le fait Elie ci-dessus ; ainsi que dans le domaine social pour dénoncer les injustices. Amos est à ce titre le champion de la justice durant une période de prospérité où fleurissent les inégalités. Il s’attaque vertement à la décadence sociale avec à la clé une menace de châtiment qui prendra la forme d’une invasion étrangère :

Am 5,11-12 : Eh bien ! puisque vous piétinez le faible et que vous prélevez sur lui un tribut de froment, ces maisons en pierres de taille que vous avez bâties, vous n'y habiterez pas; ces vignes délicieuses que vous avez plantées, vous n'en boirez pas le vin. Car je sais combien nombreux sont vos crimes, énormes vos péchés, oppresseurs du juste, extorqueurs de rançons, vous qui, à la Porte, déboutez les pauvres.
Am 6,4-7 4. Couchés sur des lits d'ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau et les veaux pris à l'étable. Ils braillent au son de la harpe, comme David, ils inventent des instruments de musique; ils boivent le vin dans de larges coupes, ils se frottent des meilleures huiles, mais ils ne s'affligent pas de la ruine de Joseph ! C'est pourquoi ils seront maintenant déportés, en tête des déportés, c'en est fait de l'orgie des vautrés ! Le châtiment sera terrible.

Les prophètes s’investissent également en morale pour rappeler les commandements de Dieu. ( à compléter ? ? ?). Les propos de Nathan à l’égard de David dénoncent avec tact et pédagogie un meurtre et un adultère :

2S 12,1-9 « L'Éternel envoya Nathan vers David. Et Nathan vint à lui, et lui dit: Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. 2 Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n'avait rien du tout qu'une petite brebis, qu'il avait achetée; il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein, et il la regardait comme sa fille. Un voyageur arriva chez l'homme riche. Et le riche n'a pas voulu toucher à ses brebis ou à ses bœufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui; il a pris la brebis du pauvre, et l'a apprêtée pour l'homme qui était venu chez lui. La colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan: L'Éternel est vivant! L'homme qui a fait cela mérite la mort. 6 Et il rendra quatre brebis, pour avoir commis cette action et pour avoir été sans pitié. Et Nathan dit à David : Tu es cet homme-là! …. Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l'Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux? Tu as frappé de l'épée Urie, le Héthien; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l'as tué par l'épée des fils d'Ammon. »

À côté de ces exigences politiques, religieuses, sociales et morales, le prophétisme préserve l’image d’un Dieu fidèle à son alliance. L’originalité du mouvement prophétique en Israël est de garantir l’unité d’une communauté réduite à un petit reste dans les moments difficiles et notamment celui de l’exil. Divisé, harcelé, envahi et déporté, le peuple hébreu conserve son identité grâce aux prophètes qui redonnent des couleurs à une image de Dieu ternie par les épreuves et le découragement. Ils ont entretenu l’espérance dans le cœur d’un peuple en annonçant cette folle promesse divine qu’un jour un sauveur viendrait les délivrer.

Le messianisme

Avec le recul de l’histoire, les évangiles et plus tard la tradition de l’Église ont vu en Jésus Christ la consécration d’une annonce messianique. Dieu a effectivement préparé sa venue, mais sans pour autant enfermer l’homme dans une histoire prédestinée. Les prophètes ont préparé cet événement en fonction de leur contexte tout en laissant la porte ouverte au mystère. Ils ont surtout désiré et attendu un homme dont les contours sont suffisamment flous et précis pour que Jésus puisse les épouser. Dieu s’annonce sans tambour ni trompette en se moulant dans l’histoire. Il tisse les fils de sa venue au gré des décisions et des initiatives humaines. Sans jamais prendre l’homme en porte-à-faux, il s’incarne dans les aléas de la vie de son peuple.

Le messianisme prépare, sans l’affirmer explicitement, la venue du Christ bien des siècles plus tard. Si les auteurs du Nouveau Testament voient dans les figures messianiques de l’Ancienne Alliance, l’annonce de la venue du Christ, il s’agit d’une relecture de l’histoire à la lumière de la résurrection. La préoccupation immédiate des prophètes est de garantir la pérennité de la nation, la sécurité des hommes et des femmes qui la constituent, ainsi que la sauvegarde de l’alliance. Ils expriment l’espérance politique et religieuse d’une nation déchirée par les multiples invasions. Le messianisme est une parole confiante en un avenir dont les contours ne sont pas prédestinés, mais simplement esquissés. Trois images sont plus particulièrement évocatrices de cette figure messianique : le roi, le serviteur et le fils de l’homme. Les épreuves, telles que le schisme et l’exil, auxquelles il faut ajouter les rois impies, ont posé les fondations d’une nouvelle espérance : le messianisme. Cette conviction intérieure est pour Israël l'attente d'une destinée glorieuse; c'est l'attente confiante de l’instauration du royaume de Dieu par l'intermédiaire d'un messie. Le mot "messie" vient d'un verbe hébreu mashih qui signifie oindre. Messie veut donc dire « consacré par une onction d’huile ». Le roi est l'oint par excellence, celui qui est mis à part pour régner sur une nation.

1S 10,1. Samuel prit la fiole d'huile et la répandit sur la tête de Saül, puis il l'embrassa et dit : « N'est-ce pas Yahvé qui t'a oint comme chef de son peuple Israël ? C'est toi qui jugeras le peuple de Yahvé et le délivreras de la main de ses ennemis d'alentour... »

Dans la pensée politico-religieuse d’Israël, le seul véritable roi c’est Dieu. Les rois terrestres n’en sont que les représentants. Dans l’histoire d’Israël, David est le roi par excellence. La première forme de messianisme consiste en l’attente d’un nouveau David qui accomplirait de façon définitive et parfaite l’avènement d’Israël. Tout comme le prophétisme, le messianisme naît durant une période trouble. La disparition du royaume du Nord en -721 provoque une peur légitime et le roi impie du sud Akhas, tente de faire alliance avec l’envahisseur assyrien. Le prophète Isaïe né vers -765, dénonce cette tentative d’alliance. Il est le premier à penser que Dieu susciterait un homme pour sauver son peuple :

Is 7,14 Voici que la jeune femme est enceinte et enfante un fils qu’elle lui donnera le nom d’Emmanuel.
Is 9,1-5 Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi... Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. La souveraineté est sur ses sur les épaules on proclame son nom : “ Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père à jamais, Prince de la paix”!

La jeune femme désigne la femme par excellence, c’est-à-dire l’épouse royale. La traduction grecque de la bible la nommera « vierge » et la tradition chrétienne appliquera ce nom à Marie. L'enfant a toutes qualités des héros qui l’ont précédé : la sagesse de Salomon, la valeur militaire de David, les qualités religieuses de Moïse et des patriarches. Il incarne l'idéal du roi davidique. Durant la période de l’exil se posent de multiples questions à l’égard de Dieu. Peut-on encore lui faire confiance ? Comment lui rendre un culte alors que le temple est détruit ? Comment se situer à l’égard des autres dieux ? Faut-il attendre un Messie ? Le prophète Isaïe, troisième du nom redonne confiance au peuple. L'espérance du prophète s'investit en Cyrus qui est appelé "berger du Seigneur" (44,28), "aimé du Seigneur" (48,14). Il est même une fois appelé "messie" (45,1). Cela signifie que la conquête de Cyrus fait partie du dessein de Dieu qui peut donc exercer son dessein de salut par l'intermédiaire des païens que le peuple élu a tendance à mépriser. Babylone est prise par Cyrus en -539 et les exilés peuvent revenir en Canaan. À côté de ce libérateur politique, Isaïe décrit un messie serviteur appelé le serviteur souffrant :

Is 53,3-12 Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n'a point ouvert la bouche... C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables.

Qui est ce serviteur souffrant durant la période d’exil ? S'agit il du prophète lui-même ? D'un roi ou d'un messie à venir ? La question demeure ouverte. Les premières communautés ont néanmoins vu en Jésus-Christ le messie-serviteur. Ainsi, le titre de serviteur est retenu en Ac 3,26 :

Il a suscité et envoyé son Serviteur pour vous détourner de vos méfaits.

Dans les évangiles, les allusions au serviteur qui donne sa vie pour les autres sont nombreuses :

Le fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mc 10,45).

Jésus apparaît bien comme le serviteur lors de la cène :

Ceci est mon corps... ceci est mon sang... versé pour la multitude pour la rémission des péchés (Mt 26,28).

Le même mot araméen, la langue de Jésus, veut dire agneau et serviteur :

Jn 1,29. Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Une troisième forme de messianisme apparaît au 2e siècle avant Jésus-Christ avec le prophète Daniel.

Dn 7,13 Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme; il s'avança vers le vieillard, et on le fit approcher de lui. 14 On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa souveraineté est une souveraineté éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. »

Jésus lui-même s'est donné le titre de fils de l'homme :

Mt 8,20 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête." Mt 9, 6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison."

La bible

Les sacrements

Le mariage

Le mal

Notre Père

La création
La résurrection
La rédemption
L'alliance
Le nom de Dieu
Le livre de Job
Les juges
Les prophètes
L'Esprit
Jésus
Disciples d'Emmaüs
Le septénaire
Enracinement biblique
L'eucharistie
Le baptême
Le pardon
La morale
La morale sexuelle
Les péchés capitaux
La prière
Versions du NP
Notre
Père
Aux cieux
Le nom de Dieu
Le règne
La volonté de Dieu
Le pain quotidien
Le pardon
La tentation
La délivrance
Marie

L'être humain

Anthropologie

Éros

Annuaire