Éros

éros

La bonne nouvelle de la sexualité.
Éros, chemin vers le ciel.

    INTRODUCTION
  • Le constat
  • Redonner du sens
    1RE PARTIE - ÉROS ENCHAÎNÉ
    Chapitre 1 - La sexualité dans l’Ancien Testament


  • La procréation à tout prix
    • Faites l'amour
      Dieu les (animaux) bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre… Dieu les (l’humanité, mâle et femelle) bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la. (Gn 1,22-28).
    • La polygamie
      Saraï, femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfants. Elle avait une servante égyptienne, du nom de Hagar. Et Saraï dit à Abram : voici que le Seigneur m’a empêchée d’enfanter. Va donc vers ma servante ; peut-être que par elle j’aurai un fils. Abram écouta la voix de Saraï… Il alla vers Hagar, et elle devint enceinte. (Gn 16,1-11).
  • Sexe et mariage
    • Mariage et virginité
    • La femme objet
      La société est clairement organisée en mode binaire : d’un côté les hommes à qui appartient le pouvoir et, de l’autre, les femmes cantonnées dans leur rôle d’épouses et de mères. Dans le monde hébraïque, comme dans tout le Moyen-Orient, la femme occupe une situation tout à fait subalterne. Elle passe de l’autorité du père à celle de son mari comme en témoignent les verbes utilisés pour l’institution de la vie conjugale : prendre (Lv 21,13, Rt 1,4 ; Rt 4,13) et donner (Gn 29,21). L’homme prend une fille pour qu’elle devienne sa femme ; une femme est donnée pour devenir l’épouse d’un homme. L’inverse ne se produit jamais.
  • Les interdits
    • Le lévirat
    • L’inceste
    • L’adultère
    • L’homosexualité
    • La bestialité
    • Le pur et le sacré
  • Histoires insolites
    • Vin et inceste
    • Sodome
    • Viol et marchandage
  • Histoires de couples
    • Pour l’amour d’une femme
    • L’amour rend aveugle
      Dalila subjugue Samson après bien des manœuvres. Ce juge à la force surhumaine et au cœur d’artichaut résiste tant bien que mal aux assauts de son amante qui cherche à lui dérober le secret de sa force.
    • Perdre la tête
    • Une femme insatisfaite
    • L’envie jusqu’à l’adultère
    • La lubricité du regard
  • Désirs et plaisirs
    • La beauté
    • Relation sexuelle et plaisir
  • Conclusion
    Chapitre 2 - La sexualité dans le Nouveau Testament

  • Les évangiles
  • Paul
  • Conclusion
    Chapitre 3 - Sexualité et Tradition

  • Le contexte gréco-romain
    Avec l’expansion du christianisme, l’Église naissante s’ouvre à la culture grecque et romaine qui véhicule une conception de la sexualité clairement découpée en deux mondes : celui du mariage avec pour finalité la procréation et celui du plaisir hors mariage.
  • La Tradition de l’Église
    La doctrine de la Tradition de l’Église s’inscrit dans la continuité des normes bibliques et de la philosophie stoïcienne. Le christianisme associe au mariage une vision morale de la sexualité et le seul objectif « honorable » se limite à la procréation. Le plaisir sexuel fait l’objet de nombreuses spéculations : est-il nécessaire pour garantir l’harmonie du couple et l’équilibre de chacun ? Ou au contraire, est-il nuisible dans la mesure où il éloigne le couple des grâces spirituelles ? Le lit devient le théâtre du combat de la raison et de la passion.
    • Virginité et continence
    • La primauté de la procréation sur le plaisir
      La loi chrétienne veut que les maris n’aient de rapports avec leur femme que pour mettre des enfants au monde, dans une juste modération de leurs ardeurs. Clément d’Alexandrie estime qu’il n’y a pas de honte à nommer les parties sexuelles et à s’en servir. Mais il condamne les plaisirs qui ne sont d’aucun usage pour l’utilité de la vie. Les plaisirs inutiles sont réservés aux voluptueux. Car le plaisir tout seul, même s’il est cueilli dans une union légitime, est contraire à la foi et à la volonté de Dieu. Seule l’intention de procréer des enfants légitime le plaisir.
    • Les pratiques défendues
    • Un temps pour embrasser
    • Semence et plaisir féminins
      Les théologiens s’intéressent au plaisir féminin dans une perspective bien précise : l’orgasme de la femme contribue-t-il à la procréation ?
    • Un remède à la concupiscence
    • Vers la reconnaissance du plaisir
      Enfin, le pape François compare le plaisir de manger au plaisir sexuel. « Le plaisir de manger sert à vous maintenir en bonne santé en mangeant, tout comme le plaisir sexuel est fait pour rendre plus beau l’amour et garantir la perpétuation de l’espèce ». Il se dit opposé à « une moralité bigote » refusant la notion de plaisir, « une mauvaise interprétation du message chrétien ».
  • Conclusion
    2e PARTIE - ÉROS LIBÉRÉ
    Chapitre 4 - Le corps, lieu du désir

  • Je donne ce que je suis
  • Le visage, berceau du désir
  • L’intimité, entrailles du plaisir
    « Parties sacrées », « parties honteuses », « parties intimes » ou encore « parties » tout court, l’appareil génital tranche avec les autres organes de l’édifice corporel. Même si le genre masculin ou féminin irradie tout le corps, les organes sexuels incarnent la différence homme femme. Ceux de l’homme s’exhibent vers l’extérieur alors que ceux de la femme se préservent du regard. Les racines hébraïques pour désigner le mâle et la femelle expriment tout ce qui est apparent et éminent pour le premier terme, creusé et enveloppé pour le second.
  • Le mystère de l’altérité
  • De l’être animal à l’être spirituel
  • À l’image de Dieu
  • Conclusion
    Chapitre 5 - Le langage du désir

  • La vocation originelle
    • De l’adam à ish et isha
      Dans le récit de la création, Dieu crée un adam asexué. L’adam vit seul et se sent désœuvré face aux animaux qui ne correspondent pas à sa nature et avec lesquels la communication reste bien limitée. L’adam erre comme une âme en peine, comme un divin terreux enfermé dans sa solitude. Dans l’attente d’une révélation, la vie de l’adam est insensée, car sans identité et sans vocation. Il lui faudra mourir pour renaître en ish et isha.
    • Devenir une seule chair
  • L’érotisme, parole passionnée du corps
    • La naissance d’éros
      Au commencement, éros jaillit de la faille ontologique entre l’homme et la femme, du sexe dans son sens étymologique de coupure entre deux êtres semblables et différents. L’homme et la femme sont attirés l’un vers l’autre parce qu’originellement séparés et en état de manque. Être sexué, c’est en effet être coupé de l’autre sexe (sexus, secare).
    • Une force de vie
    • Le Kâma-Sûtra
    • Une symphonie des 5 sens
  • Le langage de l’éros
    • Le baiser
      • Une rencontre dans le silence des lèvres
      • Manger l’autre
      • Le don du souffle
    • La caresse
    • Pénétrer, être pénétrée
  • La procréation, incarnation de l’éros
  • Conclusion
    Chapitre 9 - Le plaisir

  • Au jardin des plaisirs
  • L’harmonie originelle
  • Le paradis du Cantique des cantiques
  • Le plaisir, paradis éphémère
  • Finalités du plaisir
  • La jouissance, extase divine
    L’union, dans son paroxysme, au moment où les corps s’oublient pour ne plus tendre que vers l’extase, laisse entrevoir l’éternité dans l’immédiateté des sens. Elle amène les corps au bord de l’absolu et s’évanouit dans le creuset de leur finitude. Le vécu extatique d’une relation sexuelle conduit les amants au-delà de leur condition humaine ordinaire. Il les emmène au septième ciel.
  • L’ambiguïté du plaisir
  • Conclusion

    3e PARTIE - ÉROS ÉCLAIRÉ
    La sexualité s’offre comme un petit coin de paradis. Mais tout acte est-il bon ? Comment canaliser éros sans lui faire perdre son dynamisme et sa force de vie ? Comment l’orienter sans le brider avec les rênes du permis et du défendu ? Comment goûter le plaisir sexuel sans traiter son (sa) partenaire comme un moyen de jouissance ? Voilà le fond du problème moral sexuel.

    Chapitre 7 - Une loi pour l'éros

  • Les normes du web
  • La loi naturelle
    • Un double sens
    • La loi naturelle de l'éros
    • Hors mariage
    • La contraception
    • Homosexualité
    • Genre et transsexualisme
  • Les limites du consentement
    • Désir et consentement
    • De la séduction à l'emprise
    • L’inceste
    • La prostitution
  • La violence de l’éros
    Si le consentement s’avère nécessaire, éros n’en demeure pas moins un jeu violent qu’aucune loi ne maîtrise. Le désir érotique s’impose jusqu’à en perdre la raison. Cette force conduit et propulse vers l’autre, comme un irrésistible aimant qui soude les contraires. Éros dirige tout le corps vers une dé-maîtrise de soi.
  • Conclusion
    Chapitre 8 - Les sept péchés sexuels

  • L’orgueil
  • L’avarice
  • La luxure
  • La gourmandise
  • L’envie
  • La paresse
  • La colère
  • Conclusion
    Chapitre 9 - Les trois vertus sexuelles

  • La chasteté, temps du désir
  • La pudeur, parure de la séduction
  • L’agapè, horizon de l’éros
    • Le sens de l’éros
    • Aimer l’autre comme soi-même
  • Conclusion
    4e PARTIE - ÉROS GRACIÉ
    Chapitre 10 - Les étapes de l’aventure amoureuse

  • En quête du couple idéal
  • Est-ce le (la) bon(ne) ?
    L’homme et la femme finissent par se choisir sans vraiment se connaître. Si certaines affinités permettent de dire « c’est lui (elle) et non pas un(e) autre », l’élection laisse planer un infime doute qui rend l’aventure d’autant plus excitante. N’est-ce pas le propre de toute foi que d’être habitée par le doute ? Choisir l’autre, c’est toujours parier sur l’avenir incertain et prometteur. Toute rencontre comporte une part d’imprévu et de mystère.
  • Les trois saisons de l'éros
    • La fusion
    • La désillusion
    • L’engagement
  • Se marier
    • Le début des relations sexuelles
    • Un engagement solennel et sacré
    • Un moment de grâce
  • Conclusion
    Chapitre 11 - L’« inter-dit » fondateur

  • Un « inter-dit » pour former une seule chair
    • Je-tu-nous
    • Donner sa parole et la tenir
  • L’élu(e)
  • Vouloir
  • Être mari/femme – époux (se)
  • Oui
  • Donner et recevoir
    L’homme et la femme se donnent. Le don porte sur l’être : « je me donne ». Qu’est-ce que l’être sinon la vie ? Donner à l’autre sa vie, n’est-ce pas la plus belle preuve d’amour ? L’homme et la femme se donnent sans réserve dans une démesure qui fonde leur espérance et leur amour.
  • Pour aimer
  • La fidélité
  • Toute la vie
  • Amour rime avec toujours
    • La séparation
    • La dissolution
    • La nullité
  • Dans le bonheur et dans les épreuves
  • Conclusion
    Chapitre 12 - Éros symbole divin

  • L’union des corps, sceau de la parole donnée
  • L’incarnation de la parole
  • Une liturgie du corps à corps
  • Les sens divins de l’éros
    • Symbole de la création
    • Symbole de l’alliance
    • Symbole de la pâque
    • Symbole de la Trinité
  • Éros dans l’au-delà
    • Une continuité de la vie terrestre
    • L’extinction du désir
    • Dans le christianisme
  • Conclusion
    CONCLUSION

  • L’amour, fort comme la mort
  • Une civilisation de l’amour

Liens

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Livres

Xavier LACROIX, Le corps de chair, Cerf, 2001.
Olivier FLORANT, Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré, 2016.
Yves SEMEN, La sexualité selon Jean-Paul II, Presses de la Renaissance, 2004.
Bruno GRANGE, Alain DE LA MORANDAIS, La sexualité, chemin vers Dieu, Editions du Signe, 2010.
Guy BECHTEL, La chair, le diable, le confesseur, Plon, 1994.
Jean-Louis FLANDRIN, Le sexe et l'occident, Seuil, 1981.
Jean GUYON, Le fruit défendu, Centurion, 1985.
Emmanuel LEVINAS, Totalité et infini, 1961.
Raniero CANTALAMESSA, Éros et Agapè, Les deux visages de l'amour, Béatitudes, 2012.
Peter BROWN, Le renoncement à la chair, Gallimard, 1988.