Vanité des vanités, tout est dérisoire (Ec 1,2)

La situation sociale de la femme au temps de Jésus

Regards sur la femme

Mentionnons quelques enseignements juifs et dictons du monde oriental :

Loué soit celui, qui ne m'a pas créé païen; loué soit celui qui ne m'a pas créé femme, loué soit celui qui ne m'a pas créé esclave »

Heureux celui dont les enfants sont mâles, mais malheur à celui dont les enfants sont femelles

Là où il y a beaucoup de femmes, il y a beaucoup de sortilèges

Dix 'qabs' de tête-vide ont fait leur apparition dans le monde, neuf ont été reçus par les femmes, et un par le reste du monde

La place de la femme dans la société civile

Dans le monde juif, la femme est pratiquement absente de la vie publique. Elle porte le voile. Un homme ne doit pas saluer une femme ni lui adresser la parole dans la rue. Il doit aussi éviter de se retrouver seul avec une femme dans un lieu public.

La femme est sous l'autorité du père, puis du mari. Les « fiancailles » préparaient le passage de la jeune fille du pouvoir du père à celui du mari ; une sorte "d'acquisition". « On acquiert la femme par argent, contrat et rapports sexuels », de même « on acquiert l'esclave païen par argent, contrat et prise de possession ».

Une fois mariée, la femme était soumise (cf. Ep 5) à son mari qui devenait son maître en toutes choses. Cette obéissance faisait partie de ses devoirs religieux. Son rôle se réduisait pratiquement à celui d'une servante.

Finalement, ce qui valorisait la femme aux yeux de son mari, c'était sa fécondité; particulièrement lorsqu'elle donnait naissance à des garçons.

Sur le plan juridique, le droit de divorcer ne valait que pour l'homme. Seul le mari pouvait répudier sa femme pour des motifs plus ou moins sérieux.

Deutéronome 24, 1-4 Lorsqu'un homme prend et épouse une femme, mais qu'un jour elle cesse de lui plaire, car il a quelque chose à lui reprocher, il rédige une attestation de rupture (un acte de répudiation), il la lui remet en main propre et la renvoie de chez lui…

Quant à la polygamie, l'épouse se devait parfois de tolérer que son mari ait des concubines. Un rabbin posait la question suivante : « Quelle est la différence entre une épouse et une concubine? » À cela il répondait : « L'épouse a un contrat de mariage, la concubine n'en a point ».

La place de la femme dans le monde religieux

Au plan religieux, ses droits et ses devoirs étaient très limités :

· Elle n'est pas tenue d'étudier la loi (la Torah) : les écoles sont réservées aux garçons.
· L'intérieur du Temple lui est interdit.
· Dans les Synagogues, on lui assigne un emplacement spécial, derrière des barrières.
· Dans le service liturgique, un seul rôle lui est confié : écouter.
· À la maison, elle ne compte pas parmi les personnes invitées à prononcer la bénédiction après le repas.

Ainsi, autant dans le monde civil que religieux, la femme occupait un rôle de subordination et de sujétion.

L'attitude de Jésus à l'égard des femmes

Contrairement aux coutumes sociales de son temps, Jésus porte une attention particulières aux femmes à travers une parole libératrice.

· il parle en public avec la samaritaine, une étrangère de surcroît (Jn 4,7) : Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

· il enseigne publiquement à une femme (Lc 10,38-39) : Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

· il permet même à des femmes de le suivre et, de fait, elles lui seront fidèles jusqu'à sa mort sur la croix (Mc 15,40-41) : Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

· il prend leur défense (Mc 14,6) : Mais Jésus dit: Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard.

· il interdit absolument le divorce (Lc 16,18). Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et quiconque épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.

· Il prend la défense de la femme adultère (Jn 8,1-11) : Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.

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