Homme et femme, il les créa (Gn 1,27)

Ce verset (Gn 1,27) est un des plus importants de la bible en ce qui concerne la définition de l’être humain, puisqu’il nous dit d’une part notre origine divine « il », « il les créa », et d’autre part que nous sommes des êtres sexués et différenciés sous deux formes « homme et femme ».

I – Que nous dit la bible ?

1 – Quel est le contexte ?

Replaçons tout d'abord le verset "homme et femme, il les créa" dans son contexte.
La bible nous propose deux récits de la création. Le premier dans la bible, de tradition sacerdotale (Gn 1-2,4), a été écrit aux alentours de l’exil à Babylone (VIe siècle av. J.-C.). Dieu nommé Élohim en hébreu, crée et ordonne l'univers en 6 jours, puis se repose et sanctifie le septième jour. L'apogée de cette création est l'adam, homme et femme créés à son image.
Le second récit de la création dans la bible, de tradition yahviste (Gn 2,5-3,24), plus ancien, sans doute composé vers le VIIIe siècle av. J.-C.. Dieu nommé YHWH en hébreu, crée l'adam à partir de la glaise et le place dans le jardin d'Éden. L’adam nomme les animaux, mais ne trouve pas de compagne qui lui soit assortie (accordée). Alors Dieu façonne la femme à partir d'une côte de l'adam.
Il faut lire ces récits comme une révélation sur Dieu, sur l’humanité et sur le projet de Dieu pour l’homme et la femme. Ces textes sont porteurs d’un sens, un sens toujours d’actualité et que nous avons à déchiffrer.
Repartons du premier récit sacerdotal pour voir précisément ce qui est dit dans l’expression « homme et femme, il les créa ».

2 – Quelle est la formule originelle ?

Nous avons l'habitude de dire "homme et femme, il les créa". Mais le texte hébreu est plus subtil.

Gn 1,26-27 Élohim dit : Faisons adam à notre image, selon notre ressemblance, ... Élohim créa l’adam (ha adam = substantif collectif ; l'humanité) à son image, à l’image d'Élohim il le créa ; mâle (zakar) et femelle (uneqebah) il les créa.

3 – Que signifie ce « Faisons » ?

Une première remarque : avant de créer l’adam, Dieu se parle à lui-même "faisons". Alors que pour les autres éléments de la création, le texte utilise un subjonctif de souhait à la troisième personne : « Que la lumière soit ? Qu’il y ait ceci ou cela ». Au moment de créer l’adam, Dieu se parle à lui-même : « Faisons l’adam à notre image, selon notre ressemblance ».
Ce pluriel peut s'interpréter de différentes manières. Les uns pensent que Dieu interroge des êtres divins au sein de la cour céleste (cf le prologue de Job où Dieu convoque les êtres célestes pour une audience générale); d’autres pensent à l’idée de trinité ou encore un reste de polythéisme. Nous sommes à une période où le monothéisme commence à s’affirmer. Nous pouvons aussi l’interpréter comme un pluriel de majesté.
Elohim désigne en somme un dieu unique et pluriel qui établit une relation avec lui-même, comme pour signifier qu’Il va créer un être de relation. Pour l’auteur sacerdotal, l’humanité existe en communauté, en relation, l’un à côté de l’autre, l'un vis-à-vis de l'autre, dans un même projet, ce que confirme le second récit de la création sur lequel nous reviendrons.

4 – Adam, quel est le sens de ce mot ?

Dieu crée un adam. Pour bien comprendre ce mot "adam", il faut lire le second récit de la création :

Gn 2,7 Yahvé Élohim modela l’adam avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l’haleine de vie, et l’adam devint un être vivant.
Yahvé Élohim modela l’adam avec l’adama
Le SEIGNEUR Dieu modela l’humain avec l’humus…

Nous sommes tirés de la terre. Nous sommes faits de poussière et nous retournerons à la poussière. Dieu crée d’abord un être humain, ’adam, le « terreux », puisque formé à partir de la terre, adamâ. Alors que, dans les mythes mésopotamiens, les humains sont formés par un mélange d’argile et de sang divin, en Gn 2, la composante divine est le « souffle » de Yahvé.
Le mot hébreu « adam » utilisé pour parler de l’être humain peut aussi se traduire par « glaise ». En tant que glaise, nous sommes pétris de chair et non de pierre. Nous sommes donc capables d’éprouver, de ressentir, de nous laisser transformer par une caresse, un sourire, une parole ; capable de jouir et de souffrir. En somme, nous sommes des êtres de relation et nous sommes même "capax déi", selon l'expression de saint Augustin, c'est-à-dire capable d'entrer en relation avec Dieu et nous laisser diviniser. Le souffle de Dieu irrigue notre chair. Ce que confirme le premier texte sacerdotal puisque celui-ci affirme que nous sommes créés à l’image de Dieu, concept sur lequel nous reviendrons.
Mais avant de préciser ce concept d’image, rappelons que Dieu crée un mâle et une femelle et non pas un homme et une femme.

5 - Mâles et femelles : comme des animaux ?

Gn 1,26-27 Élohim dit : Faisons adam à notre image, selon notre ressemblance, ... Élohim créa l’adam (ha adam = substantif collectif ; l'humanité) à son image, à l’image d'Élohim il le créa ; mâle (zakar) et femelle (uneqebah) il les créa.

Faut-il en conclure que l’homme et la femme ne sont que des géniteurs appelés à se reproduire. Le récit de la Genèse semble le suggérer, car les animaux et les humains sont placés sur le même plan :

Gn 1,22 Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre.

Gn 1,28 Dieu les (le mâle et la femelle) bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ».

Concernant le mâle et la femme, Dieu « leur dit ». Nous sommes des êtres capables d’entendre la voix de Dieu. Mais le récit de la Genèse apporte une autre nuance fondamentale : Les animaux ne sont pas créés à l’image de Dieu. L’être humain mâle et femelle est créé à l’image de Dieu.

II - Homme et femme à l’image de Dieu

1 - A l’image de Dieu

Gn 1,26-27 Élohim dit : Faisons adam à notre image, selon notre ressemblance, ... Élohim créa l’adam (ha adam = substantif collectif ; l'humanité) à son image, à l’image d'Élohim il le créa ; mâle (zakar) et femelle (uneqebah) il les créa.

Une première remarque. L’image de Dieu, selon Genèse 1, est à la fois masculine et féminine. À une époque où la femme devait se soumettre à l’homme, c’est une idée assez révolutionnaire. L’homme et la femme sont parfaitement égaux devant Dieu.
Nous avons l'habitude de confesser que Dieu crée l'homme à son image, selon sa ressemblance. Or le récit comporte une nuance importante. Dieu avait décidé de faire l'adam à son image, selon sa ressemblance, puis le texte nous dit : "A l'image de Dieu, il le créa". Exit la ressemblance. Se serait-il fatigué en route ? Aurait-il changé d’avis ? N’aurait-il pas été capable de faire la ressemblance ?

Basile de Césarée (IV) : N’as-tu pas remarqué que cette proposition est incomplète ? « Créons l’homme à notre image et ressemblance ». La délibération comprenait deux éléments : « à l’image » et « à la ressemblance ». L’exécution n’en contient qu’un. Dieu a-t-il délibéré d’une façon et puis changé d’avis ? Quelque repentir au cours de la création n’est-il pas intervenu ? N’y a-t-il pas eu impuissance du Créateur, qui décide une chose, et en réalise une autre ? [...] « Créons l’Homme à notre image et à notre ressemblance ». Nous possédons l’un par la création, nous acquérons l’autre par la volonté. Dans la première structure, il nous est donné d’être nés à l’image de Dieu ; par la volonté se forme en nous l’être à la ressemblance de Dieu. [...] Mais voilà qu’il nous a créés en puissance capables de ressembler à Dieu, afin que nous revienne la récompense de notre travail, afin que nous ne soyons pas comme ces portraits sortis de la main d’un peintre, des objets inertes, afin que le résultat de notre ressemblance ne tourne pas à la louange d’un autre. [...] Ainsi donc, afin que ce soit moi l’objet d’admiration et non un autre, il m’a laissé le soin de devenir à la ressemblance de Dieu. Basile de Césarée, Sur l’origine de l’homme, Homélies X-XI de l’Hexaemeron, Sources chrétiennes 160, Cerf, 1970.

L’image nous est donnée alors que la ressemblance relève de notre vocation.
Le christianisme insiste sur le rôle de la volonté, et elle va le théoriser à travers cette distinction de l’image et de la ressemblance ; la sanctification est une progression dans la ressemblance avec Dieu. Nous sommes à peine moindres que Dieu (Ps 8) et invités à être saints comme Dieu est saint (Lv 20,26), ou parfaits comme Dieu est parfait (Mt 5,48).
Nous sommes créés mâle et femelle avec une vocation est de devenir homme et femme dans l’exercice de notre liberté comme le soulignent certains pères de l’Église et plus récemment encore Marie Balmary, psychanalyste et théologienne, dans son ouvrage "La divine origine", dont le sous-titre est « Dieu n’a pas créé l’homme ». Cette théologienne expose son idée dans un chapitre intitulé « Où dieu n’a fait que la moitié de son travail ».
L’autre moitié, c’est à nous de la faire. Nous sommes créés mâles et femelles appelés à devenir hommes et femmes.
Pour être homme il faut être responsable nous dit Antoine de Saint Exupéry. Être responsable de soi-même et l’un de l’autre. L’homme est responsable de la femme et la femme est responsable de l’homme. Être à l’image de Dieu et vivre selon sa ressemblance, c’est aider l’autre à se construire et à grandir en humanité ; c’est prendre conscience que mon partenaire est le premier prochain que je dois secourir lorsqu’il souffre. C’est l’aimer.
Le projet de Dieu est de nous rendre participants à la vie divine. Être à son image et à sa ressemblance signifie entrer dans l’intimité de Dieu pour communier à sa divinité. Dieu est amour (1Jn 4,8) ; il n’est que cela. La ressemblance à laquelle nous sommes appelés s’accomplit dans l’amour donné et reçu. En définitive, nous sommes faits pour prendre « la forme » de Dieu, dans les relations que nous vivons et plus particulièrement dans la relation homme femme.

2 – Comment la bible exprime-t-elle la vocation à la relation ?

L’adam jaillit de la bouche de Dieu sous deux formes différentes appelées à entrer en relation. Le second récit de la création, de tradition yahviste, développe cette idée.

Gn 2,7 Yahvé Élohim modela l’adam avec de la poussière prise du sol. Il insuffla dans ses narines l’haleine de vie, et l’adam devint un être vivant.

Gn 2,18-20 Yahvé Élohim dit : « Il n’est pas bon pour l’adam d’être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée. » Yahvé Elohim modela du sol toute bête des champs et tout oiseau du ciel qu’il amena à l’adam pour voir comment il les désignerait. Tout ce que désigna l’adam avait pour nom « être vivant » ; l’adam désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui-même, l’adam ne trouva pas l’aide qui lui soit accordée.

Notons d’abord que ’adam n’est pas (encore) utilisé comme nom propre, mais comme un nom générique pour désigner l’être humain. D’où l’idée rabbinique selon laquelle le premier être humain aurait été créé comme un être asexué, voire androgyne.
Dieu façonne un adam, un humain et non pas un homme au sens masculin du terme, avec la poussière du sol. Celui-ci vit seul sans trouver dans le monde animal une compagne qui lui soit accordée. Sa vocation demeure indéterminée et son éros (au sens grec de désir) sommeille dans une profonde solitude.

Il n’est qu’une souffrance, c’est d’être seul, nous dit Paul Evdokimov.

Le texte yahviste de la création (Gn 2,5-3) nous dit que l’être humain n’est pas fait pour la solitude. Freddie Mercury, le chanteur de Queen, était richissime, avait des fans dans le monde entier. Pourtant il reconnut, dans une interview donnée peu de temps avant sa mort, être désespérément seul :

On peut tout posséder et demeurer l’homme le plus seul sur la terre. Et c’est bien là la plus cruelle des solitudes. La réussite a fait de moi une idole au plan mondial et m’a rapporté des millions. Mais, elle m’a privé de la seule chose dont nous avons tous besoin, une relation d’amour durable.

Dans ses premiers pas dans la nature, l’adam vit seul et se sent désœuvré face aux animaux qui ne correspondent pas à sa nature et avec lesquels il est impossible de communiquer. Il aurait pu confesser avec Lamartine :

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Dieu crée alors la femme à partir d’une côte de l’adam qui laisse éclater sa joie.

Gn 2,21-23 Alors Yahvé Élohim fit tomber un profond sommeil sur l’adam, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Yahvé Élohim forma une femme (isha) de la côte qu’il avait prise de l’adam, et il l’amena vers l’adam. Et l’adam dit : voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme (isha), parce qu’elle a été prise de l’homme (ish).

Ne sommes-nous pas en présence d’une liturgie nuptiale où le père amène la femme au futur marié ? L'exclamation de joie d'Adam se transforme alors en écho humain du fameux « Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 31). Toute la création avec à son apogée l’homme et la femme est très bonne. Cette exclamation annonce aussi le Cantique des cantiques où les deux amants s’émerveillent l’un devant l’autre.

Concernant le sommeil : Jean-Paul II - TDC 008 : Dans la théologie de l'auteur biblique la torpeur dans laquelle Dieu fait tomber le premier homme souligne le caractère exclusif de l'action de Dieu dans l'œuvre de création de la femme ; l'homme n'y eut aucune participation consciente. Dieu se sert de "sa côte" uniquement pour accentuer la nature commune de l'homme et de la femme.

La première parole humaine dans la bible exprime une admiration devant une radicale nouveauté. L’adam découvre un être qui lui est semblable après un sommeil. À partir de cet instant, l’adam devient homme face à la femme, l’adam devient ish en relation avec isha.

Jean-Paul II - TDC 003. Quant à l'étymologie, il n'est pas exclu que le terme hébreu is' dérive d'une racine qui signifie "force" ('is' ou 'ws'); par contre 'issâ est lié à une série de termes sémitiques dont le sens oscille entre "femelle" et "épouse". L'étymologie proposée par le texte biblique est de caractère populaire et sert à souligner l'unité de provenance de l'homme et de la femme ; ceci semble confirmé par l'assonance des deux termes.

Les termes ish et isha souligne en somme la consubstantialité entre l’homme et la femme. Tous deux sont de nature humaine, ce qui n’est pas le cas avec les animaux.
Ce texte nous dit aussi que pour que l’homme existe, la femme doit exister. Et pour que la femme existe, l’homme doit exister. Aucun des deux n’existe en tant qu’homme et femme sans l’autre.
Le texte de la Genèse utilise une expression ambiguë pour parler de la relation puisqu’elle parle d’une « aide qui lui soit accordée (assortie)».

3 – Quel sens donner à l’expression « Une aide qui lui soit accordée » ?

Le mot « aide » comporte une ambiguïté, car il présente la femme comme une assistante. Or cette aide n’est ni supérieure ni inférieure à l’homme. Selon un commentaire juif, cette égalité se fonde dans la création de la femme à partir d’une côte :

C’est à partir de la côte de l’homme que fut créée la femme, non pas à partir de sa tête pour qu’elle lui soit inférieure ; non pas à partir de ses pieds pour qu’elle le suive pas à pas ; mais à partir de son côté afin qu’elle soit son égale ; près de son bras pour qu’il la protège ; et tout près de son cœur afin d’être aimée.

En hébreu ezer (aide) n’implique aucune idée d’infériorité et de subordination. Souvent il s’applique à un supérieur qui apporte son aide. Dans de nombreux cas, il désigne Yahvé lui-même qui vient au secours de son peuple (Ps 33,20 ; 40,18 ; 54,6). Le terme « aide » désigne donc plutôt une personne sur laquelle il est possible de compter ou de s’appuyer, comme en témoigne cette description de la femme dans le livre du Siracide :

Si 36,29-31 Celui qui acquiert une femme a le commencement de la fortune, une aide semblable à lui et une colonne d’appui. Là où il n’y a pas de clôture, le domaine est au pillage, là où il n’y a pas de femme, l’homme erre en se lamentant. Qui donc fera confiance à un brigand dégourdi qui bondit de ville en ville ? De même à l’homme qui n’a pas de nid, qui fait halte là où le soir le surprend.

L’expression « une aide accordée (assortie)» désigne en somme cet autre avec lequel il est possible d’entrer en relation et de conclure une alliance.
L’expression hébraïque « ezer kenegdo » signifie littéralement « une aide comme en face» de l’homme. En créant la femme en face de l’homme, Dieu place le couple en situation de dialogue. Le face à face est la position corporelle de la communication verbale. L’homme et la femme sont appelés à se connaître et se reconnaître dans le face à face de la parole. L’expression « une aide comme en face » désigne en somme cet autre avec lequel il est possible de communiquer. La partie du corps la plus importante en matière de communication, c’est le visage.

4 - Le visage, épiphanie du corps

Quand je demande « quelle est la partie la plus importante du corps en matière de relation sexuelles » ; beaucoup pensent au sexe sans forcément le dire. Or c’est le visage le plus important. Le visage est la partie du corps qui permet de reconnaître quelqu’un parmi les autres. C’est aussi à travers le visage que l’autre n’est pas ce que je suis. Hors du visage il n’est pas d’humanité, ni de relation. Ainsi, voir un visage, c’est recevoir l’autre dans son unicité et son humanité.
Le regard, à lui tout seul, est un champ de communication. Il offre à l’autre une parole silencieuse riche en signification comme en témoignent ces propos de l’amant du Cantique des cantiques :

Tu me fais perdre le sens, ma sœur, ô fiancée, tu me fais perdre le sens par un de tes seuls regards (Ct 4,9).

Regard qui se porte sur tout le corps et n’oublions pas que Dieu crée l’homme et la femme en tenue d’Adam et d’Eve.

L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte. (Gn 2,25).

5 – Quel sens donner à la nudité ?

Rappelons d’abord les formes de nudité.
La nudité naturelle. Celle de l’enfance, celle d’un couple, celle des naturistes
. La nudité érotique. Elle vise à susciter le désir sexuel.
La nudité artistique.
La nudité commerciale. Sur des panneaux publicitaires grand format, dans les magazines, dans les films, au théâtre.
La provocation. Les Femen et autres groupes qui se dénudent pour manifester. En se montrant nus, en France ou ailleurs, ces groupes attirent l'attention et dérangent ou choquent. Si certains groupes choquent, s’ils arrivent à faire de leur corps une "arme" c'est parce que c'est leur corps intime qui est montré, qui est livré aux yeux de tous et qui se "donne" à une cause.
L’humiliation. Dans cette perspective, la mise à nue est-elle devenue un acte de torture et d’humiliation. Les femmes adultères étaient tondues et obligées de circuler entièrement nues dans les rues, moquées et insultées par le peuple. Les femmes accusées de sorcellerie étaient dénudées et rasées – cheveux, poils pubiens, etc… – afin qu’on puisse débusquer le sceau du diable sur leur peau. Cette violence du dévoilement, marque d’exclusion de la société, avait pour but de les dépouiller de leur dignité. (Patricia Olive).
Revenons au texte de la Genèse

La nudité et l’absence de honte dans le texte de la Genèse témoignent de l’accueil de soi-même et de l’autre avec ses qualités, ses défauts, ses forces et ses faiblesses. L’homme et la femme n’ont pas honte d’être qui ils sont, ce qu’ils sont, comme ils sont. Ils n’ont honte ni de leur singularité ni de leur dénuement. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Jean-Paul II TDC 012 : Il importe avant tout d'établir qu'il s'agit véritablement d'une "non-présence" de la honte et non pas d'une carence ou d'un sous-développement de la honte. L'affirmation de Gn 2,25 "ils n'en avaient point honte", loin d'exprimer une carence, indique au contraire une particulière plénitude de conscience et d'expérience, surtout la plénitude de compréhension de la signification du corps, liée au fait qu'"ils étaient nus".

Jean-Paul II TDC 011 A première vue, l'introduction de ce détail, apparemment secondaire, dans le récit yahviste de la création de l'homme semble quelque chose d'inadéquat, de déplacé. Toutefois ce jugement ne résiste pas à une analyse approfondie. En effet Gn 2,25 présente un des éléments - clés de la révélation originelle, aussi déterminant que les autres textes de Gn 2,20 Gn 2,23 qui nous ont déjà permis de préciser la signification de la solitude originelle et de l'unité originelle de l'homme… Le passage qui nous apprend que les premiers êtres humains, homme et femme, "étaient nus", mais "n'en avaient point honte", décrit indubitablement leur état de conscience, mieux, leur expérience réciproque du corps, c'est-à-dire l'expérience faite par l'homme de la féminité qui se révèle par la nudité du corps et, réciproquement, une expérience analogue de la masculinité faite par la femme. En affirmant qu'"ils n'avaient pas honte", l'auteur cherche à décrire avec la plus grande précision possible cette expérience réciproque du corps. On peut dire que ce genre de précision reflète une expérience fondamentale de l'homme.

La nudité signifie offrande de son corps au regard dans une absolue confiance, sans voyeurisme ni exhibitionnisme. Avoir confiance signifie littéralement « être fiancé avec ». Adam et Eve sont deux fiancés qui s’offrent leur corps.

Jean-Paul II TDC 018 : La compréhension de la signification conjugale du corps dans sa masculinité et féminité révèle le fond de leur liberté qui est liberté du don. De là part cette communion de personnes dans laquelle tous deux se rencontrent et se donnent l'un à l'autre dans la plénitude de leur subjectivité. Et ainsi tous deux croissent comme personne-sujet et croissent réciproquement l'un pour l'autre également de par le corps et par cette nudité dépourvue de honte.

Ce récit biblique exprime dans un langage symbolique que l’homme et la femme sont appelés à vivre en harmonie avec eux-mêmes et avec la nature. Plus encore, cette nudité originelle montre la vocation du don de soi dans la vérité et l’amour.

Jean-Paul II - TDC 015. La Révélation, et avec elle la découverte originelle de la signification « sponsale » du corps, consiste à présenter l’être humain, homme et femme, dans toute la réalité et dans toute la vérité de son corps et de son sexe (« ils étaient nus ») et en même temps dans la pleine liberté par rapport à toute contrainte du corps et du sexe… On peut dire que, créés par l’Amour, c’est-à-dire dotés dans leur être de la masculinité et de la féminité, ils sont tous deux « nus » parce qu’ils sont libres de la liberté même du don. Cette liberté se trouve précisément à la base de la signification sponsale du corps. Le corps humain, avec son sexe, sa masculinité et sa féminité, vu dans mystère même de la création, est non seulement source de fécondité et de procréation comme dans tout l’ordre naturel, mais contient depuis « l’origine » l’attribut « sponsal » c’est-à-dire la faculté d’exprimer l’amour : précisément cet amour dans lequel l’homme-personne devient don et - par le moyen de ce don - accomplit le sens même de son essence et de son existence.

La nudité est l'emblème du corps possible (P. IDE, Le corps à coeur, Saint-Paul, 1996, p. 142).

Montrer la peau permet de lire sous la peau : on voit le cœur battre, on voit l’effet de la respiration sur tout le corps. “Dans ma nudité, je suis riche, je suis un bijou de la création et cette conscience du sacré que je suis me donne le pouvoir” (Patricia Olive).

Le corps dans sa masculinité et sa féminité est source de don, dans cette vocation à ne former qu’une seule chair.

III - L’altérité, fondement de la vocation à ne former qu’une seule chair

1 - Semblables et différents – l’altérité

La notion d’altérité est fondamentale, car elle englobe les ressemblances et les différences. Mon partenaire est mon alter-égo, mon autre moi-même. Il est autre tout en étant comme moi.
Dans le récit de la Genèse l’expression « voici cette fois, l’os de mes os, la chair de ma chair… » souligne d’abord la similitude. La femme qui se présente à l’homme lui ressemble bien plus que les animaux qu’il vient de nommer.
En fait, nous sommes plus identiques que différents. Selon Yvon Dallaire (psychologue) nos ressemblances constituent 97,83 % de notre nature humaine. Nous recelons des différences au sein d’une similitude fondamentale, à savoir notre humanité. Il suffit de se comparer à l’animal pour lister ce qui fait la richesse de notre humanité : citons une morphologie très similaire (deux jambes, deux bras, un corps, une tête), la parole, l’outil, une intelligence créatrice et novatrice, l’art, la conscience du bien et du mal, la spiritualité avec une quête de divin. Toutes ces similitudes permettent de fonder des sociétés, de vivre des amitiés, de bâtir une famille et finalement d’être heureux. Concernant les différences, la plus fondamentale est bien sûr d’ordre sexuel.

La différence sexuelle est « une différence tranchant sur les différences » (E. LEVINAS, Le Temps et l'Autre, PUF, 1983, p. 14.).

Elle est incontournable, sauf dans les cas très particuliers d’ambiguïté sexuelle. Elle ne se cantonne pas à la génitalité, mais se déploie dans tous les compartiments de la vie. La sexualité rayonne sur l’ensemble du corps. La masculinité et la féminité ne se limitent pas au sexe ; elles traversent le regard, façonnent la voix, tissent les traits du visage, orientent l’imagination et le raisonnement, transforment l’existence.
« La sexualité caractérise l'homme et la femme non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique et spirituel [...], elle est une composante fondamentale de la personnalité, une de ses façons d'exister, de se manifester, de communiquer avec les autres, de ressentir, d'exprimer et de vivre l'amour humain ».

2 - La théorie du genre

Le sexe définit l’appartenance à une des deux catégories biologiques qui dérivent de la dyade originaire, femme et homme. En revanche, le genre est la manière dont on vit, dans chaque culture, la différence entre les deux sexes.
(Jean Matos) Le concept de genre est né aux États-Unis dans les années 70. Des courants féministes radicaux vont chercher à dénaturaliser la différence sexuelle puisqu’elle engendre de l’inégalité. Selon eux, l’identité sexuelle de chacun résulte uniquement d’une construction porteuse de stéréotypes sexués (au sein d’une culture), elle n’est pas déterminée par le sexe biologique inscrit dans le corps humain : chacun doit ainsi pouvoir s’émanciper de sa corporéité (sexe) pour construire son identité (genre) selon ses désirs, quitte à assumer un genre qui ne coïncide pas avec son sexe.
Le problème réside en une séparation entre sexe et genre. De cette séparation découle la distinction entre diverses « orientations sexuelles » qui ne sont plus définies par la différence sexuelle entre homme et femme, mais peuvent prendre d’autres formes, déterminées seulement par l’individu radicalement autonome, par l’envie personnelle.
Le principe de la théorie du genre s’appuie sur la distinction radicale chez la personne humaine entre son sexe biologique et son identité sexuelle. Si le sexe biologique est déterminé dès la naissance, l’identité sexuelle est le fruit d’un climat culturel et d’un conditionnement social. Le garçon qui joue avec un camion et la petite fille avec une poupée serait ainsi le résultat de représentations sociales et culturelles transmises, sans relation avec le sexe biologique. L’être humain doit donc demeurer libre de construire sa propre identité sexuelle.
Le but de la théorie du genre est donc de « libérer » l’individu de tout cadre normatif donné par la nature, la société, la tradition, la religion et de permettre à chacun de choisir librement son identité, son orientation sexuelle et sa forme de famille.
L’identité humaine est laissée à une option individualiste, qui peut même évoluer dans le temps. Or, « c’est du sexe que la personne humaine reçoit les caractères qui, sur le plan biologique, psychologique et spirituel, la font homme et femme, conditionnant par-là grandement son acheminement vers la maturité et son insertion dans la société.
Il est vrai qu’il y a des hommes qui se sentent mal dans leur peau d’hommes et des femmes qui se sentent mal dans leur peau de femme. Ce mal être n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est l’affirmation que tout est culturel, ce qui est bien évidemment faux. Nous naissons masculin ou féminin, sauf bien sûr les cas d’intersexuation.
Il faut certes combattre les stéréotypes du style : les garçons ne doivent pas pleurer ou les filles n’ont pas le sens de l’orientation, mais il faut surtout éduquer les jeunes à devenir ce qu’ils sont. Deviens ce que tu es ! L’erreur de la théorie du genre est de faire croire qu’en naissant biologiquement fille, on pourra vivre comme un homme et vice versa. C’est un leurre de croire que nous pouvons changer de sexe. Nous naissons masculin ou féminin avec pour vocation de devenir homme et femme dans le but de ne former qu’une seule chair.

3 - Une seule chair

L’anthropologie biblique rappelle que l’homme et la femme sont destinés à ne former qu’une seule chair.

Gn 2,24 C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

L’expression « devenir une seule chair » désigne une même destinée consacrée dans un projet commun. Elle signifie former une communauté de vie où chaque partenaire partage la condition de l’autre dans l’affrontement commun des responsabilités. Si le texte de la Genèse ne parle pas de mariage au sens moderne de ce terme, mais de couple, il affirme que l’homme et la femme sont appelés à se rejoindre dans une complémentarité et une conjugalité dont l’union des corps marque l’apogée. Et l’enfant est le fruit de cette vocation.
Cette quête d’unité se trame sur fond de séparation. L’homme et la femme sont attirés l’un vers l’autre parce qu’originellement séparés. Ish et isha naissent d’une séparation. Être sexué, c’est en effet être coupé de l’autre sexe comme le montre l’étymologie latine (sexus, secare). Être sexué, c’est être deux, au lieu d’être un seulement. Aucun des deux ne forme la totalité. Être sexué signifie appartenir à un des deux genres : le masculin ou le féminin. Cette séparation de l’homme et de la femme nous renvoie au mythe d’Aristophane chez Platon. Les ressemblances avec le mythe d’Aristophane de Platon ne peuvent être niées. Le désir d’unité est identique. Mais dans le mythe d’Aristophane, l’être initial est un androgyne avec quatre mains, quatre jambes, deux têtes et deux parties sexuelles différentes. Il y a en somme deux êtres complets collés l’un à l’autre, ce qui n’est pas le cas dans le récit de la Genèse ; l’adam n’est pas un androgyne. Par ailleurs, dans le mythe d’Aristophane la séparation résulte d’une punition de Zeus alors que dans la bible, elle est un bienfait. Enfin, dans le mythe de Platon, l’unité, qui en fait était une fusion, est un état perdu ; dans la bible, l’union est à construire.
L’homme et la femme sont appelés à construire un « nous » commun. Un couple est toujours composé de trois personnes : je, tu, nous.

Xavier Lacroix. Quelle que soit la force de cette unité, le sens de l’expression « une seule chair » doit demeurer ouvert. Ces termes pourraient être compris en un sens fusionnel, symbiotique. Une telle acception serait contraire à la vie réelle. La vie commune, qui est celle de l’alliance, n’englobe pas les personnes dans un tout indifférencié. La naissance du « nous » comme troisième terme de la relation respecte la respiration de « je » et de « tu ». Maïmonide, référence majeure du judaïsme, traduit ainsi le verset de la Genèse : « ... et ils seront deux en vue d’une seule chair. » C’est un avenir qui est proposé au couple, un chemin, une histoire, et non une totalité fusionnelle. Selon la belle formule de Maurice Blanchot, les amants ou les époux sont « ensemble, mais pas encore ». Xavier Lacroix, Connaître au sens biblique.

Oscar Wilde souligne fort justement :

Le couple, c’est de ne faire qu’un. Oui, mais lequel (Oscar Wilde) ?

La dramaturgie de tout couple oscille entre la vocation de ne faire qu’un en restant deux et la tentation d’absorber l’autre.

4 - Qui me révèle ma vocation d’homme et de femme ?

Revenons sur cette révélation réciproque entre ish et isha. Pour que l’homme existe, la femme doit exister et réciproquement. L’homme ne se découvre homme que face à la femme, et réciproquement.
Communier à l’autre, c’est s’apprendre soi-même, se découvrir soi-même. C’est en communiant au secret du semblable et du différent que je me révèle en tant qu’homme ou en tant que femme.
La rencontre de l’autre est donc toujours « provocante », dans le sens où elle m’appelle à devenir ce que je suis. La femme découvre sa féminité dans son désir et dans le désir de l’homme qui vient vers elle. L’homme expérimente sa masculinité en face de la femme qu’il désire et qui le désire. La femme est médiatrice de l’être masculin et l’homme est médiateur de l’être féminin. La conscience de soi-même s’affine dans la réciprocité de la rencontre. L’homme et la femme prennent conscience de leurs capacités, mais aussi de leurs limites dans la rencontre avec l’autre. P. Ricœur note :

 Peut-être même ma liaison avec autrui est-elle la plus remarquable, quand c’est lui qui m’ouvre, qui me déverrouille : telle conversation, tel regard ont été l’appel libérateur qui a rompu l’état de stérilité, de grisaille, de dureté où ma liberté semblait ensevelie, indisponible pour moi-même. 

C’est mon partenaire qui m’ouvre à la vie, qui m’apprend à ne former q’une seule chair.
Par ailleurs, mon partenaire a la faculté d’appréhender des parties de mon corps que je ne verrai jamais sauf à travers un miroir ou une photo. Mon visage, épiphanie de mon identité, me reste à jamais étranger. C’est pour cette raison que nous avons besoin de l’autre pour acquérir une identité.

Le regard d’autrui façonne mon corps dans sa nudité, le fait naître, le sculpte, le produit comme il est, le voit comme je ne le verrai jamais. Autrui détient un secret : le secret de ce que je suis.  J.-P. SARTRE, L'être et le néant, Gallimard, 1943, p. 413.

Philippe SOUAL : Ne suis-je pas mystérieux à moi-même ? … Je suis caché à moi-même. Je suis le Sceau du secret divin.

Je suis mystérieux à moi-même et l’autre reste également mystérieux.

5 – Le mystère de notre humanité

Nous ne sommes jamais un livre entièrement ouvert devant notre partenaire, qui s’en emparerait. Le mystère n’est jamais totalement levé et, par conséquent, on ne tombe jamais au niveau des objets dont on peut disposer.
Rencontrer un homme ou une femme, c’est toujours aborder un univers à la fois familier et mystérieux. Ce partenaire, je le connais parce qu’il me ressemble dans son humanité et pourtant une part de sa personne demeurera à jamais secrète. S’il m’arrive de lire dans ses pensées, ce n’est pas pour autant un film qui se déroule devant mes yeux à longueur de journée. Si les formes et les parfums de son corps me sont familiers, je ne devine pas tout ce qui se trame derrière un sourire ou une larme.

Éric Fuchs : Le corps de l’autre est, en quelque sorte, un signe qu’il faut déchiffrer, une attente qu’il faut percevoir, un don qu’il faut accepter et une présence qu’il faut accueillir.

Le corps homme ou femme est un lieu secret dont la profondeur échappe aux sens, parce qu’il est spirituel, c’est-à-dire ouvert sur l’infini. L’autre pourra toujours être décrit sous ses multiples facettes, exploré dans ses moindres détails anatomiques, quelque chose demeurera à jamais inaccessible. Derrière chaque visage s’annonce une énigme : personne ne peut la déchiffrer en totalité. L’autre conserve toujours une part irréductible et inconnaissable.
Et on peut se demander : Pourquoi cette attirance si « magique », si violente, si intime ? Aucune réponse n’épuise le sujet.

Paul Ricoeur. Lorsque deux êtres s’étreignent, ils ne savent pas ce qu’ils font ; ils ne savent pas ce qu’ils veulent ; ils ne savent pas ce qu’ils cherchent ; ils ne savent pas ce qu’ils trouvent. Que signifie ce désir qui les pousse l’un vers l’autre ? Est-ce le désir du plaisir ? Oui, bien sûr. Mais pauvre réponse.

Pour conclure

En définitive, la relation homme femme nous renvoie au mystère de la relation en Dieu. Nous sommes créés à l’image de Dieu, donc appelés à vivre du mystère même de l’amour divin et une vie ne suffit pas pour en connaître toutes les facettes.
La vocation fondamentale et ultime de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu, c’est de vivre de la ressemblance de la vie trinitaire, à savoir celle de l’amour. C’est le programme de toute une vie et même de l’éternité.
La différence sexuelle homme femme possède une profonde signification pour la personne en tant qu'image de Dieu. En effet, « par la communion des personnes, l'homme devient image de Dieu ». L’union de l’homme et de la femme ressemble à la communion d'amour de Dieu le Père, Fils et Esprit Saint. La différence sexuelle porte la trace de Dieu.
En disant que « à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa » le texte biblique exprime donc une image de Dieu en l’homme qui n’est pas simplement spirituelle mais qui s’enracine dans la corporéité humaine. La relation homme femme je-tu-nous est à l’image de la relation trinitaire entre le Père, le Fils et l’Esprit.

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