Formation théologique

Évangile selon Jean — Commentaire théologique

Chapitre 9

L'aveugle-né · La piscine de Siloé · Les interrogatoires successifs · L'exclusion de la synagogue · « Crois-tu au Fils de l'homme ? »

Jn 9,1-41 — De la boue à la lumière : l'itinéraire d'une foi

Le chapitre 9 déploie, à partir d'un signe unique — la guérison d'un homme aveugle de naissance —, l'un des récits les plus construits et les plus rythmés de tout l'évangile johannique. Une série d'interrogatoires successifs, menés par les voisins, puis par les Pharisiens, puis par les parents, puis à nouveau par les Pharisiens, retarde et dramatise la reconnaissance de l'identité de Jésus, tandis que le guéri lui-même progresse, à chaque étape, dans la formulation de sa propre confession de foi.

Ce chapitre prolonge directement la thématique de la lumière annoncée au chapitre précédent (8,12) et illustre concrètement, à travers un cas particulier, la manière dont la venue de la lumière dans le monde opère un jugement qui sépare ceux qui accueillent la révélation de ceux qui, prétendant déjà voir, s'enferment davantage dans leur aveuglement.

I Texte — Jean 9,1-41 (TOB)

La question du péché et la guérison (v. 1-7)

« En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui posèrent cette question : "Rabbi, qui a péché pour qu'il soit né aveugle, lui ou ses parents ?" Jésus répondit : "Ni lui, ni ses parents. Mais c'est pour que les oeuvres de Dieu se manifestent en lui ! Tant qu'il fait jour, il nous faut travailler aux oeuvres de celui qui m'a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ; aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde." Ayant ainsi parlé, Jésus cracha à terre, fit de la boue avec la salive et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle ; et il lui dit : "Va te laver à la piscine de Siloé" — ce qui signifie Envoyé. L'aveugle y alla, il se lava et, à son retour, il voyait. » (Jn 9,1-7)

La perplexité du voisinage (v. 8-12)

« Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l'habitude de le voir — car c'était un mendiant — disaient : "N'est-ce pas celui qui était assis à mendier ?" Les uns disaient : "C'est bien lui !" D'autres disaient : "Mais non, c'est quelqu'un qui lui ressemble." Mais l'aveugle affirmait : "C'est bien moi." Ils lui dirent donc : "Et alors, tes yeux, comment se sont-ils ouverts ?" Il répondit : "L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, m'en a frotté les yeux et m'a dit : Va à Siloé et lave-toi. Alors moi, j'y suis allé, je me suis lavé et j'ai retrouvé la vue." Ils lui dirent : "Où est-il, celui-là ?" Il répondit : "Je n'en sais rien." » (Jn 9,8-12)

Premier interrogatoire par les Pharisiens (v. 13-17)

« On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle. Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : "Il m'a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois." Parmi les Pharisiens, les uns disaient : "Cet individu n'observe pas le sabbat, il n'est donc pas de Dieu." Mais d'autres disaient : "Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d'opérer de tels signes ?" Et c'était la division entre eux. Alors, ils s'adressèrent à nouveau à l'aveugle : "Et toi, que dis-tu de celui qui t'a ouvert les yeux ?" Il répondit : "C'est un prophète." » (Jn 9,13-17)

Les parents interrogés (v. 18-23)

« Mais tant qu'ils n'eurent pas convoqué ses parents, les Juifs refusèrent de croire qu'il avait été aveugle et qu'il avait recouvré la vue. Ils posèrent cette question aux parents : "Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu'il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ?" Les parents leur répondirent : "Nous sommes certains que c'est bien notre fils et qu'il est né aveugle. Comment maintenant il voit, nous l'ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l'ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, qu'il s'explique lui-même à son sujet !" Ses parents parlèrent ainsi parce qu'ils avaient peur des Juifs. Ceux-ci étaient déjà convenus d'exclure de la synagogue quiconque confesserait que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents dirent : "Il est assez grand, interrogez-le." » (Jn 9,18-23)

Second interrogatoire et expulsion (v. 24-34)

« Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : "Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur." Il leur répondit : "Je ne sais si c'est un pécheur ; je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et maintenant je vois." Ils lui dirent : "Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ?" Il leur répondit : "Je vous l'ai déjà raconté, mais vous n'avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l'entendre encore une fois ? N'auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ?" Les Pharisiens se mirent alors à l'injurier et ils disaient : "C'est toi qui es son disciple ! Nous, nous sommes disciples de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d'où il est !" L'homme leur répondit : "C'est bien là, en effet, l'étonnant : que vous ne sachiez pas d'où il est, alors qu'il m'a ouvert les yeux ! Dieu, nous le savons, n'exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fait sa volonté, Dieu l'exauce. Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle de naissance. Si cet homme n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire." Ils ripostèrent : "Tu n'es que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon !" ; et ils le jetèrent dehors. » (Jn 9,24-34)

« Crois-tu au Fils de l'homme ? » (v. 35-38)

« Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : "Crois-tu, toi, au Fils de l'homme ?" Et lui de répondre : "Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ?" Jésus lui dit : "Eh bien ! Tu l'as vu, c'est celui qui te parle." L'homme dit : "Je crois, Seigneur" et il se prosterna devant lui. » (Jn 9,35-38)

Le jugement par la lumière (v. 39-41)

« Et Jésus dit alors : "C'est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles." Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : "Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ?" Jésus leur répondit : "Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais à présent vous dites 'nous voyons' : votre péché demeure." » (Jn 9,39-41)

Texte biblique : Traduction œcuménique de la Bible (TOB).

II La question du péché et la finalité de la souffrance (v. 1-5)

La question des disciples reflète une conception, attestée dans une partie de la tradition juive de l'époque, associant strictement souffrance et péché, y compris sous la forme d'un péché commis avant la naissance, dans le sein maternel — hypothèse par ailleurs discutée dans certaines sources rabbiniques à propos d'autres récits bibliques, ou d'un péché des parents dont les conséquences retomberaient sur l'enfant (cf. Ex 20,5). La réponse de Jésus écarte cette double explication causale, sans pour autant proposer une explication alternative de l'origine du mal : il déplace la question de la cause vers la finalité, invitant à regarder cette infirmité non comme la trace d'une faute à identifier, mais comme le lieu possible d'une manifestation de l'action de Dieu.

Cette réponse doit être reçue avec prudence pastorale : elle ne signifie nullement que Dieu provoquerait délibérément la souffrance d'un homme pour servir de démonstration, mais qu'aucune situation de souffrance, quelle qu'en soit l'origine, n'échappe à la possibilité d'un déploiement de la grâce et de l'action divine en elle.

III La guérison : boue, salive et envoi à Siloé (v. 6-7)

Le geste de Jésus, qui façonne de la boue à partir de sa propre salive et de la poussière du sol, a été rapproché par plusieurs commentateurs, dont Brown, du récit de la création de l'homme à partir de la poussière du sol en Genèse 2,7, lecture qui, sans s'imposer avec certitude, s'accorderait avec la thématique plus large d'une nouvelle création à l'œuvre dans le ministère de Jésus, déjà suggérée par d'autres échos rédactionnels de l'évangile.

La précision apportée par l'évangéliste sur le nom de la piscine — Siloé, « ce qui signifie Envoyé » — n'est pas un simple détail topographique : elle associe le lieu même de la guérison au titre christologique de « l'Envoyé » du Père, déjà employé à de multiples reprises dans l'évangile pour désigner Jésus lui-même. Le geste de laver ses yeux à la piscine de « l'Envoyé » devient ainsi une image discrète de la rencontre avec celui qui envoie la lumière.

IV La perplexité du voisinage (v. 8-12)

La première réaction rapportée par le récit n'est pas celle d'une reconnaissance immédiate mais d'un doute sur l'identité même du guéri, dont l'assurance simple et répétée — « c'est bien moi » — contraste avec l'incrédulité de son entourage habituel. Interrogé sur les circonstances de sa guérison, l'homme se limite à un récit factuel, sans connaître encore l'identité précise de celui qui l'a guéri (« je n'en sais rien »), premier degré d'une connaissance appelée à se déployer tout au long du chapitre.

V Premier interrogatoire par les Pharisiens : la division (v. 13-17)

Le conflit se concentre sur la circonstance du sabbat, déjà source de controverse au chapitre 5 : façonner de la boue étant assimilé par certains à un travail interdit. La division qui apparaît parmi les Pharisiens eux-mêmes — entre ceux qui concluent de la transgression du sabbat que l'auteur du geste ne peut venir de Dieu, et ceux qui, à l'inverse, déduisent du signe accompli qu'un pécheur ne pourrait opérer un tel prodige — illustre que le débat sur Jésus ne recouvre à aucun moment un bloc uniforme d'opposants, contrairement à ce qu'une lecture rapide pourrait suggérer. Interrogé une première fois sur sa propre appréciation, le guéri progresse d'une simple description factuelle (v. 11) à une première qualification théologique : « c'est un prophète » (v. 17).

VI Les parents interrogés et la peur de l'exclusion (v. 18-23)

Note — l'exclusion de la synagogue, entre récit et contexte de rédaction

La mention explicite d'une décision d'exclure de la synagogue quiconque confesserait Jésus comme le Christ (v. 22) constitue l'un des appuis textuels principaux de l'hypothèse, déjà présentée dans l'introduction à cet évangile, selon laquelle le récit johannique refléterait, au moins en partie, l'expérience vécue par la communauté de l'évangéliste à la fin du Ier siècle, plutôt qu'une pratique institutionnelle attestée avec certitude du vivant même de Jésus. Cette lecture, proposée notamment par J. Louis Martyn, a été nuancée par des travaux plus récents qui questionnent l'existence d'une politique d'exclusion aussi formalisée et généralisée dès cette époque précoce. Le texte lui-même ne permet pas de trancher avec certitude entre un souvenir historique ponctuel et une projection, par l'évangéliste, d'un conflit plus tardif et plus large sur le cadre narratif du ministère de Jésus.

La prudence des parents, qui renvoient la question à leur fils devenu adulte plutôt que de s'exposer eux-mêmes, illustre concrètement la pression sociale et religieuse que ce risque d'exclusion faisait peser sur les familles concernées, sans que le texte porte sur eux un jugement moral explicite.

VII Second interrogatoire : de la prudence à l'audace (v. 24-34)

Sommé de « rendre gloire à Dieu » — formule qui, dans ce contexte, équivaut à une exigence de rétractation plutôt qu'à une simple invitation à la louange (cf. Jos 7,19) —, le guéri refuse de se prononcer sur le statut moral de Jésus mais s'en tient fermement à l'expérience qu'il a vécue : « je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle et maintenant je vois », formule devenue proverbiale qui résume la force incontestable du témoignage vécu, indépendamment de toute argumentation théologique savante.

Poussé dans ses retranchements, l'homme développe alors un raisonnement théologique de plus en plus assuré, fondé sur le principe reçu que Dieu n'exauce pas les pécheurs mais ceux qui font sa volonté (principe biblique attesté, par exemple, en Pr 15,29 ; Ps 66,18) : son ironie mordante (« vous ne sachiez pas d'où il est, alors qu'il m'a ouvert les yeux ! ») retourne contre ses interrogateurs leur propre prétention au savoir. Sa progression, de la simple constatation factuelle jusqu'à l'argumentation théologique, s'achève sur son expulsion, sanction que le texte présente comme la conséquence directe de son audace grandissante plutôt que d'une quelconque faute réelle de sa part.

VIII « Crois-tu au Fils de l'homme ? » (v. 35-38)

C'est au moment même où l'homme guéri se trouve rejeté par la communauté religieuse qu'il est personnellement recherché et rejoint par Jésus — mouvement inverse et significatif, où l'exclusion humaine devient l'occasion d'une rencontre plus intime et plus décisive. La question de Jésus, « crois-tu au Fils de l'homme ? », et la révélation qui suit immédiatement — « tu l'as vu, c'est celui qui te parle » — parachèvent l'itinéraire de connaissance de l'homme guéri, qui passe enfin de la vue physique recouvrée à la reconnaissance de foi explicite, scellée par la prosternation, geste d'adoration réservé à Dieu seul dans la tradition biblique.

IX Le jugement par la lumière (v. 39-41)

La parole finale de Jésus, qui affirme être venu « pour un jugement », peut sembler en tension avec l'affirmation du chapitre 3 selon laquelle il n'est pas venu pour juger le monde (3,17). Cette tension se résout, comme au chapitre 3, dans la conception johannique du jugement comme conséquence immanente de la venue de la lumière plutôt que comme sentence extérieure recherchée pour elle-même : ce n'est pas Jésus qui condamne activement, mais la réaction de chacun face à la lumière qui le situe, de lui-même, du côté de la voyance ou de l'aveuglement.

La réponse de Jésus aux Pharisiens qui s'interrogent sur leur propre condition — « si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché » — retourne paradoxalement contre eux leur prétention à voir clair : c'est précisément cette assurance de déjà savoir et de déjà voir qui les empêche de recevoir la lumière offerte, tandis que l'aveugle-né, dépourvu de toute prétention initiale à la connaissance, a pu progressivement accéder à la pleine reconnaissance de Jésus.

X Synthèse théologique

Un itinéraire de foi en plusieurs étapes

Le chapitre met en scène, avec une précision littéraire remarquable, la progression de la confession de l'aveugle guéri : « l'homme qu'on appelle Jésus » (v. 11), « un prophète » (v. 17), un envoyé « de Dieu » (v. 33), enfin le « Fils de l'homme » confessé et adoré (v. 35-38). Cette progression illustre un modèle de cheminement de la foi qui avance par étapes successives, chacune fondée sur la fidélité à l'expérience déjà reçue plutôt que sur une compréhension d'emblée achevée.

Une trajectoire inverse chez les autorités

À l'inverse, le récit dessine chez les Pharisiens un chemin de fermeture croissante, depuis une division initiale encore ouverte (v. 16) jusqu'au rejet catégorique et à l'expulsion du témoin gênant (v. 34), puis à l'aveuglement final explicitement nommé par Jésus (v. 41). Les deux trajectoires, celle de l'aveugle et celle des Pharisiens, se déploient en miroir inversé tout au long du chapitre.

Voir n'est pas nécessairement croire, et croire ne dépend pas de voir

Le récit dissocie soigneusement la vue physique recouvrée et la vue spirituelle de la foi : c'est seulement après avoir été chassé, dépossédé de toute reconnaissance sociale, que l'homme guéri accède à la pleine confession de foi, suggérant que la foi authentique ne se mesure pas à la possession d'arguments assurés mais à la fidélité à une expérience vécue et reçue avec simplicité.

XI Questions pour l'approfondissement

1. Jésus refuse d'expliquer la cécité de naissance par une faute, personnelle ou héritée, et déplace la question vers la manifestation possible des œuvres de Dieu. Comment cette réponse peut-elle aider à accompagner, sans les aggraver par une fausse explication causale, des personnes confrontées à une souffrance ou un handicap dont l'origine reste incompréhensible ?

2. L'homme guéri s'en tient à son expérience vécue — « j'étais aveugle et maintenant je vois » — sans prétendre disposer de tous les arguments théologiques attendus par ses interrogateurs. Qu'est-ce que cette simplicité du témoignage personnel enseigne sur la manière de rendre compte de sa propre foi, même sans formation théologique approfondie ?

3. Les parents, par peur de l'exclusion, renvoient la responsabilité de témoigner à leur fils. Comment cette scène peut-elle inviter à une réflexion sur le courage nécessaire, aujourd'hui encore, pour assumer publiquement un témoignage de foi dans des contextes où cela expose à des conséquences sociales réelles ?

4. C'est au moment de son exclusion que l'homme guéri est personnellement rejoint par Jésus. Qu'est-ce que ce mouvement enseigne sur la manière dont le Christ vient particulièrement à la rencontre de ceux qui se trouvent rejetés ou marginalisés ?

5. Jésus affirme que la prétention à déjà voir clair peut devenir elle-même un obstacle à la lumière. Comment cette parole peut-elle inviter chacun à examiner ses propres certitudes, y compris religieuses, à la lumière d'une possible fermeture involontaire à une vérité plus grande ?

XII Pour aller plus loin

Raymond E. Brown, The Gospel According to John I-XII, Anchor Bible 29, Doubleday, 1966, p. 369-420 — commentaire de référence, avec analyse de la structure dramatique du chapitre et de l'allusion possible à Genèse 2,7.

Xavier Léon-Dufour, Lecture de l'évangile selon Jean, tome II, Seuil, 1990, p. 381-440.

Jean Zumstein, L'évangile selon saint Jean (1-12), Commentaire du Nouveau Testament, Labor et Fides, 2014, p. 373-406.

Francis J. Moloney, The Gospel of John, Sacra Pagina 4, Liturgical Press, 1998, p. 293-306.

J. Louis Martyn, History and Theology in the Fourth Gospel, 3e éd., Westminster John Knox Press, 2003 — pour l'hypothèse du contexte d'exclusion synagogale à l'arrière-plan de ce chapitre.