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Comment résister au mal

Introduction

Comment résister au mal ? Comment le combattre ? Comment l’affronter ? Difficile question à laquelle nous sommes tous confrontés, tout au long de notre vie.

Nous côtoyons quotidiennement le mal, parfois dans notre propre chair, par exemple la maladie, le mensonge, la violence, aussi dans la solidarité et la compassion avec les autres que ceux-ci soient proches, un enfant, un parent, ou lointain, comme le peuple ukrainien ou encore toutes ces victimes du récent tremblement de terre.

Le mal est omniprésent dans l’histoire et dans nos existences. Il est impossible d’aborder toutes les questions relatives au mal et aujourd’hui nous nous demanderons simplement : comment le combattre ? Comment y résister ?

Dans une première partie, nous verrons les différentes formes de mal et leurs causes. Dans une seconde nous présenterons les armes qui nous permettent de le vaincre ou tout au moins de l’affronter.

Reconnaître le mal, l’identifier

Définir le mal

En tapant sur internet « impossible de résister », nous obtenons plus de 4 millions de résultats. Le moteur de recherche nous renvoie de nombreuses réponses : impossible de résister à cette chanson, à cette voix, à son charme, au chocolat, au fromage, etc. Rien de mal à tout cela. Pour résister au mal, pour l’affronter, il faut tout d’abord le définir et l’identifier. Nous pourrions dire que c’est le contraire du bien ou l’absence du bien. En opposition nous pouvons décliner : guerre et paix, violence et douceur, tristesse et joie, peur et confiance etc. Les premiers conduisent au "mal-heur", alors que les seconds sont à la source de "bon-heur". Le bon et le bien se rejoignent.

Est-ce que l’écharde dans le pied est un mal ? Cela fait mal. Cela fait boiter tout le corps. Mais est-ce un mal ? Même question pour la rage de dents ou encore la brûlure face au feu. La douleur agit comme un signal d’alarme. De même, la solitude nous rappelle que nous sommes des êtres de relation ; le stress et le burn-out que nous avons besoin de repos. Ces alertes naturelles relèvent de notre humanité. Notre corps et notre esprit nous préviennent d’un danger.

Citons aussi tous les phénomènes naturels. Un virus se bat et se développe pour vivre au risque de tuer ses hôtes. Un tremblement de terre rappelle que la terre évolue dans sa structure au risque d’emportent des victimes tel un fétu de paille. Est-ce un mal ? Oui, mais qui est responsable ? La nature qui vit et évolue ? Le bon Dieu ? Nous laisserons cette difficile question de côté, mais nous sommes invités à combattre ces maux.

Nous sommes surtout confrontés au mal inhérent à nos décisions et à nos fautes, par exemple des mots maladroits ou blessants, des décisions injustes, en cas de harcèlement, de violence conjugale, de débauche, d’alcoolisme, de drogue, de viol, de meurtre. Ces fautes résultent d’un mauvais usage de notre liberté et nous en sommes responsables. Elles entraînent hélas, souvent des innocents dans leur sillage. La solidarité joue dans le bonheur comme dans le malheur.

Pourquoi est-ce que je commets le mal. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas résister. Pourquoi je m’emporte dans la colère, voire la violence ? Je commets des erreurs. Un dicton nous rappelle que « l’erreur est humaine ». Nous commettons effectivement tous des erreurs. Nous sommes des êtres humains et nous pouvons commettre des erreurs, c’est-à-dire nous tromper involontairement. Dans l’erreur, il n’y a pas intention de faire du mal. Nous sommes appelés à les reconnaître et à en retirer un enseignement pour apprendre et ne plus recommencer.

Je commets des fautes. Une faute a une connotation morale. Elle engage notre responsabilité. La différence entre l’erreur et la faute n’est pas toujours évidente à définir. Se tromper dans l’administration d’un médicament. Est-ce une erreur ou une faute ?

Je commets des péchés. Le péché est devant Dieu alors que la faute est devant l’homme. Une faute qui devient « péché » quand le chrétien prend conscience, sous le regard de Dieu, que son acte est un manque à l’amour de Dieu.

C’est face aux fautes et au péché que la notion de résister au mal prend tout sons sens.

Les forces du mal

Dans les aventures de Tintin et Milou, quand le capitaine Haddock et Milou sont tentés par le whisky, un petit duel se déroule entre leur ange gardien et leur diablotin. L’ange gardien du capitaine est aidé par un coup de roulis qui vient fracasser la bouteille à bon escient. L’ange gardien du petit chien a moins de chance et Milou préfère succomber à deux reprises pour le whisky, et pour le bel os, dans « Tintin au Tibet ». Il perd également le message de secours de Tintin, mais heureusement, il se rattrape après.

Pourquoi est-ce que je ne résiste pas au mal ? Pourquoi est-ce que je commets le mal alors que je sais pertinemment que ce n’est pas un bien. Quand je prends une cigarette, je sais que ce n’est pas un bien. Paul résume cette situation paradoxale :

Ro 7,19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

Une force nous pousse à commettre le mal, car elle nous donne l’illusion de croire que c’est un bien. Du moins au commencement. Après se crée une habitude, une addiction, une emprise et nous n’avons plus la force de dire non.

Dans le livre de la Genèse, cette force du mal prend la figure du serpent. Plus loin dans la bible, ce serpent deviendra le Satan, c’est-à-dire l’adversaire de Dieu, et ensuite le diable, c’est-à-dire celui qui divise (du grec diabolos).

La bible le nomme aussi le malin, mot dans lequel nous retrouvons la racine « mal ». Plus concrètement la bible nous parle du tentateur et nous sommes continuellement soumis à des tentations. La tentation du pouvoir : devenir tout-puissant ; la tentation de l’avoir : posséder toujours plus ; la tentation de la jouissance : jouir des biens matériels, jouir de l’autre, sans entraves et sans limites.

Ces tentations nous font lorgner un poste à responsabilité pour se valoriser soi-même, peut-être au détriment de quelqu’un de plus compétent ; elles nous poussent à une consommation effrénée, dans un « toujours plus » au détriment d’une sobriété heureuse ; elles nous font désirer la femme ou le mari du voisin parce qu’il/elle paraît bien séduisant(e). L’herbe est toujours plus verte ailleurs. Le mal prend ici des formes bien concrètes. Et la question « comment résister au mal » prend tout son sens.

Jésus lui-même est soumis à la tentation (Mt 4,1-11). Satan lui propose de transformer des pierres en pain, parce qu’il a faim ; il lui demande de se jeter du haut du temple pour voir des anges empêcher sa chute ; il lui promet un royaume s’il se prosterne devant lui. Jésus résiste à chaque fois à la tentation.

Une force nous tente. Il faut bien distinguer 3 éléments : l’objet de la tentation, la tentation elle-même, le fait de succomber à la tentation (l’acte). Le premier élément est neutre et même bon dans la plupart des cas : chocolat, verre de vin, l’homme et la femme… La tentation pourrait être représentée par une voix intérieure qui nous pousse à l’action, tout en sachant que celle-ci est mauvaise. Un verre de vin, c’est bon, deux verres, ça passe, trois verres, bonjour les dégâts.

Pour en revenir Tintin et Milou, une voix nous guide vers le bon chemin, une autre nous tente à prendre le mauvais.

Jc 1,13 Que nul, quand il est tenté, ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. 14Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. 15Une fois fécondée, la convoitise enfante le péché, et le péché, arrivé à la maturité, engendre la mort.

Nous ne résistons pas à cause de nos faiblesses et surtout de notre orgueil.

L’orgueil

L’orgueil est à la racine du mal. Des sept péchés capitaux (orgueil, avarice, paresse, envie, colère, luxure, gourmandise), la doctrine chrétienne considère l’orgueil comme le plus important, le plus grave de tous parce que ce sentiment de supériorité pousse à se placer au-dessus des autres, et ultimement à s’élever au-dessus de Dieu.

Revenons sur le texte de la Genèse. Dieu place Adam et Ève dans un paradis terrestre. Ils ont le droit de manger de tous les fruits du jardin, sauf un seul, sous peine de mort. Le serpent demande à Ève : Dieu a-t-il vraiment dit : vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? (Gn 3,1b).

Pour Dieu nous pouvons manger de tous les arbres à l’exception d’un seul et pour le serpent nous ne pouvons pas manger de tous les arbres. Puis le serpent susurre à l’oreille d’Ève : « vous ne mourrez pas, mais vous serez comme des dieux ».

Être comme des dieux, la tentation est bien grande. Qui pourrait y résister ? Le serpent est un vendeur de drogue qui fait miroiter un paradis artificiel. Les deux tourtereaux, seuls au monde et aveuglés par un soleil artificiel, ne résistent pas à la tentation et croquent le fruit défendu.

Le récit de la Genèse dans la bible nous rappelle cruellement que l’orgueil est à la racine du mal. Adam et Ève avaient tout pour être heureux, mais ils ont décidé de se prendre pour Dieu.

Parmi les autres péchés capitaux, je voudrais citer l’envie et l’adultère à travers un récit biblique. Le grand roi David possède de nombreuses femmes. Un soir il voit une femme prendre son bain. C’est Bethsabée la femme de son général Urie. L’envie de la posséder le prend. Pourquoi ne résiste-t-il pas au mal ? Il dérobe Bethsabée et fait tuer son mari en l’envoyant au combat. David se rend coupable d’orgueil (au-dessus de la loi), d’envie, adultère, de meurtre. Dieu lui pardonnera, puisque son second fils sera le grand roi Salomon qui commettra d’autres péchés. Voir 2S 11.

Les remèdes

Choisir la voie du bien

Si 15,16 Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.

Combattre le mal, c’est choisir le bien pour la vie, c’est orienter nos décisions vers le bonheur de soi-même et des autres. C’est choisir la voie qui nous préservera de la prison. La liberté est donc exigeante et réclame un discernement intérieur face aux multiples sollicitations de la vie. La liberté se conquiert avec prudence.

Prudence

Il faut apprendre à se connaître soi-même, à reconnaître ses limites et ses faiblesses. Comment un loup pourrait-il rester sage dans un poulailler ? Mieux vaut ne pas entrer dans le poulailler. Tous les panneaux d’interdiction n’y changeront rien si nous n’apprenons pas à lire ou si nous fermons notre regard.

Prudentia est lié étymologiquement à providentia, en latin : « voir en avance ». Le prudent est celui qui prend le temps du recul, de la réflexion et du discernement. Le prudent est celui qui ne se laisse pas gouverner uniquement par ses émotions et ses désirs parfois impétueux, mais cherche à évaluer le mieux possible les conséquences de son action. Si je mange toute la tablette de chocolat, je risque d’avoir mal au ventre. Si j’invite une femme ou un homme à la maison alors que je suis seul, est-ce que je ne me mets pas en situation de danger ? La prudence est justement cette vertu qui consiste à discerner où se trouve notre vrai bien en toute chose, en toutes circonstances, et à choisir les moyens les plus justes pour le mettre en œuvre.

Luc 14,28-30 : Qui de vous, voulant construire une tour, ne s’assied pas en premier pour calculer le coût, s’il a les moyens de le mener à bien ? Pour éviter cela, s’il jette les bases et ne peut pas terminer le travail, tous ceux qui le voient se moquent de lui en disant : Il a commencé à construire, mais il n’a pas pu terminer le travail.

L’humilité par opposition à l’orgueil

Humilité : anawah en hébreu ; tapeinophrosunè en grec et humilitas en latin. L’humilité est la vertu qui s’oppose à l’orgueil, à la suffisance ou à l’arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités, comme en fait foi la prière de ce psalmiste :

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je me tiens en paix et en silence ; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. (Ps 131,1-2)

Nous apprenons l’humilité à partir des épreuves comme la maladie, l’échec, l’expérience du péché comme révélatrice de notre fragilité humaine. En prenant conscience de notre pauvreté intérieure et de notre fragilité, nous pouvons nous tourner vers les autres et vers Dieu avec confiance. L’humilité apparaît alors comme une attitude de dépendance et de docilité, d’abandon confiant à Dieu. L’humble est quelqu’un qui cherche Dieu, non seulement pour vivre en communion avec lui, mais aussi pour atteindre l’unité de sa personne. Bien souvent nous succombons au mal parce que nous nous éparpillons, parce que nous cherchons le bien dans de multiples fausses divinités. L’humble sait qu’il ne peut compter seulement sur ses propres forces pour se réaliser et pour combattre le mal. Il a besoin d’assises, d’un roc solide sur lequel édifier sa vie.

Le mot « humilité » vient du latin humus qui se traduit par « terre, sol ». Ce mot est passé directement en français pour désigner la couche superficielle du sol, très féconde, qui accueille la semence pour lui faire porter du fruit. On comprend alors que l’humilité chrétienne est cette qualité d’ouverture qui permet au croyant d’accueillir la Parole de Dieu avec joie, comme une semence qui donne à sa vie une dimension nouvelle. Être humble, c’est reconnaître que nous ne détenons pas tous les éléments qui répondent à notre recherche du sens de la vie ; c’est accepter que Dieu soit celui qui apporte cette réponse notamment à travers son Fils Jésus. L’humilité assure alors la fécondité de notre vie puisque la Parole de Dieu peut y être semée pour la transformer et lui faire porter des fruits de foi, d’espérance et d’amour, de bonté, de paix et de miséricorde, en somme les ingrédients pour combattre le mal. (Réflexions tirées de Yves Guillemette, L’école de l’humilité.) http://www.interbible.org/interBible/source/lampe/2000/lampe_000107.htm

Du lâcher-prise à l’a-bandon

Combattre le mal tout seul est parfois au-delà de nos forces. Il y a des maux face auxquels nous nous sentons impuissants. Il faut alors consentir à un lâcher-prise, c’est-à-dire cesser d’aborder l’existence avec une mentalité d’assuré tous risques, c’est taire son ego, le « moi je » qui veut tout contrôler par lui-même et qui n’a pas besoin des autres. Quelle que puisse être la prétention du moi à contrôler notre existence, il y a des choses qui m’échappent.

La foi chrétienne nous propose d’aller plus loin que le lâcher-prise. Elle nous invite à nous abandonner dans les mains de Dieu. Le chrétien s’abandonne dans les bras du Seigneur.

On lâche prise de quelque chose et on s’abandonne à quelqu’un. Si on m’annonce que je suis atteint d’un cancer, je suis invité d’une part à lâcher prise en remettant ma santé dans les mains des médecins et d’autre part à m’abandonner dans les mains du Père pour qu’il m’accompagne dans cette épreuve.

C’est la belle prière du bienheureux Charles de Foucauld : « Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira... ». La confiance permet ce passage du lâcher-prise à l’abandon des soucis de la vie.

Un autre moyen de combattre le mal dans les relations humaines, c’est le pardon.

Le pardon

Lorsque nous subissons une agression grave, nous souhaitons que justice soit faite ce qui est normal. Mais parfois nous sommes animés par la haine, voire un désir de vengeance. Est-ce la bonne solution ?

Un des objectifs du pardon est de guérir la mémoire par un travail intérieur et parfois douloureux afin d’effacer le ressentiment qui nous empêche d’aller de l’avant, qui nous bloque l’accès à l’avenir. Si le coupable s’enferme dans le remords, il ne trouvera pas la paix en lui. Si la victime entretient la rancune, il n’aura de cesse de ruminer. Le pardon ouvre les portes de l’avenir en proposant une voie de guérison intérieure. Cet acte exige un temps à la mesure de la gravité de la faute et de ses conséquences. Un pardon qu’il n’est pas possible de donner aujourd’hui le sera peut-être demain. Il est impossible de poser sa main sur une blessure trop vive ; le réflexe tout à fait humain est de se retirer afin de se protéger de la douleur.

Nous avons quotidiennement des pardons à donner et à recevoir. C’est un acte qui nous permet de ne pas nous engager dans la spirale du mal.

Les moyens proposés par l’Église

Les sacrements

Deux sacrements concernent directement le mal. En premier la réconciliation qui nous invite à nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs. En second le sacrement des malades, pour nous donner la force d’avancer dans la maladie.

L'Esprit Saint

Is 11,1-2 Puis un rameau sortira du tronc d’Isaïe, Et un rejeton naîtra de ses racines. L’Esprit (ruah) de Dieu reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte/piété de Dieu.

Sagesse par opposition à la folie. Intelligence par rapport à la bêtise. Conseil pour discerner le bien du mal. Force pour combattre le mal. Connaissance pour savoir ce qui est bien. Crainte pour témoigner de respect. Piété pour l’attachement fidèle.

Ga 5,22-23 Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.

Le pape donne « trois antidotes » de l’Esprit Saint contre les tentations d’aujourd’hui : « Habite le présent », « Cherche le tout » et « Mets Dieu avant ton “moi” ».

Le premier conseil de l’Esprit consiste à habiter le présent, « pas le passé ou l’avenir. L’Esprit Saint empêche de se laisser paralyser par la « nostalgie du passé » ou bien de se « laisser obséder par les craintes pour l’avenir ». Le pape François a alors assuré qu’il n’y avait pas de temps meilleur que le présent, « moment unique et irremplaçable pour faire du bien ».

Ensuite, l’Esprit conseille de chercher le « tout » et non la « partie ». Ce conseil vise à préserver le bien commun, à construire l’unité.

Enfin, le troisième grand conseil de l’Esprit Saint est de mettre Dieu avant le “moi”. C’est le « pas décisif » de la vie spirituelle, a assuré le 266e pape. « C’est seulement en étant pauvres en esprit que nous devenons riches d’Esprit saint », a-t-il souligné.

La prière

La prière nourrit notre intériorité. Elle nous permet de donner de la place à Dieu pour que nous puissions prendre conscience de nos fautes, de nos erreurs et de nos péchés. Dans la prière du Notre Père, il y a une demande qui concerne directement notre sujet : « Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal ».

Mt 26,41 Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L’esprit est plein d’ardeur, mais la chair est faible.

Conclusion

En conclusion, résister au mal est le travail de toute une vie. Seuls nous pouvons difficilement y arriver, mais avec l’aide des autres et de Dieu, nous disposons des armes pour affronter les épreuves qui peuvent nous arriver.

Ephésiens 6,11-17 Prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussures à vos pieds l’élan pour annoncer l’Évangile de la paix ; prenez, en toutes circonstances, le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; recevez le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu.