Le récit de la Transfiguration, que nous trouvons dans l’Évangile selon Matthieu, l’Évangile selon Marc et l’Évangile selon Luc, nous conduit sur la montagne avec Jésus. Il emmène Pierre, Jacques et Jean à l’écart. Il les fait monter. Et déjà, cela nous parle : on ne contemple pas la lumière en restant dans la plaine de nos habitudes. Il faut accepter de gravir, de quitter le bruit, de consentir à l’effort.
Sur la montagne, le visage de Jésus devient lumineux. Ce n’est pas un déguisement passager : c’est la révélation de ce qu’il est en profondeur. La gloire de Dieu brille à travers son humanité. Et pourtant, cette lumière surgit juste avant l’annonce de la Passion. Comme si le Seigneur voulait graver dans le cœur des disciples une certitude : la croix ne sera pas la fin, la souffrance n’aura pas le dernier mot.
Pierre voudrait installer des tentes, retenir l’instant. Nous le comprenons. Nous aussi, nous aimerions figer les moments de grâce. Mais la voix du Père retentit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. » Écouter, voilà l’essentiel. Plus que s’installer dans l’émotion, il s’agit de suivre le Christ, même lorsque la route redescend vers la vallée.
La Transfiguration nous apprend que la lumière est déjà à l’œuvre, au cœur même de nos obscurités. Elle nous invite à lever les yeux, à faire confiance, et à marcher à la suite de Celui qui nous conduit vers la vie.
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