Formation théologique

Actes des Apôtres — Commentaire théologique

Chapitre 14

Iconium · Lystre · Derbé · Retour à Antioche

Ac 14,1-28 — Le missionnaire entre gloire et lapidation : fragilité et puissance du témoignage

Le chapitre 14 poursuit et achève le premier voyage missionnaire de Paul et Barnabé à travers la Lycaonie — région de l'intérieur de l'Asie Mineure, au coeur de l'actuelle Turquie. Trois villes jalonnent ce parcours : Iconium (v. 1-7), Lystre (v. 8-20) et Derbé (v. 21a), avant le retour par le même itinéraire vers Antioche de Syrie (v. 21b-28). Ce chapitre est construit autour d'un paradoxe saisissant : à Lystre, la même foule qui voulait offrir des sacrifices à Paul et Barnabé comme à des dieux les lapide quelques instants plus tard sur l'instigation de Juifs venus d'Antioche et d'Iconium. Ce renversement brutal illustre la fragilité du témoignage apostolique et la loi fondamentale énoncée au v. 22 : « C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu. »

Ce chapitre contient également un moment théologique inédit dans les Actes : le discours de Paul devant un auditoire purement païen à Lystre (v. 15-17), premier exemple d'une proclamation de l'Évangile sans référence à l'Écriture d'Israël, fondée sur la théologie naturelle. C'est l'esquisse de ce qui sera développé pleinement à l'Aréopage d'Athènes en Ac 17.

I Texte — Actes 14,1-28 (TOB)

Mission à Iconium (v. 1-7)

« A Iconium, ils entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs et parlèrent de telle manière qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crut. Mais les Juifs qui n'avaient pas cru excitèrent les esprits des nations contre les frères et les enflammèrent. Ils restèrent donc là assez longtemps, parlant avec assurance grâce au Seigneur qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait que des signes et des prodiges se fassent par leurs mains. Mais la population de la ville se divisa : les uns étaient avec les Juifs, les autres avec les apôtres. Quand il y eut un mouvement des nations et des Juifs avec leurs chefs pour les maltraiter et les lapider, ils s'en aperçurent et s'enfuirent dans les villes de Lycaonie, Lystre et Derbé, et dans les environs. Là aussi ils annonçaient la Bonne Nouvelle. » (Ac 14,1-7)

La guérison du boiteux à Lystre et la méprise des foules (v. 8-18)

« A Lystre, il y avait un homme assis, impotent des pieds, infirme de naissance, qui n'avait jamais marché. Il écoutait parler Paul ; celui-ci, fixant les yeux sur lui et voyant qu'il avait la foi pour être guéri, dit d'une voix forte : "Lève-toi bien droit sur tes pieds !" Il bondit et se mit à marcher. Voyant ce que Paul avait fait, les foules élevèrent la voix en disant en lycaonien : "Les dieux sont descendus vers nous sous figure humaine !" Ils appelaient Barnabé Zeus et Paul Hermès, parce que c'était lui qui menait la parole. Le prêtre de Zeus dont le temple était aux portes de la ville amena des taureaux chargés de guirlandes aux portes et voulait, avec les foules, offrir un sacrifice. Les apôtres Barnabé et Paul, l'ayant appris, déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant et en disant : "Hommes, pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous, et nous vous annonçons de vous convertir de ces choses vaines vers le Dieu vivant qui a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, bien qu'il n'ait pas cessé de se rendre témoignage en faisant du bien, en vous donnant du ciel pluies et saisons fécondes, en remplissant vos coeurs de nourriture et d'allégresse." Malgré ces paroles, ils eurent beaucoup de peine à empêcher les foules de leur offrir un sacrifice. » (Ac 14,8-18)

La lapidation de Paul à Lystre et la mission à Derbé (v. 19-21a)

« Des Juifs vinrent d'Antioche et d'Iconium ; ils persuadèrent les foules, lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, le croyant mort. Ses disciples l'ayant entouré, il se leva et rentra dans la ville. Le lendemain, il s'en alla avec Barnabé à Derbé. Après avoir annoncé la Bonne Nouvelle dans cette ville et fait un bon nombre de disciples... » (Ac 14,19-21a)

Le retour et la consolidation des Églises (v. 21b-28)

« ...ils retournèrent à Lystre, Iconium et Antioche de Pisidie. Ils affermissaient l'âme des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi et disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu. Ils leur désignèrent des anciens dans chaque Église et, après avoir prié et jeûné, ils les confièrent au Seigneur en qui ils avaient cru. Ils traversèrent ensuite la Pisidie et arrivèrent en Pamphylie. Ils annoncèrent la parole à Pergé et descendirent à Attalie. De là ils s'embarquèrent pour Antioche, d'où ils avaient été confiés à la grâce de Dieu pour l'oeuvre qu'ils venaient d'accomplir. A leur arrivée, ils réunirent l'Église et lui racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Ils restèrent assez longtemps avec les disciples. » (Ac 14,21b-28)

II Iconium : le schème de division (v. 1-7)

La Parole qui divise

À Iconium comme à Antioche de Pisidie, la Parole annoncée produit une division : « la population de la ville se divisa » (v. 4). Ce schème — la Parole évangélique qui sépare ceux qui croient de ceux qui refusent — est une constante des Actes et du Nouveau Testament tout entier. Jésus l'avait annoncé en Lc 12,51 : « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. » L'Évangile n'est pas neutre : il appelle à une décision. Il crée une crise — au sens grec du mot (krisis) : un jugement, un discernement, une séparation.

Le motif de la fuite devant la menace (v. 5-6) mérite attention. Paul et Barnabé s'enfuient quand la menace devient réelle. Ce n'est pas de la lâcheté : c'est de la prudence évangélique, conforme à la parole de Jésus en Mt 10,23 : « Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. » Le témoignage n'exige pas de chercher le martyre : il exige de rester fidèle à la mission, quitte à la poursuivre ailleurs. Paul fuira encore à Bérée (Ac 17,14), à Damas (2 Co 11,32-33) — et c'est précisément parce qu'il fuit qu'il pourra continuer à annoncer l'Évangile pendant trente ans.

III Lystre : du dieu à la pierre (v. 8-20)

La guérison du boiteux : miroir d'Ac 3

La guérison du boiteux à Lystre est construite en parallèle explicite avec celle de la Belle Porte à Jérusalem (Ac 3,1-10) : boiteux de naissance, regard fixé sur le malade, formule impérative (« Lève-toi »), bonds de joie. Ce parallèle n'est pas fortuit : il signifie que la même puissance du Ressuscité qui agissait par Pierre à Jérusalem agit maintenant par Paul en pays grec. L'Esprit ne connaît pas de frontières culturelles ou géographiques.

Un détail nouveau apparaît cependant : « voyant qu'il avait la foi pour être guéri » (v. 9). Paul perçoit la foi du malade avant d'agir. Cette perception intuitive — don de connaissance ou de discernement — est un charisme mis en oeuvre au service de la guérison. Elle souligne que le miracle n'est pas une démonstration de puissance arbitraire : il répond à une foi déjà présente, déjà donnée par la grâce.

La méprise mythologique : Zeus et Hermès

La réaction des foules lyciennes est d'une révélation anthropologique capitale. Témoins d'un miracle, ils interprètent immédiatement ce qu'ils voient dans leur cadre de référence culturel et religieux : les dieux descendent parmi les hommes sous forme humaine. Barnabé, imposant et silencieux, est identifié à Zeus — le dieu suprême. Paul, petit et éloquent selon sa propre description (2 Co 10,10 ; 11,6), est identifié à Hermès — le messager des dieux, dieu de l'éloquence. Une tradition locale liée à Ovide (Métamorphoses VIII, 611-724) raconte qu'un vieux couple, Philémon et Baucis, avait accueilli Zeus et Hermès voyageant incognito dans la région — tradition que les habitants de Lystre ne voulaient sans doute pas répéter l'erreur de refuser.

Cette méprise révèle la structure profonde de la religiosité humaine : l'homme est constitutionnellement ouvert au divin, capable de reconnaître dans l'extraordinaire une intervention surnaturelle, mais susceptible de projeter sur cette expérience ses propres représentations culturelles. La tâche du missionnaire n'est pas de nier cette ouverture — elle est un semen Verbi (semence du Verbe) — mais de la purifier et de l'orienter vers le vrai Dieu.

Le refus de la divinisation : une constante apostolique

Le geste de Paul et Barnabé déchirant leurs vêtements et criant « Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous » (v. 14-15) reproduit le refus de Pierre en Ac 10,26 (« Lève-toi ; moi aussi je suis un homme ») et anticipe le refus d'adoration de l'ange en Ap 19,10 et 22,9. Ce refus constant de la divinisation est une des affirmations les plus fondamentales de la théologie chrétienne : entre Dieu et la créature, si élevée soit-elle, la distance est infinie. Aucun homme — aucun apôtre, aucun thaumaturge, aucun saint — ne peut être adoré. La gloire appartient à Dieu seul (Soli Deo gloria). Cette conviction anti-idolâtrique est héritée du monothéisme d'Israël et constitue l'une des ruptures les plus profondes du christianisme avec la religiosité gréco-romaine, où la frontière entre dieux et héros humains était poreuse.

Le premier discours à des païens purs : la théologie naturelle (v. 15-17)

Le discours de Paul à Lystre est adressé à des gens sans formation biblique. Il ne cite aucun texte de l'Écriture d'Israël. Il part de deux réalités accessibles à tout être humain : la création et la conscience morale. Le Dieu vivant qui a fait « le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve » (v. 15 — citation du Ps 146,6) est reconnaissable à travers sa création. Et le don universel de la pluie, des saisons et de la nourriture est une forme de témoignage de Dieu rendu à toutes les nations, même à celles qui ne le connaissent pas encore.

Cette approche — que les théologiens appellent théologie naturelle ou apologétique de la création — s'appuie sur une conviction paulinienne fondamentale exprimée en Rm 1,19-20 : « Ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux [les nations] : Dieu le leur a manifesté. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient dans ses oeuvres par la réflexion. » Dieu n'a jamais laissé les nations sans témoin — même si ce témoignage naturel reste insuffisant pour atteindre la plénitude de la révélation en Jésus-Christ.

La lapidation : du dieu au criminel en un instant

Le renversement est brutal et psychologiquement fascinant : la même foule qui voulait offrir des sacrifices à Paul le lapide quelques instants plus tard (v. 19). Ce renversement — du dieu au criminel en quelques heures — est l'une des illustrations les plus frappantes de la gloire du monde dans toute la Bible : fugace, instable, dépendante de l'opinion et de l'agitation des foules. Paul sera laissé pour mort hors de la ville. La scène rappelle inévitablement le chemin de croix et la crucifixion — et Luc la construit probablement comme un tableau de passion paulinienne : le missionnaire suit le chemin du maître jusque dans l'humiliation et la quasi-mort.

Le lendemain, Paul se relève — le verbe anastas (se levant) est le même que celui utilisé pour la résurrection — et rentre dans la ville. Puis repart en mission. Cette résurrection symbolique de Paul à Lystre est une image anticipatrice de la théologie de 2 Co 4,8-12 : « Nous sommes toujours dans la détresse, mais non à bout de ressources ; [...] toujours portant dans notre corps les souffrances de mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. »

IV Le retour : consolidation des Églises et ecclésiologie fondamentale (v. 21b-28)

Affermir, exhorter, désigner des anciens

Le retour de Paul et Barnabé par le même itinéraire — Derbé, Lystre, Iconium, Antioche de Pisidie — est un acte ecclésiologique fondamental. Ils ne se contentent pas d'annoncer l'Évangile et de partir : ils reviennent pour « affermir l'âme des disciples » et leur désigner des anciens (presbyterous) dans chaque Église. Ce second passage est aussi important que le premier : la mission n'est pas seulement l'annonce initiale de la Parole, mais l'édification durable d'une communauté capable de se gouverner et de persévérer.

La désignation d'anciens (presbyteroi) dans chaque Église est le premier acte d'institution du ministère presbytéral dans les Actes. Ce ministère — dont le nom donnera en Occident le mot prêtre — est dès l'origine un ministère de gouvernance et de soin pastoral des communautés locales. La modalité de leur désignation — après avoir prié et jeûné, ils les confièrent au Seigneur (v. 23) — souligne que c'est en définitive Dieu lui-même qui est le pasteur de son Église : les anciens humains en sont les instruments au service de sa seigneurie.

Ac 14,22 : la tribulation comme chemin du Royaume

La formule de Paul en v. 22 — « C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » — est l'une des affirmations les plus denses des Actes sur la théologie de la croix. Elle n'est pas un masochisme ni un fatalisme : c'est la reconnaissance que le chemin du disciple reproduit nécessairement le chemin du Maître (Jn 15,20 : « Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera aussi »). Cette conviction est au coeur de la théologie paulinienne de la croix : « Je complète dans ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ » (Col 1,24) ; « Nous participons à ses souffrances pour participer aussi à sa gloire » (Rm 8,17). Le Royaume n'est pas au-delà de la tribulation : il s'ouvre à travers elle, comme la résurrection s'ouvre à travers la croix.

Le rapport à l'Église d'Antioche : rendre compte de la mission

Le retour à Antioche se clôt par un acte d'une importance ecclésiologique majeure : Paul et Barnabé « réunirent l'Église et lui racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux » (v. 27). Ce rapport à la communauté envoyante est un principe fondamental de toute mission ecclésiale : le missionnaire n'agit pas pour lui-même ni de manière autonome. Il est envoyé par une Église, il est porté par ses prières, et il lui doit compte de ce que Dieu a accompli. La mission est toujours un acte ecclésial, pas une aventure individuelle.

La formulation est théologiquement précise : « tout ce que Dieu avait fait avec eux » — non pas ce qu'ils avaient fait pour Dieu. Le sujet actif de la mission est toujours Dieu. Les missionnaires sont les compagnons de Dieu dans son action — ce que Paul exprimera en 1 Co 3,9 : « Nous sommes en effet collaborateurs de Dieu » (theou synergoi). Et la formule finale — « comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi » — est une image de la grâce comme don pur : c'est Dieu qui ouvre la porte, les missionnaires ne font que franchir le seuil avec leurs interlocuteurs.

V Synthèse théologique

La fragilité du témoignage

Le chapitre 14 est le chapitre de la fragilité apostolique par excellence. Paul est lapidé, laissé pour mort, puis se relève et repart en mission. Barnabé et lui déchirent leurs vêtements face à l'adulation des foules. Ils fuient devant les menaces à Iconium. Cette fragilité n'est pas un démenti de leur mission : elle en est le sceau d'authenticité. Paul le formulera en 2 Co 4,7 : « Nous portons ce trésor dans des vases d'argile, pour que cette puissance extraordinaire soit de Dieu et non de nous. » La faiblesse du missionnaire est le lieu où la puissance de Dieu se manifeste le plus clairement.

L'Évangile et la religiosité naturelle

La rencontre avec les foules lyciennes révèle que l'Évangile entre en dialogue avec la religiosité naturelle de toute culture humaine — ni en la rejetant en bloc ni en la validant telle quelle, mais en la purgeant de ses idoles et en orientant son élan vers le Dieu vivant. Cette pédagogie — partir de ce que la culture connaît pour la conduire vers ce qu'elle ignore encore — est la méthode d'Ac 17 à l'Aréopage et fonde toute la théologie de l'inculturation développée par le magistère contemporain.

L'Église locale : don de Dieu, non conquête humaine

La formule finale — « il avait ouvert aux nations la porte de la foi » — dit l'essentiel de l'ecclésiologie des Actes. L'Église n'est pas le résultat d'une stratégie missionnaire réussie : elle est le fruit d'une porte ouverte par Dieu. Le missionnaire ne construit pas l'Église : il entre par la porte que Dieu a ouverte et invite ses interlocuteurs à y entrer avec lui. Cette conviction préserve la mission de tout triomphalisme et la maintient dans la gratitude et l'humilité.

VI Questions pour l'approfondissement

1. Paul fuit la lapidation à Iconium, mais se laisse lapider à Lystre. Quelle est la différence entre prudence évangélique et courage apostolique ? Comment discerner quand fuir et quand rester ?

2. Les Lystriens veulent offrir des sacrifices à Paul et Barnabé parce qu'ils ont vu un miracle. Sous quelles formes contemporaines peut-on voir des hommes ou des femmes élevés au rang de dieux ou de gourous par ceux qu'ils ont aidés ? Quels dangers cela comporte-t-il pour eux et pour ceux qui les suivent ?

3. Paul annonce aux habitants de Lystre que Dieu n'a cessé de se rendre témoignage « en donnant pluies et saisons fécondes » (v. 17). Comment reconnaître et valoriser dans votre dialogue avec des non-croyants les traces de Dieu présentes dans leur expérience de la nature, de la vie, de la beauté ?

4. « C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » (v. 22). Cette affirmation est-elle une réalité que vous avez vérifiée dans votre propre cheminement de foi ? Comment la comprendre sans tomber dans une spiritualité masochiste ?

5. Paul et Barnabé reviennent consolider les Églises fondées avant de rentrer à Antioche. Quelle importance accordez-vous à l'accompagnement et à la consolidation dans votre propre service ecclésial ? La mission s'arrête-t-elle à l'annonce initiale ?

VII Pour aller plus loin

Joseph A. Fitzmyer, The Acts of the Apostles, Anchor Bible 31, Doubleday, 1998, p. 520-560 — commentaire verset par verset.

Martin Hengel & Anna Maria Schwemer, Paul Between Damascus and Antioch, SCM Press, 1997 — sur la géographie et le contexte culturel de la Lycaonie.

Ovide, Métamorphoses VIII, 611-724 — le mythe de Philémon et Baucis, arrière-fond culturel de la méprise de Lystre.

Paul Trebilco, Jewish Communities in Asia Minor, Cambridge University Press, 1991 — sur les communautés juives en Asie Mineure et leur rapport aux missionnaires chrétiens.

Concile Vatican II, Ad Gentes §11 et §22 — sur l'inculturation de l'Évangile et la théologie naturelle comme point de départ missionnaire.

Paul VI, Evangelii Nuntiandi §20, 1975 — sur le témoignage de vie comme premier acte missionnaire et la fragilité du témoignage.