Actes des Apôtres — Commentaire théologique
Chapitre 3
Guérison du boiteux · Discours au portique de Salomon · Le Nom de Jésus
Ac 3,1-26 — La puissance du Nom et l'appel à la conversion d'Israël
Le chapitre 3 des Actes marque le premier grand acte miraculeux de l'Église naissante et le deuxième grand discours de Pierre. Il forme avec le chapitre 4 une unité narrative : le miracle à la Belle Porte du Temple (v. 1-10) suscite l'attroupement qui donne occasion au discours (v. 11-26), lequel provoque l'arrestation racontée en Ac 4. Ce triptyque, signe, parole, persécution, sera le schème récurrent de toute la mission apostolique dans les Actes.
Ce chapitre pose deux questions théologiques qui traverseront tout le reste du livre : qu'est-ce que la guérison au nom de Jésus révèle sur sa personne et sur la nature du salut ? Et quel est l'avenir du peuple d'Israël dans le dessein de Dieu, lui qui a livré Jésus à la mort mais à qui la conversion reste offerte ?
I Texte — Actes 3,1-26 (TOB)
La guérison du boiteux (v. 1-10)
« Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure. On portait un homme qui était boiteux de naissance ; on le déposait chaque jour à la porte du Temple appelée la Belle Porte pour qu'il demande l'aumône à ceux qui entraient dans le Temple. Quand il vit Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda une aumône. Pierre, avec Jean, fixa les yeux sur lui et dit : "Regarde-nous." Il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir quelque chose de leur part. Mais Pierre dit : "Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche !" Et le prenant par la main droite, il le releva ; à l'instant ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d'un bond il fut debout et il marchait ; il entra avec eux dans le Temple, marchant, sautant et louant Dieu. Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ; ils le reconnaissaient : c'était bien lui qui était assis à la Belle Porte du Temple pour demander l'aumône. Et ils furent remplis de stupeur et d'étonnement pour ce qui lui était arrivé. » (Ac 3,1-10)
Le discours au portique de Salomon (v. 11-26)
« Comme il se tenait cramponné à Pierre et Jean, tout le peuple, saisi d'étonnement, accourut vers eux au portique dit de Salomon. Voyant cela, Pierre prit la parole devant le peuple : "Hommes d'Israël, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi nous regardez-vous comme si c'était par notre propre puissance ou notre piété que nous avions fait marcher cet homme ? Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous avez livré et renié devant Pilate, alors qu'il avait décidé de le relâcher. Vous avez renié le Saint et le Juste, vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier, et vous avez tué le prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité des morts, et nous en sommes témoins. C'est par la foi en son nom que son nom a affermi cet homme que vous voyez et connaissez ; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette pleine guérison devant vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli ainsi ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous ses prophètes : que son Christ souffrirait. Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés et que viennent les temps du rafraîchissement de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été désigné d'avance comme Christ, Jésus, que le ciel doit garder jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes depuis les temps anciens. Moïse a dit en effet : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira. Et quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ceux qui ont suivi ont aussi annoncé ces jours. Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a établie avec vos pères, quand il a dit à Abraham : En ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre. C'est pour vous en premier que Dieu a ressuscité son serviteur et l'a envoyé pour vous bénir, en faisant renoncer chacun de vous à ses méfaits." » (Ac 3,11-26)
II La guérison à la Belle Porte : analyse du récit (v. 1-10)
Le cadre : la prière au Temple
Le récit s'ouvre sur une indication temporelle et topographique précise : Pierre et Jean montent au Temple pour « la prière de la neuvième heure », soit environ quinze heures. Cette heure correspond à l'une des trois heures canoniques de la prière juive (troisième, sixième et neuvième heure — cf. Ps 55,18 ; Dn 6,11). La communauté chrétienne primitive reste pleinement ancrée dans les pratiques liturgiques du judaïsme. Luc souligne ainsi la continuité : l'Église ne rompt pas avec Israël, elle en accomplit les promesses.
Le Temple est le lieu de rencontre entre Dieu et son peuple. C'est là que se joue le miracle, dans le lieu saint par excellence, au vu de tout le peuple qui entre pour prier. Cette localisation n'est pas neutre : la puissance du Ressuscité se manifeste au cœur même des institutions d'Israël, signifiant que la nouveauté chrétienne s'inscrit dans la continuité de l'histoire sainte, non contre elle.
La Belle Porte et le mendiant boiteux
La Belle Porte (hōraia pylē) est vraisemblablement la grande porte de Nicanor, ornée d'airain corinthien, qui s'ouvrait entre le parvis des femmes et le parvis d'Israël, décrite avec émerveillement par Flavius Josèphe dans ses Guerres juives (V, 5, 3).
« Quant au Temple proprement dit, il avait, dans sa façade, deux portes d’une hauteur immense ; elles étaient toutes couvertes d’or et d’argent, comme aussi les montants, les linteaux et les ornements qui les entouraient. Au-dessus de ces portes s’étendait une vigne d’or, dont les grappes suspendues avaient la taille d’un homme. »
C'est le seuil que franchissent les fidèles pour accéder à la prière. Là est déposé chaque jour un homme « boiteux de naissance » ; la précision est importante. Il n'est pas question d'une infirmité contractée, mais d'une condition congénitale : cet homme n'a jamais marché. Le miracle qui va s'accomplir sera d'autant plus radical qu'il ne s'agit pas d'une guérison, mais d'une véritable création nouvelle.
L'homme demande l'aumône. Pierre et Jean le regardent fixement — « Regarde-nous » — et il les regarde, « s'attendant à recevoir quelque chose ». Ce jeu de regards prépare le retournement : ce qu'il va recevoir dépasse infiniment ses attentes. La pauvreté des apôtres est affirmée avec force : « Je n'ai ni argent ni or. » Ce qu'ils offrent est d'un autre ordre, non pas la richesse du monde, mais la puissance du Nom.
Correspondances — Le boiteux et les prophéties messianiques
La guérison d'un boiteux de naissance s'inscrit dans la tradition prophétique messianique. Isaïe avait annoncé que le temps du salut serait le temps où « le boiteux bondira comme un cerf » (Is 35,6). En Lc 7,22, Jésus lui-même répond aux envoyés de Jean-Baptiste en citant cette prophétie : « les boiteux marchent. » La guérison opérée par Pierre au Nom de Jésus est ainsi une confirmation apostolique que l'ère messianique est bien inaugurée. Elle prolonge et atteste la mission de Jésus. Le même schème apparaît en Is 61,1 — texte que Jésus applique à lui-même en Lc 4,18 — et qui fonde toute la théologie lucanienne du salut comme libération intégrale de l'homme.
Le Nom de Jésus comme puissance agissante
« Au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche ! » Cette formule est le cœur théologique de l'épisode. Le Nom (onoma) dans la culture biblique n'est pas une étiquette : il exprime la réalité profonde de l'être, sa puissance, sa présence active. Invoquer le Nom de Jésus, c'est rendre Jésus présent et agissant. Pierre prend l'homme par la main droite et le relève ; le verbe grec ēgeiren est le même que celui utilisé pour la résurrection de Jésus. Ce n'est pas une coïncidence : la guérison physique de l'infirme est le signe visible de la résurrection spirituelle que le Christ opère chez les personnes.
La réaction de l'homme guéri est décrite avec une joie débordante : « marchant, sautant et louant Dieu ». Cette triple action — marcher, sauter, louer — est une allusion directe à Is 35,6 (LXX) et exprime la plénitude du salut reçu. Le premier mouvement de l'homme libéré est d'entrer dans le Temple pour louer Dieu. La guérison n'est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la louange, qui est la forme suprême de la vie humaine accomplie.
III Le discours au portique de Salomon : christologie et appel à Israël (v. 11-26)
Structure du discours
- Le discours de Pierre au portique de Salomon est le deuxième grand discours des Actes. Il suit une structure analogue à celui de la Pentecôte, tout en développant des thèmes christologiques nouveaux. On distingue :
- un exorde qui détourne l'attention du thaumaturge vers Dieu (v. 12),
- un kérygme articulé autour de la mort et de la résurrection de Jésus (v. 13-15),
- une explication du miracle par la foi au Nom (v. 16),
- une miséricordieuse atténuation de la responsabilité des auditeurs (v. 17-18),
- un appel à la conversion avec promesse eschatologique (v. 19-21),
- et une démonstration scripturaire fondée sur Moïse et Abraham (v. 22-26).
La christologie des titres (v. 13-15)
En quelques versets, Pierre accumule une série de titres christologiques qui constituent un véritable trésor de la christologie primitive. Serviteur (pais, v. 13 et 26) — titre qui renvoie aux poèmes du Serviteur souffrant d'Isaïe (Is 42 ; 49 ; 52–53) et qui exprime la mission rédemptrice de Jésus dans l'humiliation et l'obéissance. Le Saint (hagios, v. 14) — titre divin par excellence, qui renvoie à la sainteté absolue de Dieu (Is 6,3) et que Pierre applique à Jésus sans hésitation. Le Juste (dikaios, v. 14) — titre messianique attendu (Za 9,9 ; Is 53,11 ; Jr 23,5) que l'Église primitive applique au Christ ressuscité (cf. Ac 7,52 ; 22,14 ; 1 Jn 2,1). Le prince de la vie (archēgos tēs zōēs, v. 15) — titre unique et saisissant : Jésus est l'auteur, le pionnier, le chef de file de la vie. Ceux qui l'ont tué ont attenté à la Source même de toute vie.
Pais theou — Le Serviteur de Dieu dans les Actes
Le titre pais (serviteur/enfant) appliqué à Jésus apparaît quatre fois dans les Actes (3,13 ; 3,26 ; 4,27 ; 4,30) et nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament avec ce sens christologique précis. Il renvoie directement aux chants du Serviteur d'Isaïe (Is 42,1-9 ; 49,1-7 ; 50,4-11 ; 52,13–53,12), que l'Église primitive a reconnu comme la prophétie la plus précise de la passion et de la glorification du Christ. La LXX traduit ebed YHWH (serviteur de YHWH) par pais theou (serviteur/enfant de Dieu). Ce titre fondamentalement humiliatoire — le serviteur est celui qui obéit — est retourné par la résurrection : c'est précisément dans son abaissement que Jésus est glorifié (Ph 2,6-11 reprend la même logique).
L'ignorance comme circonstance atténuante (v. 17)
« Je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. » Pierre n'excuse pas la mort de Jésus — il vient de l'affirmer avec force : « vous avez tué le prince de la vie » — mais il en atténue la responsabilité subjective en invoquant l'ignorance (agnoia). Cette ligne argumentative est cohérente avec la parole de Jésus en croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Elle ouvre un espace de miséricorde et de conversion qui est précisément l'objet de tout le discours. Cette théologie de l'ignorance ne supprime pas la faute : elle la situe dans la perspective du dessein de Dieu qui peut en tirer un bien plus grand.
La même logique est développée par Paul en 1 Co 2,8 : « Si les chefs de ce monde l'avaient connue [la sagesse de Dieu], ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire. » Et en 1 Tm 1,13 : « J'ai obtenu miséricorde parce que j'avais agi par ignorance, dans l'incrédulité. » L'ignorance n'est pas une innocence, mais elle est un espace où la miséricorde divine peut s'exercer.
L'appel à la conversion et la promesse eschatologique (v. 19-21)
Pierre appelle ses auditeurs à la metanoia (conversion) et à l'epistrophē (retournement vers Dieu). Ces deux termes, distincts mais complémentaires, expriment la totalité du mouvement de conversion : la metanoia est le changement intérieur du cœur et de l'intelligence ; l'epistrophē est le retournement concret de la vie vers Dieu. La conversion est inséparablement intérieure et extérieure, personnelle et communautaire.
La promesse qui accompagne l'appel est d'une richesse eschatologique exceptionnelle. Pierre évoque « les temps du rafraîchissement » (kairoi anapsyxeōs) — expression unique dans le Nouveau Testament, qui exprime le soulagement, le repos, la respiration après l'effort. Elle annonce une ère de paix et de plénitude. Puis il parle de « l'apokatastasis de toutes choses » (v. 21) — terme grec traduit par « rétablissement » dans la TOB — qui désigne la restauration eschatologique universelle annoncée par les prophètes. Ce terme rare a nourri toute la réflexion théologique sur la fin des temps et, chez Origène, sur l'éventualité du salut universel.
Moïse, Abraham et la vocation d'Israël (v. 22-26)
Pierre conclut son discours par deux citations scripturaires. La première est Dt 18,15-16, la promesse d'un Prophète semblable à Moïse que Dieu suscitera. Cette attente prophétique était vivante dans le judaïsme du Ier siècle (cf. Jn 1,21 ; 6,14 ; 7,40) et Pierre l'applique à Jésus. Jésus est le nouveau Moïse, le prophète par excellence, thème que Luc développe tout au long de son œuvre (cf. Lc 9,28-36 où Moïse et Élie apparaissent à la Transfiguration et parlent de l'exode de Jésus). Quiconque refuse d'écouter ce Prophète sera « exterminé du milieu du peuple » — avertissement solennel qui souligne l'enjeu ultime de l'écoute de Jésus.
La seconde citation renvoie à la promesse faite à Abraham : « En ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 22,18 ; cf. Gn 12,3 ; 18,18). Pierre fait d'Israël le premier destinataire de cette bénédiction universelle : « C'est pour vous en premier. » Cette formule — qui sera reprise par Paul en Rm 1,16 (« pour le Juif d'abord ») — affirme la priorité d'Israël dans l'histoire du salut sans en exclure les nations. La vocation d'Israël n'est pas annulée : elle est accomplie et élargie dans le Christ.
Ac 3,22-25 et la théologie du « prophète semblable à Moïse »
La citation de Dt 18,15 en Ac 3,22 est l'une des clés de la christologie lucanienne. Luc présente Jésus comme le nouveau Moïse tout au long de son Évangile et des Actes : naissance menacée (Lc 2 / Ex 1–2), baptême dans le Jourdain (Lc 3 / Ex 14), tentation au désert (Lc 4 / Nb 14), le Sermon sur la montagne / les Béatitudes comme nouvelle Torah (Mt 5 / Ex 20), transfiguration comme nouveau Sinaï (Lc 9 / Ex 24), et enfin la montée vers Jérusalem comme un nouvel Exode (exodos, Lc 9,31). En Ac 7, Étienne développera longuement cette typologie Moïse-Jésus dans son discours avant son martyre.
IV Synthèse théologique
La guérison comme signe du salut intégral
Le miracle du boiteux n'est pas seulement une démonstration de puissance : il est un signe (sēmeion) au sens johannique du terme, c'est-à-dire une réalité visible qui renvoie à une réalité invisible plus grande. La guérison du corps est le signe du salut de l'âme ; la libération de l'infirmité physique signifie la libération du péché et de la mort. Luc, médecin et théologien, refuse toute dualité entre corps et âme, entre guérison physique et salut spirituel. Le salut chrétien est intégral ou il n'est pas. Ce chapitre est ainsi un témoignage fondamental contre toute spiritualité désincarnée.
Le Nom de Jésus : christologie implicite
La guérison opérée au Nom de Jésus implique une affirmation christologique : Jésus ressuscité est présent et agissant dans sa communauté. Son Nom n'est pas une formule magique : il est la convocation de sa personne vivante. Pierre précise en v. 16 : « c'est par la foi en son nom » que la guérison s'est produite. La foi est le canal de la puissance du Nom. Cette articulation Nom-foi-guérison est la structure profonde du sacrement chrétien : l'Église agit au Nom du Seigneur, et ce Nom est efficace pour ceux qui croient.
Israël et la miséricorde de Dieu
Le discours du chapitre 3 est adressé à des Juifs de Jérusalem et constitue l'appel le plus pressant et le plus miséricordieux à la conversion d'Israël dans tout le livre des Actes. Pierre accuse sans condamner, reproche sans rejeter. Il place la mort de Jésus dans le cadre du dessein divin (« Dieu a accompli ainsi ce qu'il avait annoncé ») et maintient ouverte la porte de la miséricorde. La théologie paulinienne d'Israël (Rm 9–11) trouvera ici l'un de ses fondements narratifs : Dieu n'a pas rejeté son peuple ; il lui offre, « en premier », la grâce de reconnaître son Messie.
V Questions pour l'approfondissement
1. Pierre dit à l'infirme : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne. » Qu'est-ce que l'Église possède que le monde ne peut pas donner ? En quoi cette parole est-elle programmatique pour la mission chrétienne ?
2. La guérison est opérée au Nom de Jésus. Que signifie dans la Bible agir « au nom de » quelqu'un ? En quoi cela diffère-t-il d'une formule magique ?
3. Pierre affirme que les Juifs ont agi « par ignorance » en livrant Jésus à la mort. Comment articuler responsabilité humaine et dessein divin dans la mort du Christ ?
4. La promesse de l'apokatastasis (rétablissement de toutes choses, v. 21) a nourri des débats théologiques sur l'universalisme du salut. Que dit le texte exactement ? Quelles en sont les limites interprétatives ?
5. En quoi Jésus est-il le « prophète semblable à Moïse » annoncé en Dt 18,15 ? Relevez les parallèles entre Moïse et Jésus dans l'Évangile de Luc.
VI Pour aller plus loin
Joseph A. Fitzmyer, The Acts of the Apostles, Anchor Bible 31, Doubleday, 1998, p. 276-310 — commentaire verset par verset.
Jacques Dupont, Nouvelles études sur les Actes des Apôtres, Lectio Divina 118, Cerf, 1984 — études sur les discours de Pierre et leur christologie.
Martin Hengel, Between Jesus and Paul, SCM Press, 1983 — sur le christianisme primitif et la continuité avec le judaïsme.
Oscar Cullmann, Christologie du Nouveau Testament, Delachaux & Niestlé, 1968 — analyse classique des titres christologiques dont pais theou et archēgos.
Walter Kasper, Jésus le Christ, Cerf, 1976 — sur la christologie des titres dans le christianisme primitif.
