Actes des Apôtres — Commentaire théologique
Chapitre 18
Corinthe · Aquila et Priscille · La vision de nuit · Apollos
Ac 18,1-28 — Dix-huit mois à Corinthe : l'Église dans la cité cosmopolite
Le chapitre 18 est le chapitre de Corinthe — ville la plus importante de Grèce au Ier siècle, capitale de la province romaine d'Achaïe, carrefour commercial entre l'Orient et l'Occident, cité cosmopolite et moralement turbulente. C'est là que Paul séjournera le plus longtemps lors de son deuxième voyage missionnaire — dix-huit mois — et que naîtra l'une des communautés les plus vivantes et les plus problématiques du christianisme primitif, à qui Paul adressera deux longues épîtres.
Ce chapitre est également celui de deux rencontres humaines fondamentales : Aquila et Priscille, couple de tentmakers juifs expulsés de Rome qui deviendront les collaborateurs les plus proches de Paul, et Apollos, prédicateur alexandrin d'une éloquence et d'une culture scripturaire exceptionnelles, que Priscille et Aquila formeront à la plénitude de l'Évangile. Ces trois figures — Paul l'artisan-apôtre, le couple Aquila-Priscille, Apollos le brillant prédicateur — dessinent ensemble un modèle de coopération missionnaire d'une fécondité exemplaire.
I Texte — Actes 18,1-28 (TOB)
Paul à Corinthe : Aquila, Priscille et le tournant vers les nations (v. 1-17)
« Après cela, Paul quitta Athènes et vint à Corinthe. Il trouva un Juif nommé Aquila, originaire du Pont, récemment arrivé d'Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de quitter Rome. Il alla les trouver et, comme il était du même métier, il s'installa chez eux et travaillait : ils étaient faiseurs de tentes de métier. Chaque sabbat, il discutait dans la synagogue et convainquait Juifs et Grecs. Quand Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul s'appliqua entièrement à la parole, attestant aux Juifs que Jésus est le Christ. Mais, comme ils résistaient et blasphémaient, il secoua ses vêtements et leur dit : "Votre sang soit sur votre tête ! Pour ma part, j'en suis pur. Désormais, je m'en vais vers les nations." Il sortit de là et alla chez un certain Titius Justus, qui craignait Dieu et dont la maison était contiguë à la synagogue. Crispus, le chef de la synagogue, crut au Seigneur avec toute sa maison, et beaucoup de Corinthiens qui entendaient crurent et furent baptisés. Le Seigneur dit à Paul pendant la nuit dans une vision : "Ne crains pas, mais parle et ne te tais pas ; car je suis avec toi, et personne ne s'en prendra à toi pour te faire du mal : j'ai un peuple nombreux dans cette ville." Paul s'y établit un an et demi, enseignant parmi eux la parole de Dieu. Pendant que Gallion était proconsul d'Achaïe, les Juifs se soulevèrent d'un commun accord contre Paul et l'amenèrent au tribunal. Ils dirent : "Cet homme persuade les gens d'adorer Dieu d'une manière contraire à la Loi." Paul allait ouvrir la bouche, mais Gallion dit aux Juifs : "S'il s'agissait de quelque crime ou de quelque méfait, ô Juifs, il serait raisonnable que je vous supporte. Mais s'il s'agit de discussions portant sur des paroles, des noms et votre Loi à vous, c'est vous-mêmes qui y verrez ; moi, je ne veux pas être juge de ces choses." Et il les renvoya du tribunal. Alors tous les Grecs saisirent Sosthène, le chef de la synagogue, et le battaient devant le tribunal, mais Gallion ne s'en souciait pas du tout. » (Ac 18,1-17)
Le retour à Antioche et la rencontre d'Apollos (v. 18-28)
« Paul resta encore assez longtemps, puis il prit congé des frères et s'embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d'Aquila. À Cenchrées, il s'était fait couper les cheveux, car il avait fait un voeu. Ils arrivèrent à Éphèse et il les y laissa. Pour sa part, il entra dans la synagogue et discuta avec les Juifs. Ceux-ci lui demandèrent de rester plus longtemps, mais il n'y consentit pas. Il prit congé d'eux en disant : "Je reviendrai chez vous, si Dieu le veut", et il appareilla d'Éphèse. Il débarqua à Césarée, monta saluer l'Église et descendit à Antioche. Ayant passé quelque temps là, il repartit et parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, affermissant tous les disciples. Cependant, un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, arriva à Éphèse. Il avait été instruit dans la voie du Seigneur et, fervent d'esprit, il parlait et enseignait avec exactitude les choses concernant Jésus, bien qu'il ne connût que le baptême de Jean. Il se mit à parler avec assurance dans la synagogue. Priscille et Aquila, l'ayant entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent avec plus d'exactitude la voie de Dieu. Comme il voulait passer en Achaïe, les frères l'y encouragèrent et écrivirent aux disciples de l'accueillir. À son arrivée, il rendit de grands services à ceux qui avaient cru par la grâce, car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, démontrant par les Écritures que Jésus est le Christ. » (Ac 18,18-28)
II Paul à Corinthe : le contexte et les premiers pas (v. 1-4)
Corinthe : la ville de tous les défis
Corinthe est au Ier siècle une des villes les plus importantes de l'Empire romain. Détruite par Rome en 146 av. J.-C., elle avait été refondée par Jules César en 44 av. J.-C. comme colonie romaine et était devenue la capitale de la province d'Achaïe. Sa double position géographique — entre deux mers (la mer Ionienne à l'ouest et la mer Égée à l'est) — en faisait le carrefour commercial le plus actif de Grèce. Sa population était cosmopolite : Romains, Grecs, Juifs de la Diaspora, orientaux de toutes origines. Sa réputation morale était désastreuse : le verbe grec korinthiazesthai (se conduire à la mode de Corinthe) était synonyme de débauche dans la langue courante. C'est dans cette ville — riche, diverse, moralement turbulente — que Paul va passer dix-huit mois et fonder l'une des communautés les plus vivantes et les plus difficiles du christianisme primitif.
Aquila et Priscille : la fraternité du même métier
La rencontre avec Aquila et Priscille est l'une des plus belles pages de la vie apostolique de Paul. Aquila est un Juif du Pont (région du nord de l'Asie Mineure) expulsé de Rome par l'édit de l'empereur Claude (vers 49 apr. J.-C.) — édit que l'historien romain Suétone (Vie de Claude 25,4) attribue à des troubles causés à l'instigation d'un certain Chrestos, vraisemblablement des conflits dans la communauté juive de Rome autour de la foi en Christ. Paul les rejoint non seulement dans la foi mais dans le même métier : ils sont tous faiseurs de tentes (skènopoioi). Ce travail manuel commun est le fondement de la relation.
Le travail manuel de Paul — qu'il revendiquera avec fierté dans ses lettres (1 Co 4,12 ; 1 Th 2,9 ; 2 Th 3,8 ; Ac 20,34) — n'est pas une concession économique mais une décision théologique et missionnaire : ne pas être à charge des communautés, rester libre vis-à-vis des mécènes potentiels, témoigner que l'Évangile est gratuit. La koinônia entre Paul, Aquila et Priscille naît d'un partage de vie quotidien, d'un atelier commun, d'un même toit — avant même d'être une communion dans la foi. C'est un modèle de fraternité apostolique enraciné dans la chair du quotidien.
Aquila et Priscille dans les lettres de Paul
Le couple Aquila et Priscille est mentionné six fois dans le Nouveau Testament — quatre fois dans les Actes (18,2.18.26 ; et 18,19 pour Priscille seule mentionnée avant Aquila) et deux fois dans les lettres de Paul (Rm 16,3-5 ; 1 Co 16,19 ; 2 Tm 4,19). La mention répétée de Priscille (Prisca dans les lettres) avant Aquila dans plusieurs passages est significative : dans la culture romaine, citer une femme avant son mari suggère un statut social supérieur ou une autorité reconnue dans la communauté. Rm 16,3-5 les appelle « mes collaborateurs en Jésus-Christ » qui ont risqué leur vie pour Paul, et dont la maison abrite une Église. Ce couple est le modèle de la coopération conjugale dans la mission : deux époux qui mettent leur maison, leur travail et leur compétence au service de l'Évangile.
III Le tournant vers les nations et la vision de nuit (v. 5-11)
La déclaration programmatique à Corinthe
Comme à Antioche de Pisidie (Ac 13,46), le rejet de la prédication synagogale à Corinthe provoque une déclaration de tournant missionnaire : « Votre sang soit sur votre tête ! Pour ma part, j'en suis pur. Désormais, je m'en vais vers les nations » (v. 6). La formule « votre sang soit sur votre tête » est une formule d'Ez 33,4 signifiant que la responsabilité du refus incombe à ceux qui refusent, non au prédicateur qui a fidèlement annoncé. Paul ne les maudit pas : il atteste qu'il a rempli sa responsabilité de témoin.
Le fait qu'il se rende alors chez Titius Justus dont la maison était contiguë à la synagogue (v. 7) est symboliquement fort : la mission aux nations se fait à portée de mur de la synagogue. La rupture n'est pas une désertion : elle est une transition qui maintient la proximité. Et immédiatement après, Crispus — le chef de la synagogue lui-même — croit et est baptisé avec toute sa maison (v. 8 ; cf. 1 Co 1,14 où Paul se souvient de l'avoir baptisé). La rupture déclarée n'est jamais définitive : elle ouvre un espace de liberté où certains des plus solides piliers de la synagogue peuvent venir à la foi.
La vision de nuit : « J'ai un peuple nombreux dans cette ville »
La vision nocturne à Corinthe (v. 9-10) est l'une des plus intimes et des plus révélatrices de la psychologie apostolique de Paul. Le Seigneur lui dit : « Ne crains pas, mais parle et ne te tais pas ; car je suis avec toi ». Cette parole suppose que Paul avait peur. Après les humiliations d'Athènes, les conflits de Thessalonique, la solitude et les résistances, Paul à Corinthe est peut-être tenté de se taire. La vision le confirme dans sa mission et l'encourage : « j'ai un peuple nombreux dans cette ville ».
Cette formule révèle une conviction théologique profonde : avant même que Paul prêche, Dieu connaît ceux qui vont croire. Il a déjà ce peuple, même si Paul ne le connaît pas encore. La mission de Paul est de trouver et de rassembler ce peuple que Dieu a déjà choisi. Cette perspective — la grâce précède toujours la mission — est le fondement de toute confiance apostolique dans les situations difficiles.
IV Gallion et la protection involontaire de Rome (v. 12-17)
L'épisode de Gallion — le proconsul d'Achaïe — est d'une importance historique et théologique considérable. Les Juifs de Corinthe traînent Paul devant son tribunal, l'accusant de « persuader les gens d'adorer Dieu d'une manière contraire à la Loi » (v. 13). Gallion refuse de statuer : « S'il s'agit de discussions portant sur des paroles, des noms et votre Loi à vous, c'est vous-mêmes qui y verrez » (v. 15). Il renvoie l'affaire comme une querelle interne au judaïsme, sans portée pénale pour Rome.
Cette décision — qui d'un point de vue historique peut être datée précisément grâce à une inscription de Delphes mentionnant Gallion comme proconsul vers 51-52 apr. J.-C., permettant d'ancrer le séjour de Paul à Corinthe — a une portée missionnaire considérable. Elle établit un précédent jurisprudentiel : le christianisme est traité comme une affaire interne au judaïsme, religion licita (autorisée) dans l'Empire. Cette protection involontaire de Rome permet à Paul de continuer sa mission à Corinthe et dans tout l'Empire pendant encore plusieurs années, avant que les persécutions impériales de Néron ne changent la donne.
L'inscription de Delphes : un ancrage historique exceptionnel
La mention de Gallion comme proconsul d'Achaïe (Ac 18,12) est l'une des données les mieux ancrées historiquement des Actes. Une inscription découverte à Delphes en 1905 mentionne Gallion comme proconsul d'Achaïe dans une lettre de l'empereur Claude datée de 51-52 apr. J.-C. Cette inscription permet de dater avec une précision rare le séjour de Paul à Corinthe : il est arrivé vers l'an 50 et a quitté la ville vers 52. C'est l'une des données chronologiques les plus sûres de toute la biographie paulinienne, qui permet de construire une chronologie relative de l'ensemble de ses voyages missionnaires.
V Apollos à Éphèse : la formation par le couple apostolique (v. 24-28)
Le portrait d'Apollos
Apollos est l'une des figures les plus attachantes des Actes. Il est décrit avec une accumulation de qualités remarquable : originaire d'Alexandrie (capitale intellectuelle du monde juif hellénistique, siège de la grande bibliothèque, de l'école de Philon et de la traduction de la Septante), homme éloquent (logios — cultivé, éloquent au sens rhétorique classique), versé dans les Écritures, fervent d'esprit, enseignant avec exactitude. Et pourtant il y a une lacune dans sa formation : il ne connaît que le baptême de Jean, non le baptême chrétien au nom de Jésus et dans l'Esprit Saint.
Cette lacune n'est pas une faute ou une hypocrisie : c'est simplement la limite de ce qui lui a été transmis. Apollos représente le type du croyant sincère et zélé qui dispose d'une formation partielle — type que l'on retrouvera encore en Ac 19,1-7 avec les disciples qui n'ont reçu que le baptême de Jean. Sa figure soulève une question ecclésiologique permanente : comment une formation incomplète peut-elle coexister avec une foi authentique et un ministère fécond ?
Priscille et Aquila l'instruisent : l'accompagnement dans la discrétion
La manière dont Priscille et Aquila traitent Apollos est d'une délicatesse pédagogique exemplaire. Ils ne l'interrompent pas pendant qu'il prêche dans la synagogue. Ils ne le reprennent pas publiquement. Ils « le prirent avec eux » (v. 26) — dans leur maison, dans l'intimité d'une relation fraternelle — et « lui exposèrent avec plus d'exactitude la voie de Dieu ». C'est un accompagnement discret, respectueux, personnel. Ils complètent sa formation sans briser son ministère ni humilier sa réputation.
Ce geste est remarquable à un double titre. D'abord, il est accompli par un couple — et Priscille est mentionnée en premier (v. 26), signe de son autorité dans cet accompagnement. Une femme instruit un prédicateur brillant dans la foi chrétienne. Ensuite, il est accompli dans la discrétion — non dans le cadre d'un enseignement public ou d'une correction officielle, mais dans le cadre d'une hospitalité fraternelle. C'est la forme la plus féconde de formation : celle qui se donne dans la relation de confiance.
Apollos dans les lettres de Paul : un rival ou un collaborateur ?
Apollos joue un rôle important dans la crise des partis à Corinthe. Certains membres de la communauté se réclament de lui en opposition à Paul (1 Co 1,12 : « moi, j'appartiens à Paul », « moi, j'appartiens à Apollos »). Paul répond en refusant toute rivalité : « Qu'est-ce donc qu'Apollos ? Qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez cru [...] J'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui a fait croître » (1 Co 3,5-6). Cette image de la complémentarité des ministères — l'un plante, l'autre arrose — est l'une des plus belles métaphores ecclésiologiques du Nouveau Testament. Paul et Apollos ne sont pas rivaux : ils sont collaborateurs du même dessein divin, chacun avec son charisme propre. L'unité de l'Église ne vient pas de l'uniformité des ministres mais de l'unique Dieu qui donne la croissance.
VI Synthèse théologique
L'Évangile dans la cité : enracinement et durée
Le séjour de dix-huit mois à Corinthe révèle une dimension souvent négligée de la mission paulinienne : la durée et l'enracinement. Paul ne passe pas en coup de vent pour annoncer l'Évangile et repartir. Il s'installe, travaille, vit avec les gens, crée des liens durables. Cette présence longue — qui se répétera à Éphèse (trois ans, Ac 20,31) — est indispensable pour que la communauté chrétienne puisse prendre racine dans une culture complexe et difficile. La mission ne se réduit pas à l'annonce initiale : elle est aussi présence, enracinement, accompagnement dans la durée.
La coopération missionnaire : les formes de la fraternité apostolique
Le chapitre 18 illustre la richesse de la coopération missionnaire. Paul, Silas, Timothée, Aquila, Priscille, puis Apollos — chacun apporte sa compétence, son charisme, son réseau. La mission n'est pas l'affaire d'un seul génie : elle est une oeuvre collective où chacun joue son rôle irremplaçable. Le couple Aquila-Priscille forme Apollos. Apollos prêchera à Corinthe avec un impact considérable. Paul affirme cette complémentarité en 1 Co 3,6 : « J'ai planté, Apollos a arrosé ». La mission est une symphonie, non un solo.
La formation comme acte ecclésial permanent
L'épisode d'Apollos révèle que la formation dans la foi est un processus permanent et ne s'arrête pas aux premiers pas de la conversion. Même le prédicateur le plus brillant, le plus éloquent, le plus versé dans les Écritures peut avoir besoin d'un accompagnement qui complète et approfondit sa formation. L'Église est une communauté apprenante, où chacun peut instruire et être instruit, où la compétence théologique n'immunise pas contre la nécessité de continuer à apprendre. Priscille et Aquila, qui n'ont aucun titre officiel, instruisent un prédicateur de talent dans la discrétion fraternelle d'une maison. C'est l'Église à son meilleur.
VII Questions pour l'approfondissement
1. Paul travaille de ses mains comme faiseur de tentes pour ne pas être à la charge des communautés. Quelle image de l'apôtre et du ministre cela dessine-t-il ? Quel rapport entre travail ordinaire et témoignage chrétien cette attitude suggère-t-elle ?
2. Le Seigneur dit à Paul : « Ne crains pas » — sous-entendant qu'il avait peur. Qu'est-ce que cela révèle sur la psychologie apostolique de Paul ? Comment comprendre que la peur coexiste avec la foi et avec une vocation authentique ?
3. Gallion protège involontairement la mission chrétienne en refusant de statuer. Comment comprendre que la Providence divine peut utiliser des décisions purement politiques ou opportunistes pour servir ses desseins ? Reconnaissez-vous ce type d'instrument providentiel dans votre propre expérience ?
4. Priscille et Aquila instruisent Apollos dans la discrétion d'une maison, sans le corriger publiquement. Qu'est-ce que cette manière d'accompagner révèle sur la pédagogie de la foi ? Comment l'appliquer dans vos relations fraternelles ou pastorales ?
5. Paul dit d'Apollos : « J'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui a fait croître » (1 Co 3,6). Comment cette image de la complémentarité des ministères vous aide-t-elle à comprendre votre propre rôle dans la mission, sans jalousie ni rivalité ?
VIII Pour aller plus loin
Joseph A. Fitzmyer, The Acts of the Apostles, Anchor Bible 31, Doubleday, 1998, p. 616-660 — commentaire détaillé, notamment sur l'inscription de Delphes.
Murphy-O'Connor Jérôme, Saint Paul à Corinthe, Cerf, 2011 — reconstruction archéologique et historique du Corinthe du Ier siècle.
Wayne A. Meeks, The First Urban Christians, Yale University Press, 1983 — sur la sociologie de la communauté corinthienne.
Suétone, Vie de Claude 25,4 — sur l'édit d'expulsion des Juifs de Rome, contexte historique d'Ac 18,2.
Antoinette Clark Wire, The Corinthian Women Prophets, Fortress Press, 1990 — sur le rôle des femmes dans la communauté de Corinthe, en lien avec la figure de Priscille.
