Actes des Apôtres — Commentaire théologique
Chapitre 17
Thessalonique · Bérée · Le discours de l'Aréopage d'Athènes
Ac 17,1-34 — La foi et la raison : Paul face à la culture grecque
Le chapitre 17 conduit Paul à travers trois villes aux profils très différents : Thessalonique, grande métropole macédonienne où l'Évangile provoque une émeute (v. 1-9) ; Bérée, cité plus ouverte dont les habitants accueillent la parole avec empressement tout en examinant les Écritures (v. 10-15) ; et enfin Athènes, capitale intellectuelle du monde grec, où Paul prononce devant l'Aréopage le discours le plus philosophiquement sophistiqué de toute la Bible (v. 16-34).
Ce discours de l'Aréopage est un chef-d'oeuvre de rhétorique, de théologie naturelle et d'inculturation de l'Évangile dans la culture hellénistique. Il fonde la légitimité du dialogue entre foi et raison, entre Évangile et cultures, entre révélation biblique et quête philosophique de la vérité — questions qui traversent toute l'histoire de la théologie jusqu'à Jean-Paul II et Fides et Ratio.
I Texte — Actes 17,1-34 (TOB)
Thessalonique : émeute et fuite (v. 1-9)
« Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique où les Juifs avaient une synagogue. Suivant sa coutume, Paul y entra et, durant trois sabbats, il discuta avec eux à partir des Écritures, expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, et qu'il s'appelle Jésus, ce Christ que moi je vous annonce. Quelques-uns d'entre eux furent convaincus et se joignirent à Paul et à Silas, ainsi qu'une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et un bon nombre de femmes de qualité. Mais les Juifs, remplis de jalousie, prirent avec eux de mauvais sujets parmi les gens de la place publique, formèrent un attroupement et mirent la ville en émoi. Ils attaquèrent la maison de Jason et cherchaient à les amener devant l'assemblée du peuple. Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques, en criant : "Ces hommes qui ont bouleversé le monde entier sont venus ici aussi, et Jason les a reçus. Tous agissent contrairement aux décrets de César, affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus." Ils troublèrent la foule et les politarques qui entendaient ces choses. Ceux-ci, après avoir obtenu caution de Jason et des autres, les relâchèrent. » (Ac 17,1-9)
Bérée : les nobles examinateurs des Écritures (v. 10-15)
« Les frères firent aussitôt partir Paul et Silas de nuit pour Bérée. À leur arrivée, ils allèrent dans la synagogue des Juifs. Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique : ils accueillirent la parole avec beaucoup d'empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu'on leur disait était exact. Beaucoup d'entre eux crurent, ainsi que des femmes grecques de qualité et des hommes en bon nombre. Mais quand les Juifs de Thessalonique apprirent que Paul annonçait aussi la parole de Dieu à Bérée, ils y vinrent pour agiter et troubler les foules. Alors les frères firent partir Paul immédiatement pour aller vers la mer, tandis que Silas et Timothée restèrent là. Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes, puis ils repartirent avec une consigne pour Silas et Timothée de le rejoindre le plus vite possible. » (Ac 17,10-15)
Paul à Athènes : de l'agora à l'Aréopage (v. 16-21)
« Pendant que Paul les attendait à Athènes, son esprit était irrité en lui de voir la ville pleine d'idoles. Il discutait donc dans la synagogue avec les Juifs et les gens pieux, et sur l'agora chaque jour avec ceux qu'il rencontrait. Quelques philosophes épicuriens et stoïciens l'attaquèrent. Les uns disaient : "Que veut dire ce discoureur ?" D'autres : "Il semble annoncer des divinités étrangères." — car il annonçait Jésus et la résurrection. Ils le prirent et le conduisirent à l'Aréopage, en disant : "Pouvons-nous savoir quelle est cette doctrine nouvelle que tu enseignes ? Car tu nous apportes quelque chose d'étrange à nos oreilles ; nous voudrions donc savoir ce que cela signifie." Or tous les Athéniens et les étrangers résidant là ne passaient leur temps qu'à dire ou à entendre quelque chose de nouveau. » (Ac 17,16-21)
Le discours de l'Aréopage (v. 22-31)
« Paul, debout au milieu de l'Aréopage, dit : "Athéniens, je vous vois en toutes choses extrêmement religieux. En effet, en passant et en regardant vos monuments religieux, j'ai même trouvé un autel avec cette inscription : À UN DIEU INCONNU. Ce que vous adorez sans le connaître, voilà ce que je vous annonce. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu'il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas dans des temples faits de mains d'hommes. Il n'est pas non plus servi par des mains d'hommes comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses. Il a fait d'un seul être tout le genre humain pour qu'il habite sur toute la face de la terre ; il a fixé des temps déterminés et les limites de leur demeure, pour qu'ils cherchent Dieu, et qu'ils s'efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous. Car c'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être ; comme l'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : Car nous sommes aussi de sa race. Ainsi donc, étant de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l'or ou de l'argent ou de la pierre sculptée par l'art et le génie de l'homme. Or, sans tenir compte des temps d'ignorance, Dieu annonce maintenant aux hommes que tous en tout lieu doivent se repentir, parce qu'il a fixé un jour où il doit juger le monde avec justice par un homme qu'il a désigné, en donnant à tous une garantie en le ressuscitant d'entre les morts." » (Ac 17,22-31)
La réception du discours (v. 32-34)
« En entendant parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, d'autres dirent : "Nous t'entendrons là-dessus une autre fois." Ainsi Paul sortit du milieu d'eux. Cependant quelques hommes s'attachèrent à lui et crurent : parmi eux, Denys l'Aréopagite et une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux. » (Ac 17,32-34)
II Thessalonique et Bérée : deux manières de recevoir la Parole (v. 1-15)
Thessalonique : le Christ roi contre César
La méthode de Paul à Thessalonique est scripturaire : pendant trois sabbats il discuta avec eux à partir des Écritures, expliquant et établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts (v. 2-3). Cette démonstration exégétique — la nécessité (edei) de la passion et de la résurrection fondée sur les prophéties — est la colonne vertébrale de tout le kérygme apostolique primitif, résumée en Lc 24,26 : « Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances ? »
L'accusation portée contre les missionnaires est politiquement précise et théologiquement révélatrice : « Tous agissent contrairement aux décrets de César, affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus » (v. 7). Cette accusation de lèse-majesté — proclamer un autre roi que César — est la même que celle qui avait conduit Jésus à la croix (Jn 19,12). Elle révèle que la proclamation de la Seigneurie du Christ ressuscité est bien, dans son fondement, une affirmation qui touche à l'ordre politique : Jésus est le Seigneur de l'histoire, non César. Cette tension traversera toute l'histoire du christianisme.
Bérée : le modèle de la réception scripturaire
Les Béréens sont présentés comme un modèle : ils ont des sentiments plus nobles (eugenesters) et ils examinaient chaque jour les Écritures pour vérifier si ce que Paul disait était exact (v. 11). Ce comportement — accueillir la parole avec empressement et la vérifier par l'Écriture — est le modèle de toute réception saine de la Parole. Il combine deux vertus essentielles : l'ouverture (accueillir sans méfiance a priori) et le discernement (vérifier à la lumière de l'Écriture). Ni crédulité ni fermeture : intelligence de la foi en acte. Ce modèle béréen a donné son nom à des mouvements protestants d'étude biblique (Berean Bible Study) et reste une référence pour toute formation biblique chrétienne.
III Paul à Athènes : de l'irritation à l'annonce (v. 16-21)
L'irritation prophétique face aux idoles
Paul arrive à Athènes seul, dans l'attente de Silas et Timothée. Sa première réaction est de l'irritation (parôxyneto) : son esprit était irrité en lui de voir la ville pleine d'idoles (v. 16). Ce verbe — le même que celui de la LXX pour décrire la jalousie divine face à l'idolâtrie d'Israël (Os 8,5 LXX ; Dt 9,18) — révèle que Paul n'est pas un touriste philosophique admirant les temples grecs : il est un prophète héritier de la tradition biblique, pour qui l'idolâtrie est une offense à la dignité de Dieu et de l'homme. Cette sensibilité prophétique n'empêchera pas Paul de partir des idoles pour annoncer le Dieu vivant : elle en est au contraire le moteur.
Athènes n'est plus en 50 apr. J.-C. la capitale politique de la Grèce (c'est désormais Corinthe). Mais elle demeure la capitale symbolique de la culture et de la philosophie hellénistique — siège de l'Académie platonicienne, du Lycée aristotélicien, du Portique stoïcien, du Jardin épicurien. C'est dans ce creuset intellectuel que Paul va tenter l'expérience la plus audacieuse de toute sa mission : dialoguer avec la raison philosophique grecque depuis l'Évangile.
IV Le discours de l'Aréopage : analyse détaillée (v. 22-31)
Structure rhétorique du discours
Le discours de l'Aréopage est un chef-d'oeuvre de la rhétorique épidictique hellénistique adapté à la mission chrétienne. Il se structure en cinq mouvements : une captatio benevolentiae valorisant la religiosité des Athéniens (v. 22), un point de contact avec la culture locale — l'autel au Dieu inconnu (v. 23), une théologie naturelle du Dieu créateur et de la parenté humaine avec lui (v. 24-29), un appel universel à la conversion (v. 30), et une annonce kérygmatique fondée sur la résurrection (v. 31).
L'autel au Dieu inconnu : le point de contact
Paul trouve à Athènes un autel portant l'inscription À UN DIEU INCONNU (Agnôstô Theô). Des autels de ce type sont attestés dans l'Antiquité — Pausanias (Description de la Grèce I, 1,4) mentionne des autels à des dieux inconnus à Athènes. Ces autels témoignaient d'une humilité religieuse remarquable : les Grecs reconnaissaient que des divinités pouvaient leur être inconnues et voulaient s'assurer de ne pas les offenser.
Paul saisit ce point de contact avec une acuité missionnaire remarquable : « Ce que vous adorez sans le connaître, voilà ce que je vous annonce » (v. 23). Cette formule est d'une audace considérable : elle affirme que les Athéniens adorent déjà, sans le savoir, le Dieu que Paul va révéler. Elle ne valide pas le paganisme — Paul vient de s'en irriter — mais elle reconnaît en lui une quête sincère de l'Absolu que l'Évangile va combler. C'est le geste fondateur de toute théologie de l'inculturation et du dialogue interreligieux.
L'autel au Dieu inconnu et la théologie des semina Verbi
La stratégie de Paul à l'Aréopage — partir de la religiosité locale pour y annoncer le Dieu révélé — est le fondement scripturaire de toute la théologie des semina Verbi (semences du Verbe) développée par Justin Martyr au IIe siècle (Apologie II, 13) : les philosophes et les sages des nations ont eu accès à des semences du Logos divin, même sans la révélation biblique. Le Concile Vatican II a repris et approfondi cette perspective dans Ad Gentes §11 : « Tout ce que la grâce de Dieu a semé dans les coeurs et dans les esprits des hommes ou dans les rites et les cultures des peuples, non seulement n'est pas perdu, mais peut être guéri, élevé et consommé pour la gloire de Dieu. » Paul à l'Aréopage est le modèle évangélique de cette attitude : ni rejet (l'idolâtrie est une erreur) ni absorption (le dieu grec n'est pas le Dieu d'Israël), mais purification et accomplissement.
La théologie naturelle : Dieu créateur et Père de tous (v. 24-29)
Paul affirme quatre vérités sur le Dieu qu'il annonce : il est le créateur de tout — reprise de Gn 1,1 en langage accessible aux Grecs ; il est transcendant — il n'habite pas dans des temples (reprise du thème d'Étienne en Ac 7,48) et n'a besoin de rien ; il est providence — il donne à tous vie, souffle et toutes choses ; et il est l'origine commune de toute l'humanité : « Il a fait d'un seul être tout le genre humain » — fondement de la dignité égale de tous les hommes et de la fraternité universelle.
Pour étayer ces affirmations, Paul cite deux poètes grecs. La formule « Car c'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être » (v. 28a) est généralement attribuée à Épiménide de Crète. Et « Nous sommes aussi de sa race » (v. 28b) est tirée des Phénomènes d'Aratos de Soles — et se trouve également chez Cléanthe dans l'Hymne à Zeus. Ces citations de poètes grecs par Paul sont uniques dans le Nouveau Testament et révèlent qu'il accepte de trouver dans la littérature profane des formulations partiellement vraies de la relation de l'homme à Dieu.
L'appel à la conversion et la résurrection comme scandale (v. 30-31)
Après le long développement de théologie naturelle, Paul introduit la nouveauté de l'Évangile : « Dieu annonce maintenant aux hommes que tous en tout lieu doivent se repentir » (v. 30). La métanoia est universelle et urgente — non réservée à un peuple, non différable. Et son fondement est eschatologique : Dieu a fixé un jour où il doit juger le monde, et la résurrection de Jésus est la garantie (pistin) de ce jugement. Ce glissement d'accent — de la preuve scripturaire aux témoins de la résurrection — révèle l'adaptation du kérygme à un auditoire non-juif : on part de ce qui est philosophiquement recevable (le jugement divin) pour conduire vers la nouveauté irréductible (la résurrection corporelle).
C'est sur la résurrection que le discours se brise. Une partie de l'auditoire se moque — car pour la pensée grecque, l'immortalité de l'âme était acceptable mais la résurrection du corps était une absurdité. L'Évangile achoppe toujours sur ce point : la résurrection corporelle est le scandale spécifique de la foi chrétienne, irréductible à toute philosophie. Paul ne l'atténue pas ni ne la traduit en immortalité de l'âme — il la maintient dans sa radicalité.
Le discours de l'Aréopage et la théologie des religions
Le discours d'Ac 17 pose trois principes durables pour le dialogue entre l'Évangile et les cultures. Premièrement, le respect de la religiosité humaine : Paul valorise la piété des Athéniens avant de la corriger. Deuxièmement, la continuité partielle : ce que les Grecs cherchent en tâtonnant, l'Évangile le révèle pleinement. Troisièmement, la discontinuité radicale : la résurrection est une nouveauté irréductible à toute sagesse humaine. Ce triple mouvement — accueil, purification, accomplissement — est la structure permanente du dialogue entre foi chrétienne et cultures humaines, codifié par le Concile Vatican II dans Nostra Aetate §2 et Ad Gentes §9. Jean-Paul II dans Fides et Ratio (1998) cite explicitement Ac 17,22-31 comme fondement du dialogue foi-raison.
Les fruits du discours : Denys et Damaris
Le résultat du discours est modeste en nombre : quelques convertis dont deux sont nommés — Denys l'Aréopagite, membre du conseil de l'Aréopage (conversion d'un intellectuel et juriste de haut rang), et Damaris, une femme dont la présence à l'Aréopage suggère un statut social élevé. La tradition chrétienne identifiera Denys comme premier évêque d'Athènes, et son nom sera attaché au Ve siècle à un corpus de traités de théologie mystique extraordinairement influents (le Pseudo-Denys l'Aréopagite). La fécondité du discours d'Athènes ne se mesure pas à ses fruits immédiats : elle se mesure à l'onde de choc qu'il a provoquée dans toute l'histoire de la théologie.
V Synthèse théologique
Foi et raison : le geste fondateur
Le discours de l'Aréopage est le geste fondateur du dialogue entre foi chrétienne et raison philosophique. Paul ne méprise pas la philosophie grecque : il l'utilise, la cite, l'intègre dans sa présentation de l'Évangile. Mais il ne se dissout pas en elle : la résurrection reste le point de rupture irréductible. Ce geste est la matrice de toute la grande tradition intellectuelle chrétienne, de Justin Martyr à Clément d'Alexandrie, d'Augustin à Thomas d'Aquin, jusqu'à Jean-Paul II dans Fides et Ratio (1998) qui y voit le modèle permanent du dialogue entre la foi et la pensée humaine.
L'inculturation : accueil, purification, accomplissement
Paul à Athènes incarne le principe de l'inculturation : partir de ce que la culture connaît et valorise, purifier ce qui est faux ou insuffisant, conduire vers ce que la culture ignore ou refuse. Cette méthode — ni rejet ni assimilation, mais dialogue critique et fécond — est la méthode permanente de la mission chrétienne dans toute culture humaine. Elle exige à la fois une profonde connaissance de la culture évangélisée et une fidélité absolue à la nouveauté irréductible de l'Évangile.
Le scandale permanent de la résurrection
La résurrection corporelle est l'obstacle ultime pour toute mentalité qui absolutise l'esprit au détriment de la matière. Paul ne l'atténue pas, ne la contourne pas. Il la maintient dans sa radicalité. Ce maintien du scandale est la condition de l'authenticité de l'Évangile : « Si le Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vide » (1 Co 15,17). La résurrection n'est pas un élément accessoire que l'on pourrait adapter aux cultures : elle est le coeur de la foi chrétienne, irréductible et indépassable, et c'est précisément ce qui la distingue de toute philosophie ou sagesse humaine.
VI Questions pour l'approfondissement
1. Paul est irrité par les idoles d'Athènes — mais il part de l'autel au Dieu inconnu pour annoncer l'Évangile. Comment articuler la claire conscience de l'erreur idolâtrique et le respect de la quête sincère de l'Absolu ? Connaissez-vous des équivalents contemporains de cet autel au Dieu inconnu ?
2. Les Béréens accueillent la Parole avec empressement et examinent les Écritures pour vérifier. Comment cultiver cette double disposition — ouverture et discernement — dans votre propre rapport à l'enseignement chrétien et aux propositions spirituelles nouvelles ?
3. Paul cite des poètes grecs pour parler de Dieu. La culture et la littérature non chrétiennes peuvent-elles être des lieux de révélation partielle du divin ? Quels auteurs, films ou oeuvres d'art vous ont aidé à mieux comprendre ou à chercher Dieu ?
4. La résurrection fait rire les philosophes grecs. Quels aspects du message chrétien sont aujourd'hui les plus difficiles à accueillir ou les plus moqués dans votre entourage ? Comment Paul nous aide-t-il à maintenir le scandale de l'Évangile sans pour autant devenir incompréhensible ?
5. Le discours de l'Aréopage produit peu de conversions immédiates. Comment évaluer le succès ou l'échec d'une mission ? Les fruits immédiats sont-ils le bon critère ?
VII Pour aller plus loin
Joseph A. Fitzmyer, The Acts of the Apostles, Anchor Bible 31, Doubleday, 1998, p. 596-650 — commentaire détaillé du discours de l'Aréopage.
François Bovon, Luc le théologien, Labor et Fides, 3e éd. 2006 — sur la théologie naturelle en Ac 17 et la méthode lucanienne d'inculturation.
C. Kavin Rowe, World Upside Down, Oxford University Press, 2009 — sur la tension entre la seigneurie du Christ et celle de César en Ac 17,7.
Jean-Paul II, Fides et Ratio, 1998 — encyclique sur la foi et la raison, citant Ac 17 comme fondement scripturaire du dialogue.
Concile Vatican II, Nostra Aetate §2 et Ad Gentes §9 — sur les semences du Verbe et le rapport aux religions et cultures non chrétiennes.
Justin Martyr, Apologie II, 13 — sur le Logos spermatikos présent dans toutes les cultures.
Clément d'Alexandrie, Stromates I, 5 — sur la philosophie grecque comme pédagogue vers le Christ.
