Le mariage

Un sacrement pas comme les autres

La parole et l'union des corps sont des réalités naturelles qui appartiennent à la quotidienneté de l'existence. Le sacrement de mariage se concrétise en ces deux modes d'expression et de communication. C'est au coeur de ces réalités humaines que s'accomplit le sacrement de mariage. L'échange des consentements, parole exprimée en Église, fait le sacrement de mariage et l'union des corps le rend indissoluble (Code de droit canonique, Centurion-Cerf-Tardy, 1984, canons 1057 et 1141). Au-delà de la définition canonique du sacrement se dégage un enjeu anthropologique et théologique.

Cette définition sacramentelle ressort d'une évolution historique, et notamment de réflexions théologiques durant la période scolastique. Mais elle exprime aussi toute l'importance et la profondeur de l'union des corps, qualifiée «acte d'amour», et qui donc ne saurait être ramenée à une simple jouissance physique.

En somme, le sacrement tire sa légitimité, sa force et sa définition dans des actes tout à fait naturels. Quoi de plus normal et naturel qu'un homme et une femme se disent leur désir de s'aimer pour la vie et qu'ils unissent leur corps ?

Se dire son amour verbalement et physiquement est un événement commun à tous les couples, quelles que soient leur race, leur culture et leur religion.

Le sacrement de mariage fait preuve d'une très grande originalité. En effet, son essence relève de la vie de tous les jours, de la nature même de l'homme et de la femme. Le sacrement de mariage puise ses modalités de réalisation dans la nature humaine, contrairement aux six autres sacrements qui, à travers leurs paroles et leurs gestes, tranchent avec l'existence.

Le sacrement de mariage n'est pas un sacrement comme les autres, car il s'enracine dans une réalité humaine indépassable.

Plan

1 - Le consentement

2 - Le rite

3 - L'union des corps

4 - L'érotisme

5 - Le plaisir

6 - La fécondité

7 - La chasteté

Suite : Le consentement