Évangile selon Luc — Commentaire théologique
Chapitre 21
L'obole de la veuve · L'annonce de la destruction du Temple · Les signes avant-coureurs · La désolation de Jérusalem · La venue du Fils de l'homme · Le figuier et la vigilance
Lc 21,1-38 — Le discours eschatologique : entre histoire et accomplissement
Le chapitre 21 constitue le grand discours eschatologique de Luc, parallèle à Marc 13 et Matthieu 24-25, mais avec des caractéristiques rédactionnelles propres qui en font une version distincte et théologiquement cohérente. Il s'ouvre sur l'épisode de l'obole de la veuve (v. 1-4), qui fait écho aux mises en garde du chapitre précédent contre les scribes qui dévorent les maisons des veuves. L'annonce de la destruction du Temple (v. 5-6) déclenche les questions des disciples sur le moment et les signes de cet événement (v. 7), auxquelles Jésus répond par un discours structuré en plusieurs étapes : les faux signes et le début des épreuves (v. 8-19), la désolation de Jérusalem (v. 20-24), la venue du Fils de l'homme (v. 25-28), la parabole du figuier (v. 29-33) et l'exhortation finale à la vigilance (v. 34-36). Le chapitre se clôt par une notice sur l'enseignement quotidien de Jésus au Temple (v. 37-38).
La particularité lucanienne du discours eschatologique est sa distinction plus nette que chez Marc et Matthieu entre deux événements : la destruction de Jérusalem (événement historique, décrit en termes plus clairs et moins apocalyptiques) et la venue finale du Fils de l'homme (événement eschatologique ultime), séparés par ce que Luc appelle le temps des nations (v. 24). Cette distinction, soulignée par Fitzmyer et Bovon, révèle une réflexion lucanienne sur la longue durée de l'histoire entre la résurrection de Jésus et son avènement définitif — durée qui est le temps de la mission de l'Église.
I Texte — Luc 21,1-38 (TOB)
L'obole de la veuve (v. 1-4)
« Levant les yeux, il vit des riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du Temple, et il vit aussi une veuve dans le dénuement mettre deux petites pièces. Il dit alors : "En vérité, je vous le dis, cette veuve dans le dénuement a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là ont mis dans les offrandes sur leur superflu, mais elle a mis sur son dénuement tout ce qu'elle avait pour vivre." » (Lc 21,1-4)
L'annonce de la destruction du Temple (v. 5-7)
« Comme certains parlaient du Temple, de la beauté des pierres et des ex-voto, il dit : "Ces choses que vous voyez, des jours viendront où il n'en sera pas laissé pierre sur pierre qui ne soit renversée." Ils lui demandèrent : "Maître, quand donc cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela va se produire ?" » (Lc 21,5-7)
Les faux signes et le début des épreuves (v. 8-19)
« Il répondit : "Prenez garde de ne pas vous laisser égarer. Car beaucoup viendront en mon nom disant : C'est moi ! et : Le moment est proche. N'allez pas à leur suite. Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne vous effrayez pas. Car il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin." Alors il leur dit : "On se dressera nation contre nation, et royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et en divers lieux, des épidémies et des famines ; il y aura des événements terrifiants et de grands signes venant du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous, on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous traînera devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous donc dans la tête de ne pas préparer votre défense à l'avance, car je vous donnerai un langage et une sagesse auxquels ne pourront résister ni contredire tous vos adversaires. Vous serez trahis même par des parents et des amis, et ils en feront mourir quelques-uns d'entre vous. Vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne se perdra. C'est par votre persévérance que vous sauverez vos âmes." » (Lc 21,8-19)
La désolation de Jérusalem et le temps des nations (v. 20-24)
« "Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. Alors ceux qui seront en Judée, qu'ils fuient vers les montagnes ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils en sortent ; et ceux qui seront à la campagne, qu'ils n'y entrent pas. Car ce seront des jours de vengeance, pour accomplir tout ce qui est écrit. Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes ou qui allaiteront en ces jours-là ! Car il y aura une grande détresse sur la terre et une colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient révolus." » (Lc 21,20-24)
La venue du Fils de l'homme (v. 25-28)
« "Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, et sur la terre, une angoisse des nations ne sachant que faire devant le fracas de la mer et des flots. Les hommes rendront l'âme de terreur dans l'attente de ce qui doit arriver à la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors, on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance est proche." » (Lc 21,25-28)
La parabole du figuier (v. 29-33)
« Il leur dit une comparaison : "Regardez le figuier et tous les arbres : dès qu'ils bourgeonnent, vous voyez et reconnaissez par vous-mêmes que l'été est déjà proche. Ainsi vous aussi, quand vous verrez ces événements arriver, sachez que le Règne de Dieu est proche. En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas." » (Lc 21,29-33)
L'exhortation à la vigilance et la conclusion (v. 34-38)
« "Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que vos cœurs ne s'alourdissent dans la débauche, l'ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour ne tombe sur vous à l'improviste comme un filet. Car il s'abattra sur tous ceux qui habitent à la surface de toute la terre. Veillez donc en tout temps et priez pour avoir la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l'homme." La journée, il était dans le Temple à enseigner, et la nuit, il s'en allait et passait la nuit sur la montagne appelée des Oliviers. Et très tôt le matin, tout le peuple venait à lui dans le Temple pour l'écouter. » (Lc 21,34-38)
II L'obole de la veuve : la générosité totale (v. 1-4)
Un contraste éloquent
L'épisode de la veuve au tronc du Temple suit immédiatement la mise en garde contre les scribes qui dévorent les maisons des veuves (20,47), créant un contraste saisissant : là où des hommes de religion exploitent les veuves, une veuve dépouillée donne jusqu'à son dernier sou. Cette juxtaposition délibérée de Luc — reprise de Marc 12,41-44 — révèle que la vraie piété ne se mesure pas aux signes extérieurs de richesse ou d'ostentation mais à la proportion de ce qu'on donne par rapport à ce qu'on possède.
« Tout ce qu'elle avait pour vivre »
La formule — « tout ce qu'elle avait pour vivre » (holon ton bion) — est decisive : le terme bios désigne à la fois les moyens de subsistance et la vie elle-même. La veuve a donné non seulement tout son argent mais, en un sens, sa vie entière. Ce don total, à rebours de toute prudence économique, anticipe symboliquement le don que Jésus lui-même va faire de sa vie dans la Passion imminente.
III L'annonce de la destruction du Temple (v. 5-6)
L'admiration des disciples pour la beauté du Temple — ses pierres monumentales, ses ex-voto — rencontre la prophétie de Jésus : « il n'en sera pas laissé pierre sur pierre ». Cette prophétie, qui fait écho à celles des chapitres 13 et 19, prend sa pleine signification dans la théologie lucanienne du Temple : le Temple n'est pas la demeure définitive de Dieu sur terre ; la présence divine, incarnée dans la personne de Jésus, ne peut être enfermée dans une institution bâtie de main d'homme. La destruction du Temple n'est pas un abandonnement d'Israël par Dieu mais la fin d'une économie provisoire appelée à s'accomplir en Jésus lui-même.
IV Les faux signes et les épreuves : « c'est par votre persévérance que vous sauverez vos âmes » (v. 8-19)
Mise en garde contre les faux prophètes
La première réponse de Jésus aux questions sur le moment et les signes est une mise en garde : ne pas se laisser égarer par ceux qui diront « c'est moi » ou « le moment est proche ». Cette mise en garde s'adresse à la communauté chrétienne dans le temps long qui sépare la résurrection de la Parousie : les crises successives, les guerres, les catastrophes naturelles sont réelles mais ne constituent pas le signe que la fin est imminente. Le discernement requis est de ne pas confondre chaque crise historique avec l'avènement définitif.
Les persécutions comme occasion de témoignage
La perspective lucanienne sur les persécutions à venir est caractéristique : elles ne sont pas d'abord une catastrophe à éviter mais « l'occasion de rendre témoignage » (martyrion). La promesse de l'assistance divine — « je vous donnerai un langage et une sagesse » — reprend celle du chapitre 12 sur l'Esprit Saint (12,11-12) et confirme que le disciple ne sera jamais seul dans l'épreuve. La formule conclusive — « c'est par votre persévérance que vous sauverez vos âmes » — reprend le motif lucanien de la persévérance déjà central dans la parabole du semeur (8,15) et dans la parabole de la veuve et du juge (18,1-8).
V La désolation de Jérusalem et le temps des nations (v. 20-24)
La particularité lucanienne : Jérusalem assiégée par des armées
Là où Marc emploie le langage apocalyptique de l'abomination de la désolation (Mc 13,14, tiré de Dn 9,27), Luc décrit la désolation de Jérusalem en termes historiques concrets : « Jérusalem encerclée par des armées ». Fitzmyer et Bovon soulignent que cette formulation, sans le voile du langage apocalyptique danielique, s'explique le plus naturellement si Luc écrit après la destruction de Jérusalem en 70, qu'il décrit en termes scripturaires inspirés notamment de Jr 52 et de Dt 28. La précision n'est pas une prévision minutieuse d'un événement futur au moment de la rédaction mais une relecture théologique d'un événement passé à la lumière des Écritures prophétiques.
« Le temps des nations »
L'expression — « Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que les temps des nations soient révolus » (kairoi ethnōn) — est propre à Luc et désigne un intervalle historique entre la destruction de Jérusalem et l'avènement définitif du Fils de l'homme. Ce temps des nations est le temps de la mission de l'Église vers tous les peuples (cf. Ac 1,8), avant l'accomplissement final. Cette conception d'un temps intermédiaire long, où l'histoire humaine se poursuit et où la mission peut s'accomplir, est caractéristique de la théologie lucanienne de l'histoire du salut telle que Fitzmyer la définit.
VI La venue du Fils de l'homme : « levez la tête » (v. 25-28)
Le langage cosmique de l'avènement
La description de la venue du Fils de l'homme emprunte au langage apocalyptique classique des prophètes (Is 13,10 ; Ez 32,7 ; Jl 2,10) : signes dans le soleil, la lune et les étoiles, détresse des nations, ébranlements cosmiques. Ce langage ne vise pas à décrire des phénomènes astronomiques littéraux mais à exprimer, dans les catégories disponibles, la portée universelle et définitive de l'événement annoncé : l'avènement du Fils de l'homme n'est pas un événement local ou régional mais un bouleversement de l'ordre entier de la création.
« Redressez-vous et levez la tête »
La réaction que Jésus prescrit à ses disciples face à ces signes est remarquable par son caractère contre-intuitif : non la peur, non la fuite, mais le redressement et le lever de tête — geste de celui qui espère plutôt que de celui qui craint. La formule — « votre délivrance est proche » (apolytrōsis) — désigne la libération finale et définitive que les événements annoncent pour ceux qui auront persévéré dans la foi. Ce que le monde vit comme catastrophe, le disciple le reçoit comme l'approche de son espérance accomplie.
Voir l'étude sur le Fils de l'hommeVII Le figuier, cette génération et la permanence de la Parole (v. 29-33)
Le figuier comme signe de lisibilité
La comparaison avec le figuier — dont le bourgeonnement annonce l'été — illustre que les événements décrits ont une lisibilité propre pour qui sait les interpréter : quand « ces événements » commenceront, le disciple saura que le Règne de Dieu est proche, tout comme le paysan sait que l'été approche quand il voit les arbres bourgeonner. Ce discernement des signes est la forme active de la vigilance chrétienne.
« Cette génération » et la permanence de la Parole
La formule — « cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé » — est l'une des plus débattues de tout le discours eschatologique synoptique. Fitzmyer souligne que le terme genea (génération) a, dans les évangiles, plusieurs registres sémantiques possibles : la génération contemporaine de Jésus, ou une génération au sens plus large désignant un type humain persistant. Quelle que soit l'interprétation retenue, le contraste avec la permanence de la Parole de Jésus est la pointe du verset : « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». La Parole de Jésus est présentée ici comme possédant une permanence qui dépasse celle de la création elle-même.
Le discours eschatologique et l'histoire du salut selon Luc
Le discours eschatologique de Luc 21 est l'un des textes qui a le plus alimenté la réflexion sur la conception lucanienne de l'histoire du salut. Hans Conzelmann (The Theology of Saint Luke, 1954) a proposé, de manière influente bien que discutée, que Luc divise l'histoire du salut en trois périodes : le temps d'Israël, le temps de Jésus, et le temps de l'Église (représenté par les Actes). La distinction lucanienne entre la destruction de Jérusalem et la Parousie, et l'introduction du temps des nations, confirment que Luc pense la durée de l'histoire ecclésiale comme un temps missionnaire à part entière, non comme une simple attente passive. Fitzmyer et Bovon acceptent la pertinence de cette observation générale tout en nuançant le schéma rigide de Conzelmann, qui a été diversement critiqué dans les décennies suivantes.
VIII L'exhortation à la vigilance (v. 34-38)
Les trois dangers de l'alourdissement du cœur
L'exhortation finale identifie trois menaces qui guettent le disciple dans le temps long de l'attente : la débauche, l'ivresse, et les soucis de la vie. Ces trois menaces ne sont pas de même nature : la débauche et l'ivresse sont des dérèglements actifs ; les soucis de la vie (merimna biōtikē) désignent une préoccupation excessive pour les affaires quotidiennes qui ne tourne pas en vice manifeste mais qui, progressivement, alourdit le cœur et l'empêche de rester libre pour l'avènement. Ce troisième danger est probablement le plus insidieux et le plus courant pour la grande majorité des disciples.
La prière comme forme de la vigilance
La recommandation finale — « veillez donc en tout temps et priez » — articule vigilance et prière de manière indissociable, en écho à la parabole de la veuve et du juge (18,1) qui ouvrait la dernière grande section du voyage. La vigilance chrétienne n'est pas une tension nerveuse permanente mais une disposition du cœur maintenue ouverte par la prière, capable de reconnaître l'avènement lorsqu'il se produira.
IX Synthèse théologique
Deux événements distincts, un seul horizon
La distinction lucanienne entre la destruction de Jérusalem et la venue finale du Fils de l'homme permet à Luc de traiter deux événements de nature différente — l'un historique et accompli, l'autre eschatologique et à venir — sans les confondre. Cette distinction préserve à la fois la gravité théologique de la destruction de Jérusalem comme événement du temps de l'histoire du salut, et le caractère radicalement inédit et indéterminable dans le temps de la Parousie définitive.
Le temps des nations comme temps de la mission
L'introduction de l'expression temps des nations révèle que la longue durée entre résurrection et Parousie n'est pas un vide ou une déception de l'attente mais le temps positif de la mission de l'Église vers tous les peuples. Ce temps a son propre sens et sa propre valeur dans le dessein de Dieu, indépendamment de sa durée inconnue.
La vigilance comme posture existentielle du disciple
L'exhortation finale — veiller et prier en tout temps — définit la posture existentielle du disciple dans ce temps intermédiaire : non l'angoisse de l'imminence, ni la résignation d'une attente indéfinie, mais une disponibilité active maintenue par la prière, qui garde le cœur léger et les yeux ouverts sur les signes de l'avènement.
X Questions pour l'approfondissement
1. La veuve donne tout ce qu'elle avait pour vivre, anticipant symboliquement le don total de Jésus dans la Passion. Comment cette convergence entre le geste de la veuve et la Passion prochaine de Jésus invite-t-elle à relire nos propres actes de générosité à la lumière de ce que le Christ a lui-même donné ?
2. Jésus met en garde contre les faux prophètes qui diront le moment est proche et contre l'interprétation précipitée de chaque crise comme signe de la fin. Comment discerner, dans notre contexte contemporain marqué par de multiples crises (climatiques, politiques, sanitaires), la juste attitude entre l'aveuglement complaisant et l'alarmisme apocalyptique ?
3. Les persécutions sont présentées comme l'occasion de rendre témoignage plutôt que comme une catastrophe à éviter. Qu'est-ce que cette perspective change dans notre manière de comprendre et d'affronter les situations d'hostilité ou d'indifférence envers la foi dans nos contextes culturels actuels ?
4. Face aux signes de la fin, Jésus invite à redresser la tête plutôt qu'à fuir ou à se prosterner de peur. Comment cultiver cette posture d'espérance active qui reçoit les épreuves historiques comme l'approche d'une délivrance plutôt que comme la preuve d'un abandon divin ?
5. Les soucis de la vie sont identifiés comme l'un des principaux dangers pour la vigilance chrétienne, au même titre que la débauche ou l'ivresse. Pourquoi cette mise en parallèle vous semble-t-elle pertinente ou surprenante, et que révèle-t-elle sur la conception lucanienne des obstacles à la vie spirituelle ?
XI Pour aller plus loin
Joseph A. Fitzmyer, The Gospel According to Luke X-XXIV, Anchor Bible 28A, Doubleday, 1985, p. 1321-1364 — commentaire détaillé du discours eschatologique lucanien et de ses particularités rédactionnelles.
François Bovon, L'Évangile selon saint Luc 19,28-24,53, CNT, Labor et Fides, 2009, p. 111-180 — commentaire francophone de référence sur le chapitre 21.
I. Howard Marshall, The Gospel of Luke, NIGTC, Paternoster/Eerdmans, 1978, p. 753-787 — utile sur les questions philologiques et sur la comparaison entre les trois versions synoptiques du discours eschatologique.
Hans Conzelmann, The Theology of Saint Luke, Faber and Faber, 1960 — étude fondatrice sur la théologie lucanienne de l'histoire du salut, à lire avec les nuances apportées par la recherche ultérieure.
Daniel Marguerat, L'historien de Dieu. Luc et les Actes des Apôtres, Bayard, 2013, p. 81-115 — sur la conception lucanienne du temps entre résurrection et Parousie comme temps de la mission.
